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mercredi 11 mars 2026

Etats-Unis : c’est la croissance, plus que les politiques fédérales, qui a permis de lutter contre la pauvreté

Temps de lecture : < 1 minute

Un nouveau travail de recherche du NBER retrace l’évolution de la pauvreté et de la dépendance aux aides publiques aux États‑Unis entre 1939 et 2023. Les conclusions sont frappantes pour quiconque réfléchit aux politiques sociales : la majorité de la baisse historique de la pauvreté s’est produite avant même la « guerre contre la pauvreté » des années 1960.

Entre 1939 et 1963, la pauvreté absolue chute de 29 points de pourcentage, notamment pour les enfants et les populations noires, grâce aux revenus du marché plutôt qu’aux transferts publics. Autrement dit, c’est l’activité économique et la création de richesse qui ont fait reculer la pauvreté, bien avant l’essor des programmes sociaux modernes.

Après 1964, l’intervention publique a contribué à réduire encore la pauvreté absolue, mais le rythme d’amélioration n’a pas été plus rapide qu’auparavant. Parallèlement, la dépendance aux aides sociales a fortement augmenté : alors qu’elle touchait seulement 2 % à 3 % des adultes avant 1964, elle atteint aujourd’hui 7 % à 15%, ce qui montre une montée continue de la dépendance aux transferts.

Au total, le taux de pauvreté (mesure post-taxes et transferts) est passé de 48,5% en 1939 à 3,7% en 2023 – alors même que sur l’ensemble de cette période la population américaine a crû.

Cette analyse nuance fortement l’idée que les politiques sociales massives sont le moteur principal de la réduction de la pauvreté. Elle rappelle que la prospérité économique et le dynamisme du marché du travail restent les leviers les plus efficaces pour améliorer durablement le niveau de vie.

La leçon est claire : les interventions publiques doivent être ciblées et incitatives, sans créer de dépendance structurelle, afin de préserver la liberté économique et encourager l’emploi et la création de richesse. L’histoire américaine montre que le marché, plus que les transferts, est le vrai moteur de la sortie de la pauvreté.

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4 réponses

  1. « c’est l’activité économique et la création de richesse qui ont fait reculer la pauvreté, bien avant l’essor des programmes sociaux modernes. »

    Lesquels programmes, poussés à l’extrême, conduisent au contraire à une dégradation, sinon une paupérisation générale du corps social. La France, socialiste depuis 50 ans, en est un bon exemple.

  2. La politique fédérale qui a le plus contribué à réduire la pauvreté (et la criminalité, la voyoucratie étant une importante source de détournement et de destruction de la richesse ‘un pays) c’est … le droit à l’avortement, même si ses partisans s’en défendent. Plus, il se trouve qu’une part importante des immigrés clandestins aux US ont une culture de « gens qui travaillent », et ont puissamment contribué à l’enrichissement du pays.
    Tout ce que Trump est en train de détruire, sans comprendre…

  3. Ceci est également valable pou la France . Plus il y aura de riches (entrepreneurs) moins il y aura de pauvres .
    Réduire les plafonds du chômages et instituer une allocation sociale unique limitée à 70% du SMIC est aussi une excellente formule pour pousser les gens à travailler et réduire encore plus la pauvreté.
    Réactionnaire ? Vous croyez vraiment ?

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