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mardi 9 juin 2026

Défaillances d’entreprises : une hausse de près de 20 % en 10 ans

Temps de lecture : 2 minutes

Selon une étude d’Altares, l’année 2025 se clôt sur un niveau de défaillances d’entreprises historiquement élevé. Avec près de 70 000 entreprises en défaillance l’année dernière, contre 58 600 en 2016, la France enregistre une hausse de près de 20 % en 10 ans, ce qui est révélateur d’un affaiblissement durable du tissu entrepreneurial. Par rapport à 2024, qui comptait déjà 68 000 défaillances, la progression est de +3,1 %. Sur le seul quatrième trimestre 2025, 19 024 défaillances ont été enregistrées, un record pour cette période de l’année.

Les tensions sont forte pour toutes les entreprises, y compris les PME et ETI d’au moins 100 salariés, avec 236 défaillances sur l’année (+18,6 % par rapport à 2024). Les secteurs de l’industrie manufacturière (21%), du social (12%) et des services aux entreprises (19%) ont été les plus touchés en 2025. Pour les PME et ETI d’au moins 100 salariés, « le nombre d’emplois menacés dépasse 267 000 en 2025 ».

Quelle que soit leur ancienneté, beaucoup  d’entreprises ont connu des difficultés en 2025. Les plus jeunes structures (moins de trois ans), enregistrent une progression des défaillances supérieure à la moyenne nationale, avec une hausse de 7,2 % sur l’année. Les entreprises plus anciennes (plus de quinze ans d’existence) apparaissent encore davantage fragilisées, leurs défaillances progressant de 8,8 %.

Selon Thierry Millon, directeur des études d’Altares, « L’économie française a évolué en 2025 dans un cadre paradoxal mêlant à la fois une inflation maîtrisée et une croissance atone avec des finances publiques sous tension dans un contexte géopolitique compliqué. Ce cocktail a créé un climat d’incertitude fort pour les entreprises et notamment des PME déjà éprouvées par la hausse des coûts logistiques et énergétiques. Le retard moyen de paiement a touché un plus haut depuis la Covid ».

Fiscalité lourde, normes complexes, rigidités structurelles et accès contraint au financement contribuent à asphyxier des entreprises déjà sous pression. Sans un allègement durable des contraintes pesant sur l’initiative privée, le risque est grand de voir cette fragilité chronique devenir une norme, au détriment de la vitalité économique.

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2 réponses

  1. Mais pourquoi cela peut-il surprendre ? C’est le juste résultat d’une gestion désastreuse qui repose sur deux âneries monumentales , d’une part la mondialisation de l’Economie voulue par Macron et VDL qui ne pouvait que conduire à l’appauvrissement de notre tissu industriel incapable de lutter avec une concurrence pareille et , d’autre part l’appauvrissement des contribuables , entreprises en tête, initié par une gestion qui passe d’un déficit de 78 milliards en 2016 à 168 milliards en 2024.
    Quoi de plus élémentaire mon cher Watson ?

  2. Il ne peut en être autrement ! lorsque l’on impose aux français de donner 70 euros sur 100 euros à l’état, rien ne peut fonctionner, et comble du comble, même pas l’état !
    Je rappelle qu’à l’époque des 30 glorieuses le français ne donnait que 30 % à l’état !
    Mais faire comprendre cela à une majorité de français, c’est impossible !??
    Quand vont-ils comprendre que seul le secteur privé est créateur de richesses au sens noble !?? et que l’état ne sait créer que des déficits et des dettes que les français devront payer ! Préfèrent-ils la misère ?? L’on se le demande !???

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