Journal d'actualité libéral
|
samedi 13 juin 2026

Contre la pauvreté, mieux vaut une économie en bonne santé que des aides sociales

Temps de lecture : 2 minutes

Une étude du think tank American Enterprise Institute compare l’évolution de la pauvreté aux Etats-Unis avant et après que le président Johnson lui eut lancé  la « guerre » dans son discours sur l’état de l’Union en janvier 1964. Une guerre « inconditionnelle », selon ses mots, à cette époque où environ un cinquième des Américains vivaient sous le seuil de pauvreté. L’idée centrale était que le gouvernement fédéral devait intervenir activement et il a, de fait, adopté des mesures fortes, parmi lesquelles l’Economic Opportunity Act de 1964, Medicare et Medicaid de 1965, c’est-à-dire l’assurance santé pour les personnes âgées et pour les ménages à faibles revenus. Il a aussi pérennisé et étendu les food stamps (bons alimentaires), il a mis en place des aides au logement et des aides à l’éducation, notamment avec l’Elementary and Secondary Education Act.

Dans cette étude de l’American Enterprise Institute ont été pris en compte les revenus après impôts, les transferts sociaux et les aides de toute nature accordées aux plus démunis.

Les conclusions : entre 1939 et 1963, la pauvreté absolue est passée de 48,5 % à 19,5 %, soit une réduction de 29 points de pourcentage. Après cette date, donc après la « déclaration de guerre », la pauvreté a continué de baisser mais sans accélération notable (pas plus vite dans les 24 années suivantes que dans les 24 précédentes). Ce recul de la pauvreté s’est accompagné d’une hausse de 76 % du revenu médian réel pendant la même période, reflétant la forte croissance économique des États-Unis après la Grande Dépression des années 1940 et le boom économique de l’après-guerre dans les années 1950. Entre 1963 et 2023, le taux de pauvreté a baissé de 15,7 points de pourcentage pour s’établir à 3.7 %. Le rythme de réduction de la pauvreté n’a pas été plus rapide après le lancement de la Guerre contre la pauvreté qu’avant.

Les conclusions de l’étude confirment ce que le président Reagan a constaté lors d’un autre discours sur l’état de l’Union, celui de 1988 : « Mes amis, il y a quelques années, le gouvernement fédéral a déclaré la guerre à la pauvreté, et la pauvreté a gagné.»

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


4 réponses

  1. Une bonne économie plutôt que des aides ? Rien de nouveau sous le soleil, cela rappelle une citation je crois de la Bible (sans aucune intention de prosélytisme) : si tu donnes un poisson à quelqu’un, il n’aura pas faim aujourd’hui, si tu lui apprends à pêcher, il n’aura plus jamais faim.

  2. Une bonne santé économique ce sont des emplois, des rentrées financières… Les aides et assistances diverses sont des dépenses…
    Ca parait tellement évident!

  3. J’ai un peu de mal à comprendre la conclusion de l’article . La pauvreté recule à 3.7% et … la pauvreté a gagné la guerre contre elle ( selon Nixon) ?
    Cher Nicolas Lecaussin pouvez vous m’aider ? Faut-il comprendre cela comme une simple figure de style ? Isn’it completly out of the american way of life ?

    1. Bonjour, ce n’est pas Nixon, c’est Reagan qui…avait raison : dans la guerre du gouvernement fédéral contre la pauvreté, c’est bien la pauvreté qui a gagné !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.