Ces dernières années, le débat public a été dominé par les injonctions à la transition énergétique. Un sondage Ifop publié le 6 mai confirme un basculement de l’opinion des Français sur cette question. Avec les tensions géopolitiques et la hausse des prix du carburant, leurs préoccupations sont beaucoup plus concrètes, entre pouvoir d’achat, sécurité d’approvisionnement et coût de l’énergie.
Le chiffre le plus révélateur est sans doute celui-ci : 79 % des Français placent la lutte contre la hausse des factures d’énergie parmi les priorités absolues, soit 13 points de plus qu’en 2022. L’énergie n’est plus perçue comme un simple enjeu environnemental, mais comme une dépense contrainte qui pèse directement sur le niveau de vie. Ils sont aussi 45 % à juger que leurs dépenses énergétiques pèsent lourdement sur leur budget mensuel. Certains disent renoncer aux vacances (27 %), à l’usage de leur voiture (15 %), voire à des produits alimentaires (12 %) ou à des soins médicaux (8 %).
Le retour en grâce du nucléaire n’a alors rien d’étonnant : 42 % des Français considèrent cette énergie comme la plus intéressante pour l’avenir du pays, contre 32 % un an plus tôt. À l’inverse, le soutien aux renouvelables recule : seuls 51 % jugent leur développement « tout à fait prioritaire », soit 10 points de moins qu’en 2022. Un décrochage qui traduit surtout une forme de lassitude : la transition énergétique a souvent été présentée comme indolore, alors qu’elle implique des coûts réels pour les ménages. En témoigne le dernier rapport de la Cour des comptes à ce sujet : engagements de 87 milliards d’euros, prix déconnectés du marché, cas de sur-rémunération des producteurs, fraude non sanctionnée… Tout cela, pour un impact marginal sur les émissions de CO2.
En matière de rénovation énergétique, 83 % des Français considèrent la rénovation des logements comme prioritaire, mais seulement 37 % envisagent réellement des travaux – une baisse de six points depuis 2022. La raison est simple : les dispositifs sont devenus illisibles, bureaucratiques et coûteux. La moitié des Français jugent les aides mal ciblées et 45 % estiment être suffisamment accompagnés.
Ce sondage montre un rejet d’une vision technocratique et idéologique de la transition énergétique. Pendant des années, les inquiétudes liées au pouvoir d’achat ont été relayées au second plan, voire méprisées : « concept anti-écolo à bannir », « notion biaisée et utilitariste », « fruit empoisonné de notre pouvoir de tout acheter »… Les Français rappellent aujourd’hui qu’une politique énergétique ne peut fonctionner durablement en ignorant les contraintes économiques du quotidien.
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7 réponses
Progrès mais encore 51% de Français qui ne savent pas compter en mettant les intermittentes à 51 % contre 42 % au nucléaire. Faire un prix différencié selon son vote pour ou contre nucléaire ?
« …le soutien aux renouvelables recule : seuls 51 % jugent leur développement « tout à fait prioritaire », soit 10 points de moins qu’en 2022. Un décrochage qui traduit surtout une forme de lassitude : »
Trés prosaïquement, tout Français parcourant les autoroutes et longeant des champs d’éoliennes constate que nombre de ces engins demeurent obstinément immobiles alors que l’air est en mouvement . A quoi ça sert que le contribuable se décarcasse commence t il à se dire….
Certes c’est la partie visible de l’Iceberg démagogique, mais le plus grave c’est que le prix de l’énergie nucléaire, normalement très bas a été indexé sur le coût de production du renouvelable… faisant faire un bon au coût de notre approvisionnement !
A quoi servent les efforts des français, alors que le pays ne représente qu’une quantité totalement dérisoire de 1 ou 2% de la pollution mondiale ?
Surtout en ce moment avec les conflits en cours en Ukraine au Liban et Iran…
Iran où on brule le pétrole à l’air libre parce qu’on ne peut suspendre la production ni l’exporter (détroit d’Ormuz fermé ).
L’homme marche sur a tête, et pour une fois c’est la France qui est en tête des maboules !
Quand l’état se décidera-t-il à réduire le montant des taxes grevant le prix de l’électricité ? Par pure idéologie, voilà des décennies qu’on pénalise la production d’électricité nucléaire Française pour financer des installations d’énergies dites « renouvelables » produites hors de France. Des éoliennes produisant par intermittence… nécessitant la construction de réseaux (pas très écolos) pour transporter la production vers les consommateurs.
