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mardi 16 juin 2026

Grandes écoles : les étudiants gauchistes crachent dans la soupe capitaliste

Temps de lecture : 2 minutes

Nombre de grandes écoles sont frappées par un phénomène récurrent : les éclats de quelques étudiants repus qui étalent leur haine de la civilisation.

Les cérémonies de remise des diplômes de grandes écoles sont marquées chaque année par les coups d’éclat d’une minorité plus ou moins importante d’étudiants. En dernier lieu, c’est l’Ecole Polytechnique qui s’est distinguée. Le 12 juin, un « collectif » a dénoncé une formation au service des « grandes entreprises dont les activités détruisent le vivant ou alimentent les logiques de guerre ». Deux d’entre eux (sur 500 élèves-officiers) ont déclaré sur scène : « Notre formation nous prépare trop souvent à servir des intérêts économiques et industriels qui participent aux ravages sociaux, écologiques et militaires », et ils ont ajouté : « Nous lutterons pour une autre société ». Peut-être auraient-ils pu se rendre compte de la formation dispensée par leur grande école avant de l’intégrer, mais il est plus aisé de critiquer Polytechnique le diplôme en poche…

La cérémonie de remise des diplômes avait déjà été perturbée par des individus portant les masques des présidents de LVMH et de TotalEnergies, eux-mêmes anciens élèves de l’école, afin de dénoncer les partenariats avec les entreprises privées. La directrice générale de Polytechnique, au demeurant très modérée dans sa réaction, a regretté une instrumentalisation aux fins de tribune militante, « une attaque contre la science et sa capacité de progrès et d’émancipation » (Le Monde, 12 juin 2026).

Polytechnique est habituée au vent de contestation de certains de ses étudiants diplômés, ainsi en 2022 « face à l’urgence climatique et sociale » (Le Monde, 25 juin 2022). Mais ce phénomène touche en diverses occasions d’autres établissements prestigieux, tel AgroParisTech, bloqué en soutien des mobilisations agricoles contre le traité du Mercosur (Le Monde, 23 janvier 2026).

Il touche également l’Ecole Normale Supérieure, dont un « collectif » d’étudiants et de chercheurs a mis en ligne une tribune intitulée « L’ENS n’est pas à vendre » qui -écriture inclusive à l’appui- appelle l’école à cesser ses partenariats avec certaines entreprises, évidemment privées, dans certains secteurs, dont ceux de l’armement, des industries fossiles et phytosanitaires. Une excellente idée pour protéger la souveraineté militaire de notre pays et aider nos agriculteurs…

La direction de l’ENS a eu beau rétorquer que la recherche était financée à 80 % par des ressources propres et que les entreprises avaient donné à la Fondation de l’ENS 2,3 millions d’euros en 2025, ce qui avait entre autres permis d’accorder des bourses, le mouvement n’a pas cessé pour autant. Le poisson ne pourrit-il pas par la tête ?

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3 réponses

  1. Pauvres types !
    Je crois avoir connu cette école en haut à gauche de la rue de la Montagne Ste-Geneviève, peu avant le débouché de celle-ci à l’arrière du Panthéon.
    Je me trompe ?

  2. Une nouvelle démonstration que:
    « La mémoire, le savoir, l’éloquence,
    ne sont pas preuves dintelligence » !

  3. En réponse à ces insanité la direction des ces écoles devrait démettre de leur diplôme les quelques éléments perturbateurs.

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