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mercredi 26 août 2026

Hausse de 52% du chômage des dirigeants de PME de plus de 50 salariés

Temps de lecture : 2 minutes

Les mauvaises nouvelles se succèdent sur le front de l’emploi. Il n’y a pas que le chômage des salariés qui augmente – au deuxième trimestre 2026, il était à son plus haut niveau depuis l’automne 2020 avec un taux de 8,3%. Celui des entrepreneurs aussi.

Au premier semestre 2026, 33.341 entrepreneurs ont perdu leur emploi selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association patronale GSC et de la société Altares. Un chiffre en hausse de 6,7% par rapport celui de 2025 (lui-même en hausse de 4,3% par rapport à 2024). La dégradation s’accélère donc, et laisse penser que les pertes d’emplois d’entrepreneurs seront plus élevées en 2026 qu’elles ne l’étaient en 2025 (61.459).

En 2021, le chiffre n’était que de 28.835. En quatre ans, il a donc plus que doublé (+113%). Bien sûr, l’augmentation continue de l’entrepreneuriat ne peut qu’accroître les défaillances d’entreprises, et par là le chômage des entrepreneurs.

Néanmoins, l’examen détaillé des données fournies par l’Observatoire GSC-Altares inquiète au plus haut point. Si environ les trois quarts des pertes d’emploi concernent des chefs de très petites entreprises (TPE) de moins de 3 salariés, il est frappant de constater que ce sont les PME qui sont désormais gravement touchées. En 2025, les pertes d’emploi des dirigeants d’entreprises de 20 à 49 salariés avaient progressé de 4,5% par rapport à l’année précédente, et celles d’entreprises de 50 salariés et plus de 4,2%. Au premier semestre 2026, les hausses sont respectivement de 14,3% et de 51,8%.

Comme l’a déclaré aux Échos, Hervé Kermarrec, président de la GSC, « Le taux de faillite des entreprises de plus de 50 salariés qui explose est extrêmement marquant et particulièrement inquiétant compte tenu de leur poids dans l’économie. Tout le spectre de l’entrepreneuriat est touché désormais ».

« Notre tissu entrepreneurial ne se porte pas aussi bien qu’on le prétend », écrivions-nous il y a trois mois de cela. Il est fragile et a de plus en plus de mal à résister aux crises qui se succèdent. Le budget 2027 que nous prépare le gouvernement Lecornu ne risque pas d’améliorer la situation. Quant à la campagne électorale qui arrive, elle sera sans doute riche de promesses. Mais, pour l’instant, nous ne voyons pas émerger le programme de rupture qui permettra le redressement économique du pays.

Les chefs d’entreprise non plus. Dans une enquête OpinionWay pour le Medef réalisée au printemps dernier, 82 % se déclaraient pessimistes quant aux « effets de la politique économique du prochain président de la République » sur leur entreprise, et plus de 65% estimaient « que leur entreprise sera fragilisée, voire menacée de disparition, si rien n’est fait en termes de politique économique au cours du prochain quinquennat. »

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