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mercredi 10 juin 2026

Google a initié plus d’un million de Français au numérique : cela mérite bien une petite taxe supplémentaire

Temps de lecture : 2 minutes

Début septembre, nous l’avions mentionné, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) condamnait Google à une amende de 325 millions d’euros (M€). Le délit : ne pas avoir recueilli le consentement des utilisateurs avant de déposer ses publicités, qui ressemblaient à des e-mails, au sein de sa messagerie Gmail. Depuis 2019, la Cnil avait déjà sanctionné Google à quatre reprises pour un total de plus de 600 millions… Puis, toujours début septembre, c’était au tour de la Commission européenne de lui infliger 2,95 milliards d’euros (Md€) pour avoir violé les règles de concurrence de l’Union européenne avec ses technologies publicitaires (adtech). Continuons : dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, l’Assemblée nationale a adopté, fin octobre, un amendement proposé par plusieurs députés Ensemble pour la République, qui alourdit la fiscalité sur les grandes plateformes numériques ; il double le taux de la taxe dite « GAFAM », qui s’applique au chiffre d’affaires, et passe de 3 à 6 % (un précédent amendement adopté en commission des finances mais finalement abandonné, prévoyait de le multiplier par 5 !).

Que les hauts fonctionnaires et les élus reprochent ensuite aux GAFAM de ne pas investir suffisamment en Europe et en France en particulier, donne la mesure de leur inconséquence ou de leur incompétence, plus vraisemblablement des deux à la fois.

Economiquement analphabètes, ils s’imaginent peut-être que les taxes n’empêchent aucunement les entreprises d’investir, sauf celles qui y mettent vraiment de la mauvaise volonté. Les taxes, cela signifie des rentrées fiscales, leur raisonnement est tout simple et s’arrête là : les entreprises, ce sont des machines à profit pour l’Etat. Qu’elles créent des emplois, qu’elles participent au dynamisme de l’économie, qu’elles soient utiles dans maints domaines, cet enchaînement devient trop compliqué pour eux. Il est certain qu’ils ignorent, dans leur grande majorité, qu’une multinationale comme Google a déjà formé plus d’un million de Français aux compétences numériques. Dans le cadre du programme Google Ateliers Numériques, des experts Google enseignent les fondamentaux de l’IA aux entreprises et à leurs employés. Ils leur permettent aussi d’acquérir des compétences professionnelles pour des métiers comme la cybersécurité, le support informatique ou l’analyse des données. Pour les remercier, rien ne vaut une nouvelle taxe et, en bonus, une petite augmentation de celles qui existent déjà.

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4 réponses

  1. Vous voyez bien que la politique est devenue le refuge des imbéciles…
    Cela doit être dur pour les rares qui réfléchissent !

  2. Que voulez-vous? Il faut bien continuer à servir les pensions de la génération du papier et de la règle à calculer (Bernard et Chantal) car c’est la rente électorale des 3/4 de la classe politique…

    1. C’est un faux prétexte. Si le but des politiques étaient vraiment de continuer à verser les retraites, alors ils seraient passés à la capitalisation. Depuis 8 ans que Mozart est chef d’orchestre, la transition d’un système en faillite à un système performant serait quasi finie.
      Et ne vous moquez pas de la règle à calculer, cette génération au moins savait calculer, gérer un budget et s’exprimer correctement…
      Le seul but des taxes et impôts en tous genres est d’entretenir la caste étatique, les agences de l’Etat, etc., qui coûtent des fortunes et permettent de recaser tous les évincés des élections, et d’acheter la paix sociale principalement dans les territoires perdus de la République.

      1. Tout à fait d’accord… Euh, juste une précision, je suppose que le mozart que vous citez est l’adolescent pubère qui nous sert de président par défaut ?

        Bien à vous.

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