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mercredi 19 août 2026

Euthanasie : le Conseil constitutionnel pusillanime

Temps de lecture : 2 minutes

La loi sur l’euthanasie, promise par Macron et votée dans la confusion par le Parlement, a ouvert un débat complexe et grave dans lequel des avis opposés peuvent s’exprimer, bien sûr. Mais il n’est pas contestable que d’une certaine manière, elle remet en cause les fondements mêmes de notre civilisation fondée sur le respect de la vie humaine et la bienveillance à l’égard de tous et particulièrement des plus faibles.

Courageux le Premier ministre et le président du Sénat avaient, avec des parlementaires, saisi le Conseil constitutionnel. Celui-ci a expédié une décision politique sans se soucier ni du droit, qu’il pratique mal, ni des fondements philosophiques sur lesquels toute constitution est nécessairement fondée.

Le Conseil a émis trois réserves dans le sens des demandes dont il avait été saisi :

  1. Sur les demandes formulées par des majeurs protégés, le Conseil demande que la décision du médecin prenne en compte « les observations recueillies auprès de la personne chargée de la mesure de protection juridique ».
  2. Sur la clause de conscience, il a considéré que « les pharmaciens exerçant leur profession au sein de la pharmacie à usage intérieur ou de la pharmacie d’officine concourant à la procédure ne sauraient être tenus de participer à la procédure d’aide à mourir. »
  3. Il lui a enfin semblé souhaitable qu’un établissement privé puisse refuser de s’inscrire dans la loi dès lors que cela s’oppose à son projet ou à ses missions statutaires, pour autant que d’autres établissements permettent l’aide à mourir dans la même zone géographique.

Mais les Sages se sont montrés bien politiques, c’est-à-dire bien pleutres, quant aux effets de leur décision qui ne vient en rien changer la loi. Ils sont plus offensifs pour annuler les lois sur l’immigration, la sécurité ou l’accès des jeunes aux réseaux sociaux ! Là, ils n’ont trouvé aucune clause susceptible d’annulation, pas même celle qui limite à seulement deux jours le délai accordé au malade pour confirmer son choix de mourir.  Ils ont délivré un avis pour faire plaisir aux personnages de l’Etat qui les avaient consultés. Ils n’ont rien censuré. La mort peut continuer d’œuvrer.

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