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samedi 30 mai 2026

Debout devant les riches, les retraités et les chefs d’entreprise, couchés devant les syndicats et la gauche

Temps de lecture : 2 minutes

L’année se termine avec de nouvelles taxes, de nouvelles normes, de nouvelles réglementations. Nous en parlons presque tous les jours dans nos articles et nos études. Ceux qui nous gouvernent sont incapables de concevoir autre chose qu’une fiscalité plus lourde et un Etat encore plus fouineur dans nos vies. Ils ont leurs boucs émissaires attitrés, qu’ils ne lâchent jamais. Les riches, les retraités, il est facile de les prendre à la gorge, ils ne se débattent pas trop bruyamment. En tous cas moins que les autres. La réforme des retraites ? Aux oubliettes.  Il est plus rentable, à tous points de vue, de caresser la gauche dans le sens du poil et de pointer du doigt les « seniors » coupables d’avoir un niveau de vie supérieur à celui des jeunes. La réforme de l’Etat et la baisse des dépenses publiques ? Aux oubliettes aussi. Bien trop compliqué, mieux vaut inventer de nouvelles taxes et surtout emprunter à Guignol son bâton pour taper sur les  riches, pardon, les « ultra-riches » en langage pavlovien, parce qu’il est scandaleux qu’ils ne paient pas plus d’impôts. La dette ? Laissons-la filer, les enfants paieront.

Il n’existe apparemment aucun vaccin contre le virus de la taxation et de toute façon, beaucoup d’élus à l’Assemblée nationale, beaucoup de décideurs gouvernementaux, seraient contre.

Rares sont ceux qui osent dire des vérités que l’IREF-Contrepoints ne cesse de marteler : oui, notre système de répartition est mécaniquement insoutenable ; si, les « riches » paient des impôts, beaucoup d’impôts ; non, les entreprises ne sont pas les ennemis à abattre, bien au contraire, ce sont elles qui font vivre le pays. Et l’on ne se bouscule pas non plus pour dénoncer les vrais responsables-et-certes-coupables de notre situation. Des syndicats non-représentatifs menacent de bloquer le pays ? On se couche devant eux. La gauche socialiste, même pas 5 % de l’électorat, veut encore plus d’impôts ? On se couche devant elle. La classe politique a peur. Peur des réformes, peur du chantage, peur des braillards. Cette peur irrigue presque tous ses vaisseaux. Il semblerait en revanche que les Français, eux, commencent à s’impatienter. A prendre conscience qu’il y a urgence à « faire quelque chose ». Ils ont raison. C’est à nous, la société civile, d’essayer de guérir ces politiques avant qu’ils n’atteignent le stade des soins palliatifs, ou d’en trouver de nouveaux, plus compétents et plus courageux. Ce n’est pas facile mais d’autres ont réussi. Pourquoi pas nous ?

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12 réponses

  1. Le FPF (1). Pourrait-ce être un nouveau parti qui résoudrait tous les problèmes en ralliant une large majorité à l’Assemblée et ailleurs ? Pourtant, concocté et entretenu par une ou deux cervelles haut-placées quelque part, il existe déjà.
    (1) FPF : foutoir politique français

  2. Le mammouth des dépenses publiques est presque inexpugnable certes
    Mais si on commençait à s’attaquer à toutes ces gabegies qui s’apparentent à des détournements de fonds publics
    Entres autres les salaires et avantages complètement disproportionnés par rapport aux résultats des directrices de radio france et du louvre
    Mais elle restent tranquillement en place avec arrogance, que font tous ces organismes de contrôle dont on doute de leur impartialité ou de leur compétence
    Pendant ce temps on croule sous les impôts, c’est à dégueuler !

  3. Je crains fort que les toutes prochaines élections (municipales et nationales) réservent quelques surprises à certains politiques.

  4. Soyons réalistes, faire payer les riches et les entreprises est très populaire en France dans toutes les formations politiques…….comme les premiers sont minoritaires et que les 2 eme ne votent pas….Le calcul est vite fait pour nos gaulois irresponsables et égocentriques!!!!!

  5. Je suis réellement triste de constater que vous décrivez là les maux dont souffre la France par la veûlerie des politiques liée à leur incompétence, le cap tout à gauche quand les Français penchent à droite.
    J’appelle de mes voeux une râclée de la gauche aux prochains scrutins à commencer par les élections municipales.

  6. Jean FETIS
    Faire payer les très riches, c’est n’est que Justice, nos lois leur ont permis d’amasser des fortunes insolentes comparées aux revenus moyens des travaileurs Français. Cette comparaison faite parler d’Egalité Républicaine est une triste plaisanterie.
    Que les retraités contribuent c’est aussi justice mais ils ont participé au système par répartition quand ils étaient actifs, leurs Pensions n’est pas un cadeau de l’Etat, Mme Aurore BERGE et vos propos sur les glaces aux petits enfants sont honteux.
    Sans nos Entrepreneurs, mais que serait la France ! Les étrangler d’impôt est injuste et suicidaire.
    Il n’a fallu que 10 ans à la bande à Macron, l’U.E., et les immigrationnistes pour ruiner la France par leur leur incompétence et leur courte vue,
    S’ils parviennent à décourager nos Industriels et nos Paysans qui luttent encore pour notre survie , la France est morte.

    1. « Fortunes insolentes », c’est une formule empruntée aux communistes ?
      Camarade FETIS, à partir de quand une fortune est insolente ? Qu’a décidé en la matière le congrès mondial ?
      Damned, Moscou ne répond plus ! Caracas non plus !
      Allo Pékin ? Pyongyang ?
      Bonne année et vive la liberté !

  7. Dans ce tableau sombre et lucide de la lâcheté de nos « gouvernants » il faut ajouter le poison euthanasiant de l’euro qui nous protège avec des taux d’emprunts d’Etat anormalement bas et nous évite une crise des paiements extérieurs que le Franc nous aurait imposé depuis longtemps (cf le « tournant de la rigueur de 1983). Cadeau empoisonné car notre dette continue d’augmenter (qui l’achète ? La BCE entre autres!), et nos politiques continuent de délirer et les réformes structurelles d’attendre. S’agit-il d’un plan de vassalisation de notre pays ? Je ne suis pas loin de le penser. La BCE se dote ainsi d’une arme redoutable qu’elle n’oubliera pas, soyons-en sûrs, d’utiliser si d’aventure le RN arrive au pouvoir. Curieusement il faudra alors que ce parti comprenne vite qu’il n’y a pas de souveraineté sans finances publiques assainies et sans de véritables réformes visant à promouvoir la croissance et la création de richesse…

    1. La BCE vous a également enlevé le cadeau empoisonné de la planche à billets pour financer les dépenses publiques et la spirale inflationniste qui va avec.

    2. S’il faut en passer par là. Giorgia Melloni a eu l’intelligence d’adapter ses positions.
      Malheureusement, je doute que le RN, parti social étatiste, soit doté d’une telle intelligence.

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