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dimanche 27 septembre 2026

François Hollande veut (encore) parachever la décentralisation

Temps de lecture : 2 minutes

François Hollande n’est pas candidat à l’élection présidentielle, mais se tient prêt à répondre à l’appel pour sauver le pays qu’il pourrait, sait-on jamais, entendre monter du peuple français. Notre Jeanne d’Arc du XXIe siècle, en bon stratège qu’elle est, égraine donc, de-ci, de-là, des propositions pour ne pas être prise au dépourvu le moment venu.

Dans son livre, paru début septembre 2026, « Unir – Nouveau monde, nouvelle gauche », l’ancien président de la République propose d’organiser un référendum sur « un acte majeur de décentralisation ». Il lui paraît incontestable que l’État n’est plus aujourd’hui « en capacité financière ni même administrative d’assurer partout, au plus près des citoyens, l’adaptation des lois et des règlements aux réalités locales ». Poursuivre la décentralisation est, par conséquent, une nécessité. Cela pourrait se traduire par le transfert de la gestion d’un grand nombre de politiques publiques touchant à l’écologie, au logement et à l’action économique.

Qu’il faille décentraliser, après avoir défini précisément qui fait quoi en évitant que les différents niveaux locaux s’occupent tous de la même chose, nous voulons bien l’admettre surtout après un double quinquennat macronien qui s’est évertué à recentraliser. Mais avouons que nous nous méfions des idées hollandaises sur le sujet.

Faut-il rappeler que l’ancien chef de l’État a souhaité supprimer les départements pour enlever un échelon d’administration territoriale et, qu’au final, nous nous sommes retrouvés avec une fusion des cantons, une transformation des conseillers généraux en binômes de conseillers départementaux, un regroupement des régions et un élargissement forcé des intercommunalités ? Une réforme qui n’a fait qu’ajouter de la confusion dans une organisation déjà brouillonne et qui a éloigné encore plus les citoyens des exécutifs locaux. Et, ce n’est pas le moindre mal, une réforme qui a coûté cher aux contribuables alors que des économies leur avaient été promises !

Quand il écrit dans son livre, « Ce n’est pas tant le millefeuille territorial qu’il convient d’alléger que la taille et les compétences respectives de ses composantes », on se demande ce que François Hollande a derrière la tête. Veut-il revenir sur sa réforme et rapetisser les régions ? Souhaite-t-il supprimer les départements pour les remplacer par les arrondissements ?

Quoi qu’il en soit, il reste très éloigné de la vraie subsidiarité – et notamment de la subsidiarité fiscale – chère aux libéraux, c’est-à-dire d’une stricte délimitation des sphères de la société civile et de l’État et, au sein de la sphère publique, d’une conception remontante qui part de la commune.

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