Journal d'actualité libéral
|
samedi 4 juillet 2026

Les Français préfèrent les GAFAM à la souveraineté numérique

Temps de lecture : 2 minutes

La « souveraineté numérique » ressemble plus à un slogan qu’à une réelle préoccupation des Français. Un sondage Ifop commandé par Google suggère en effet qu’ils n’y accordent pas autant d’importance que l’on pourrait le croire. Interrogés sur les différentes formes de souveraineté, les sondés placent en tête la souveraineté économique (53 %), alimentaire (48 %), énergétique (40 %), militaire (32 %) et sanitaire (28 %). La souveraineté numérique arrive en dernière position avec seulement 17 % des réponses et à peine 4 % des sondés la considèrent comme la priorité absolue. Ce décalage avec certains discours politiques est d’ailleurs visible dans les usages : Google est le moteur de recherche le plus utilisé en France avec plus de 90 % des parts de marché. Si la lutte contre les GAFAM était réellement importante pour les internautes, ils auraient probablement changé de moteur de recherche depuis longtemps.

C’est en réalité la protection des données qui leur importe le plus ; bien plus qu’une prétendue lutte contre les GAFAM. Pour le choix de leurs outils numériques, les sondés choisissent la sécurité (57 %), la protection des données (53 %) et la protection contre les cyberattaques (38 %). Lorsqu’on leur demande quels types de données méritent une véritable souveraineté numérique, ils citent d’abord les données administratives (90 %), les données de santé (87 %) et celles contenues dans leur smartphone (79 %). L’État est pourtant le dernier acteur auquel on peut faire confiance en la matière, en témoignent les cyberattaques récentes dont ont été victimes différents services ou agences de l’État – l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), le fichier national des comptes bancaires (FICOBA), le Livre de Police Numérique (LPN), Parcoursup…

Autre point instructif : les Français ne croient pas à une souveraineté numérique fondée sur l’autarcie. Près de trois quarts d’entre eux (74 %) estiment qu’un partenariat entre des acteurs mondiaux et nationaux peut contribuer à renforcer la souveraineté numérique du pays. C’est précisément ce que font des entreprises comme Google : la multinationale a conclu un partenariat avec S3NS, une filiale de Thales qui propose une solution de cloud computing reposant sur Google Cloud. La souveraineté numérique ne fait donc pas obstacle à une coopération avec les meilleures entreprises technologiques.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.