L’isolation des habitations et la promotion du courant nucléaire devraient être des PRIORITES. Forcer notre PRODUCTEUR NATIONAL d’électricité à vendre à perte pour financer une prétendue « concurrence » dont le rôle se limite à revendre en faisant du profit. C’est du sabotage !
Mais comme nos politiciens se fichent comme de l’an quarante de ce que veulent les citoyens, tout comme de leur bien être, ils vont continuer à gaspiller 86 milliards dans cette escroquerie!
Je suis pour le nucléaire et contre le renouvelable éolien. Pour les panneaux solaires, dans les régions du sud, cela peut être utilisable, mais le coût est assez important et l’amortissement de l’installation n’est pas rapide contrairement aux dires des instances gouvernementales et autres.
Trois observations : 1) les pales des éoliennes sont constituées de balsa armé de fibre de verre, le tout fabriqué en Chine, à partir de balsa coupé en Équateur; or, 75 % des surfaces équatoriennes ont déforestées; 2) 69 % du chiffre d’affaires des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque), énergie intermittente, parfois produite à prix négatif, est constitué de subventions, elles-mêmes financées par des taxes (ce qui explique le quadruplement du prix de l’électricité, ainsi que le black-out ibérique du 28 avril 2025; 3) l’Inde maîtrise la technologie du surgénérateur : merci, Mesdames Corinne Lepage et Dominique Voynet !
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7 réponses
Progrès mais encore 51% de Français qui ne savent pas compter en mettant les intermittentes à 51 % contre 42 % au nucléaire. Faire un prix différencié selon son vote pour ou contre nucléaire ?
« …le soutien aux renouvelables recule : seuls 51 % jugent leur développement « tout à fait prioritaire », soit 10 points de moins qu’en 2022. Un décrochage qui traduit surtout une forme de lassitude : »
Trés prosaïquement, tout Français parcourant les autoroutes et longeant des champs d’éoliennes constate que nombre de ces engins demeurent obstinément immobiles alors que l’air est en mouvement . A quoi ça sert que le contribuable se décarcasse commence t il à se dire….
Certes c’est la partie visible de l’Iceberg démagogique, mais le plus grave c’est que le prix de l’énergie nucléaire, normalement très bas a été indexé sur le coût de production du renouvelable… faisant faire un bon au coût de notre approvisionnement !
A quoi servent les efforts des français, alors que le pays ne représente qu’une quantité totalement dérisoire de 1 ou 2% de la pollution mondiale ?
Surtout en ce moment avec les conflits en cours en Ukraine au Liban et Iran…
Iran où on brule le pétrole à l’air libre parce qu’on ne peut suspendre la production ni l’exporter (détroit d’Ormuz fermé ).
L’homme marche sur a tête, et pour une fois c’est la France qui est en tête des maboules !
Quand l’état se décidera-t-il à réduire le montant des taxes grevant le prix de l’électricité ? Par pure idéologie, voilà des décennies qu’on pénalise la production d’électricité nucléaire Française pour financer des installations d’énergies dites « renouvelables » produites hors de France. Des éoliennes produisant par intermittence… nécessitant la construction de réseaux (pas très écolos) pour transporter la production vers les consommateurs.
L’isolation des habitations et la promotion du courant nucléaire devraient être des PRIORITES. Forcer notre PRODUCTEUR NATIONAL d’électricité à vendre à perte pour financer une prétendue « concurrence » dont le rôle se limite à revendre en faisant du profit. C’est du sabotage !
Mais comme nos politiciens se fichent comme de l’an quarante de ce que veulent les citoyens, tout comme de leur bien être, ils vont continuer à gaspiller 86 milliards dans cette escroquerie!
Je suis pour le nucléaire et contre le renouvelable éolien. Pour les panneaux solaires, dans les régions du sud, cela peut être utilisable, mais le coût est assez important et l’amortissement de l’installation n’est pas rapide contrairement aux dires des instances gouvernementales et autres.
Trois observations : 1) les pales des éoliennes sont constituées de balsa armé de fibre de verre, le tout fabriqué en Chine, à partir de balsa coupé en Équateur; or, 75 % des surfaces équatoriennes ont déforestées; 2) 69 % du chiffre d’affaires des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque), énergie intermittente, parfois produite à prix négatif, est constitué de subventions, elles-mêmes financées par des taxes (ce qui explique le quadruplement du prix de l’électricité, ainsi que le black-out ibérique du 28 avril 2025; 3) l’Inde maîtrise la technologie du surgénérateur : merci, Mesdames Corinne Lepage et Dominique Voynet !