Journal d'actualité libéral
|
mercredi 8 juillet 2026

Grandes écoles : les étudiants gauchistes crachent dans la soupe capitaliste

Temps de lecture : 2 minutes

Nombre de grandes écoles sont frappées par un phénomène récurrent : les éclats de quelques étudiants repus qui étalent leur haine de la civilisation.

Les cérémonies de remise des diplômes de grandes écoles sont marquées chaque année par les coups d’éclat d’une minorité plus ou moins importante d’étudiants. En dernier lieu, c’est l’Ecole Polytechnique qui s’est distinguée. Le 12 juin, un « collectif » a dénoncé une formation au service des « grandes entreprises dont les activités détruisent le vivant ou alimentent les logiques de guerre ». Deux d’entre eux (sur 500 élèves-officiers) ont déclaré sur scène : « Notre formation nous prépare trop souvent à servir des intérêts économiques et industriels qui participent aux ravages sociaux, écologiques et militaires », et ils ont ajouté : « Nous lutterons pour une autre société ». Peut-être auraient-ils pu se rendre compte de la formation dispensée par leur grande école avant de l’intégrer, mais il est plus aisé de critiquer Polytechnique le diplôme en poche…

La cérémonie de remise des diplômes avait déjà été perturbée par des individus portant les masques des présidents de LVMH et de TotalEnergies, eux-mêmes anciens élèves de l’école, afin de dénoncer les partenariats avec les entreprises privées. La directrice générale de Polytechnique, au demeurant très modérée dans sa réaction, a regretté une instrumentalisation aux fins de tribune militante, « une attaque contre la science et sa capacité de progrès et d’émancipation » (Le Monde, 12 juin 2026).

Polytechnique est habituée au vent de contestation de certains de ses étudiants diplômés, ainsi en 2022 « face à l’urgence climatique et sociale » (Le Monde, 25 juin 2022). Mais ce phénomène touche en diverses occasions d’autres établissements prestigieux, tel AgroParisTech, bloqué en soutien des mobilisations agricoles contre le traité du Mercosur (Le Monde, 23 janvier 2026).

Il touche également l’Ecole Normale Supérieure, dont un « collectif » d’étudiants et de chercheurs a mis en ligne une tribune intitulée « L’ENS n’est pas à vendre » qui -écriture inclusive à l’appui- appelle l’école à cesser ses partenariats avec certaines entreprises, évidemment privées, dans certains secteurs, dont ceux de l’armement, des industries fossiles et phytosanitaires. Une excellente idée pour protéger la souveraineté militaire de notre pays et aider nos agriculteurs…

La direction de l’ENS a eu beau rétorquer que la recherche était financée à 80 % par des ressources propres et que les entreprises avaient donné à la Fondation de l’ENS 2,3 millions d’euros en 2025, ce qui avait entre autres permis d’accorder des bourses, le mouvement n’a pas cessé pour autant. Le poisson ne pourrit-il pas par la tête ?

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


10 réponses

  1. Pauvres types !
    Je crois avoir connu cette école en haut à gauche de la rue de la Montagne Ste-Geneviève, peu avant le débouché de celle-ci à l’arrière du Panthéon.
    Je me trompe ?

  2. Une nouvelle démonstration que:
    « La mémoire, le savoir, l’éloquence,
    ne sont pas preuves dintelligence » !

  3. En réponse à ces insanité la direction des ces écoles devrait démettre de leur diplôme les quelques éléments perturbateurs.

  4. D’où l’intérêt de plus participer au financement de leurs propres études, histoire de bien comprendre que ces études ont un coût qui ne doit pas être à la charge exclusive de la collectivité.
    Avec un prêt à rembourser, on est plus enclin à rentrer dans la vie active et passer moins de temps à réfléchir à un autre monde.

  5. Les élèves de l’Ecole Polytechniques perçoivent un solde de l’ordre de 1 500 à 2 000 euros net par mois pendant toute leur scolarité, ce qui est unique parmi toutes les grandes écoles françaises. Donc à la charge des contribuables – particuliers et entreprises, grandes et petites. Puisque le système est condamnable, pourquoi ces contestataires n’ont-ils pas renoncé à leur solde dès le 1er mois de scolarité ?
    En fait, rien de bien nouveau chez les bien-pensants de la gauche caviar.

  6. Le sommet de la fabrique nationale de crétins. La crème de la crème. Des super crétins, en quelque sorte.

  7. De tous les exemples cités , je retiendrais celui d’Agro qui s’est levé pour manifester contre les accords désastreux de Mercosur qui mettront à genoux nombres d’ exploitations françaises, qui effaceront toute volonté et toute velléité d’autonomie alimentaire grave pour un pays exportateur net pendant plus de 400 ans.
    Quant aux autres exemples peut être qu’on peut les classer dans la catégories imbécilités , vous savez celles qui rongent le cerveau de ceux qui se pensent intelligents alors qu’ils n’ont que de la mémoire et du talent oratoire , comme le dit si bien Jean-Aymar de Sékonla , lecteur impénitent que j’affectionne.

  8. Cela démontre qu’on peut être diplômé de Polytechnique sans avoir simplement lu quelques pages de Frédéric Bastiat, ah ah ! … ces jeunes diplômés sont vraiment ridicules… Je leur conseille de lâcher 5 minutes les mathématiques et de cultiver un peu leurs humanités. Apparemment, il y a un manque de ce côté là. Comme l’écrivait le Général de Gaulle : « la culture générale est l’école du commandement, derrière chaque victoire d’Alexandre il y a la pensée d’Aristote »… Mais de l’assassinat de Lavoisier à la tyrannie de Lyssenko, une certaine gauche a toujours eu du mal avec les sciences. On assiste à un renouveau de cette gauche autoritaire, factieuse et obscurantiste qui avait disparu depuis les années 1990. Ajoutons que des entreprises comme LVMH et Total auraient un intérêt stratégique à financer des médias libéraux menant le combat culturel sur la place publique. Car, à terme, ces entreprises vont se trouver face à une jeunesse bourgeoise néo-marxiste totalement hors-sol. Le capitalisme-de-connivence (et de complaisance) est le coupable de ce déclin intellectuel de la France.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.