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mercredi 7 octobre 2026

Croissance divisée par deux, chômage à 8,6 % : la France décroche de l’Europe

Temps de lecture : 2 minutes

Le marasme d’une économie française accablée de taxes et de réglementations, s’illustre chaque jour par des chiffres plus accablants. Ainsi, l’INSEE a pronostiqué jeudi que le taux de chômage, qui a repassé la barre des 8% pour la première fois depuis cinq ans au début de l’année, devrait continuer à augmenter pour atteindre 8,6% de la population active fin 2026. Ce qui freinerait aussi les salaires, puisque la mauvaise passe du marché de l’emploi «  affaiblit le pouvoir de négociation des travailleurs ».

« Alors que les salaires réels regagnaient en 2024 et 2025 graduellement les pertes subies pendant la vague inflationniste de 2022 et 2023, ils stagneraient en 2026 et leur niveau de fin d’année demeurerait en deçà de celui de 2021 », note encore l’Insee. L’intensité et la durée de la guerre au Proche-Orient pouvant également changer la donne.

L’Insee a aussi fortement revu à la baisse sa prévision de croissance 2026, à 0,4 %, contre 0,7 % auparavant. La France « décroche » par rapport à la zone euro. Causes principales : flambée des prix de l’énergie liée à la crise d’Ormuz, qui affecte pourtant aussi nos partenaires sans que leur croissance recule autant.

Le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui avait déjà abaissé sa prévision de croissance à 0,9% en avril, contre 1% prévu auparavant, puis à 0,7% en juillet, a revu pour la troisième fois ce chiffre, à 0,5%.

Au total, « on a donc divisé par deux les estimations de croissance pour cette année », a indiqué le ministre de l’Economie, Roland Lescure, lors d’une conférence de presse. Il a mis aussi en avant des « facteurs d’incertitude politique » qui ont « affecté la croissance en début d’année ». « On est victimes à la fois de chocs internationaux qui s’imposent à tous, mais aussi de chocs nationaux spécifiques. »

Pour 2027, le gouvernement table sur « un rebond de la croissance à 1% », en tablant sur un « retour de la circulation dans le détroit d’Ormuz à la quasi-normale dans les mois qui viennent ». Au vu de la conjoncture moins bonne que prévu, la cible d’un déficit ramené à 5% en 2026, prévue par le gouvernement, « n’est plus une option », a reconnu M. Lescure. « La France aura un déficit supérieur à 5% en 2026 », a-t-il dit, sans avancer encore d’objectif de déficit pour 2027. Il était de 5,1% en 2025.

Ces nouvelles prévisions, présentées par M. Lescure comme « l’acte 1 de la séquence budgétaire », interviennent alors que le gouvernement planche sur le projet de budget 2027 qui doit être présenté le 30 septembre et prépare les esprits à des décisions difficiles. A la recherche d’économies, avec cette conjonction de comptes publics dans le rouge et de croissance en berne, le gouvernement a distillé ces dernières semaines les différentes options. Il étudie notamment la possibilité d’une moindre revalorisation des pensions les plus aisées. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a prévenu vendredi que toute indexation des retraites sur l’inflation serait financée, en proportion, par la suppression partielle voire totale de l’abattement de 10% sur les pensions et rentes dont bénéficient les retraités.

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8 réponses

  1. Ah mais ils ont la solution : taper le portefeuille des retraités qui d’ailleurs pour beaucoup travaillaient 45 h/semaine.
    Avantage : ils ne descendront pas tout casser dans la rue

  2. Le pétrole accentue le phénomène, mais la cause du décrochage de la France est ailleurs. Le double quinquennat de M. macron se termine de manière dramatique pour le pays, son bilan dont il semble se glorifier pourrait être qualifié de suicide assisté français.

  3. « Camelots », c’est le qualificatif qui définit le mieux nos politiques qui passent leur temps à nous vendre de la « camelote ».
    Mensonges, défauts cachés tromperie sur les véritables objectifs, promesses stupides, choix démagogiques, engagements non tenus, etc.
    Quand on se laisse tromper sur la qualité on finit toujours par le regretter et le payer très cher.

  4. Et ce n’est pas fini, il ne se passe pas un jour sans entendre parler de nouvelles taxes, contraintes, congés supplémentaires etc. Pas un jour ou l’on entend parler de nouvelles structures ou il faudra bien caser les professionnels de la politique qui se feront bananer aux prochaines élections, structures inutiles mais qui vont coûter beaucoup d’argent. C’est cela la nouvelle République ..

  5. Cela rejoint l’article précédent concernant Monsieur Roussel et le communisme. La France est un pays socialo communiste d’une certaine manière : un réglementation de plus en plus ubuesque, une censure de plus en plus présente, des médias de gauche : une pravda à la française, des taxes qui étranglent le pays, un gouvernement obèse qui jamais ne fait de « régime «  mais taxe et affame son peuple pour surtout ne pas maigrir voire grossir encore et toujours… la France des années 60/70 glorieuse et même exemplaire dans de nombreux domaines s’est laissé noyer par les sirènes socialo communistes en 1981 pour satisfaire l’ego d’un Miterrand qui a organisé sa paupérisation….

    1. En parfait accord Patricia. Et depuis Mitterrand le fourbe et le diable, la politique socialocommunoverdo continue encore et encore car ne nous trompons pas, les L.R., les centristes, les macronistes sont tous des socialocommunoverdos !
      Mais quand les français vont-ils enfin comprendre ?????

  6. Pour connaître le taux véritable du chômage en France il faut y ajouter les 2 millions de faux-fonctionnaires cachés dans le labyrinthe de l’Etat pour son maintien en-dessous de 10%. Encore une faute de gestion : un chômeur coûte moins cher qu’un fonctionnaire inutile.

  7. Moins d’ assistanat, moins de chômage. Si on mettait au boulot tout ceux qui sont en capacité de travailler …. Si on supprimait tout les postes inutiles…. Si, si, si ! Si ils ne font rien c’est intentionnel. Ce pays devient une succursale du tiers monde et sert de vache à lait à l’Europe. Il n’y a bientôt plus rien à pomper…. Et ensuite ?

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