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mardi 21 avril 2026

En France, le temporaire concernant la hausse d’impôts dure très longtemps…

Temps de lecture : 2 minutes

grève France

Le gouvernement a précisé que les couples fortunés appelés à payer une contribution « exceptionnelle et temporaire » pour contribuer à résorber le déficit public en plein dérapage incontrôlé seraient des ménages sans enfants gagnant plus de 500.000 euros par an, soit 0.3 % des ménages, au nombre de 65.000. Certes, cela dit on sait bien combien le temporaire en matière de fiscalité a tendance à durer très longtemps, à l’image par exemple de la CEHR instaurée sur les hauts revenus en 2012 et qui existe encore. Si cette mesure peut sembler, effectivement, concerner une infime minorité de Français, ne pas sous-estimer l’effet d’évictions sur leurs dépenses de consommation et d’investissement, ou tout simplement l’incitation à chercher des cieux moins matraquant fiscalement : la France est le pays le plus taxé au monde et quand un ménage très fortuné gagne mille euros supplémentaires il ne lui reste généralement disponible, compte tenu des diverses taxations en cascades, charges sociales et patronales, impôt sur le revenu, CSG, taxation exceptionnelle, que 250. L’ancien ministre des comptes macroniste, Gérald Darmanin, a laissé entendre qu’il ne voterait pas ce budget car il va à l’encontre de la dynamique de baisse des impôts lancée par le gouvernement auquel il avait participé… en oubliant que ce dernier avait complètement laissé filer les déficits imposant aujourd’hui une reprise en main en urgence si la dette de l’Etat ne veut pas subir une bourrasque sur les marchés de refinancement ;

Le ministre du budget, Laurent Saint-Martin, a confirmé, au risque là encore de délocalisations, que l’impôt sur les bénéfices des grandes entreprises augmenterait, sans confirmer le passage du taux de 25 à 33.5 % évoqué dans la presse, ni le seuil du milliard d’euros de chiffre d’affaires. S’ajoutent à tout cela, malgré l’engagement du gouvernement à préserver les ménages des classes moyennes voire pauvres, des taxes sur les véhicules sous forme d’abaissement du seuil de rejet de gaz carbonique exonéré, sur les billets d’avion et sur les locations saisonnières, avec de larges impacts négatifs sur l’emploi et l’activité. Bref, à côté d’engagements intéressants sur la reprise du contrôle de l’immigration et malgré un engagement de réduction des dépenses de 40 milliards d’euros dont malheureusement aucun détail convaincant n’a encore fuité, il semble clair que ce gouvernement demeure prisonnier du logiciel de l’Enarchie de Taxatouva.

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3 réponses

  1. 6000 Mds d’euros épargne des Français(hors immobilier),soit deux fois la dette public.C’est une épargne peu rémunérée, leur capacité à relancer la machine économique reste ignorée et peu exploitée.

    1. Bonjour.
      Il me semble qu’il ne s’agit pas « d’exploiter » l’épargne privée mais qu’il faut la dynamiser. Pour cela, nos Gribouilles ont oublié qu’un élément est à cultiver, la confiance, et que, à ce sujet, ils ne sont pas particulièrement doués. Il semble surtout que les fonctionnaires congénitaux à qui nous avons confié la direction de notre pays (tout droit vers la pauvreté) ne comprennent rien à l’économie, en particulier à l’effet Laffer.
      Courage !
      Sincères salutations.

  2. En 1795, le Directoire,les 5 directeurs décident de taxer les fenêtres et portes . En 1910 on taxes les briquets,les chiens,les vélos…Si on taxait la bêtise humaine ,imaginer la montagne d’argent!Un individu dépourvu du sens de l’humour est à la merci de touts les autres.William Rotsler

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