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mardi 8 septembre 2026

Euthanasie : le Conseil constitutionnel pusillanime

Temps de lecture : 2 minutes

La loi sur l’euthanasie, promise par Macron et votée dans la confusion par le Parlement, a ouvert un débat complexe et grave dans lequel des avis opposés peuvent s’exprimer, bien sûr. Mais il n’est pas contestable que d’une certaine manière, elle remet en cause les fondements mêmes de notre civilisation fondée sur le respect de la vie humaine et la bienveillance à l’égard de tous et particulièrement des plus faibles.

Courageux le Premier ministre et le président du Sénat avaient, avec des parlementaires, saisi le Conseil constitutionnel. Celui-ci a expédié une décision politique sans se soucier ni du droit, qu’il pratique mal, ni des fondements philosophiques sur lesquels toute constitution est nécessairement fondée.

Le Conseil a émis trois réserves dans le sens des demandes dont il avait été saisi :

  1. Sur les demandes formulées par des majeurs protégés, le Conseil demande que la décision du médecin prenne en compte « les observations recueillies auprès de la personne chargée de la mesure de protection juridique ».
  2. Sur la clause de conscience, il a considéré que « les pharmaciens exerçant leur profession au sein de la pharmacie à usage intérieur ou de la pharmacie d’officine concourant à la procédure ne sauraient être tenus de participer à la procédure d’aide à mourir. »
  3. Il lui a enfin semblé souhaitable qu’un établissement privé puisse refuser de s’inscrire dans la loi dès lors que cela s’oppose à son projet ou à ses missions statutaires, pour autant que d’autres établissements permettent l’aide à mourir dans la même zone géographique.

Mais les Sages se sont montrés bien politiques, c’est-à-dire bien pleutres, quant aux effets de leur décision qui ne vient en rien changer la loi. Ils sont plus offensifs pour annuler les lois sur l’immigration, la sécurité ou l’accès des jeunes aux réseaux sociaux ! Là, ils n’ont trouvé aucune clause susceptible d’annulation, pas même celle qui limite à seulement deux jours le délai accordé au malade pour confirmer son choix de mourir.  Ils ont délivré un avis pour faire plaisir aux personnages de l’Etat qui les avaient consultés. Ils n’ont rien censuré. La mort peut continuer d’œuvrer.

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8 réponses

  1. En quoi cette loi est-elle conforme à la constitution ? Il me semblait que sur la mort la seule chose qu’elle affirmait était la suppression de l’acte de la donner. Ce Conseil constitutionnel, c’est à dire ses membres portent une grave responsabilité dont visiblement ils ont été incapables d’en mesurer les conséquences potentielles.

  2. Curieusement macron promulgue rapidement cette loi alors que d’autres approuvées par le CC ou autre officine sont toujours en attente de promulgation. J’ai la réponse comme sans doute beaucoup d’entre vous

  3. Les sages décident à la place du peuple qui, par nature, n’a pas droit à la parole, au référendum.

  4. A titre personnel, je considère qu’il faut pouvoir corriger les progrès considérables de la médecine en matière de santé lorsque la dignité de la vie s’est estompée… Mais il faut un vrai débat contradictoire pour élaborer le bon dispositif à la fois ouvert mais imperméable aux abus. Cela n’a pas été le cas. Et quand on entend Macron se féliciter du débat exemplaire sur ce sujet, encore une fois, l’immaturité de ce personnage me laisse pantois…

  5. cette loi sur l’euthanasie ne fait que confirmer la tendance foncière d’une certaine « philosophie » constructiviste et radicalement matérialiste… on a aboli la peine-de-mort pour les pires criminels, mais on a légalisé l’avortement et l’euthanasie… On peut discuter longuement des attendus philosophiques de ces questions, il n’en demeure pas moins que l’archétype est dérangeant. … quant à la liquidation des vieux, des impotents, des improductifs et autres bébés au ventre maternel, cela réveille de mauvais souvenirs… C’est l’occasion de rappeler que ce n’est pas le capitalisme qui promeut cela, mais une certaine philosophie matérialiste tout à fait socialo-compatible.

  6. ça n’est pas seulement les vieux qu’on aide à mourir c’est aussi notre civilisation qui se suicide en direct. L’élan de vitalité de l’Europe a effectivement complètement disparu au profits de la gestion de la mort entre avortement et sanctuarisation du suicide notre société s’étiole par les deux bouts. Alors qu’on parle de grand remplacement c’est peut être pas plus mal, cette société n’ayant plus rien à apporter au monde…

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