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vendredi 12 décembre 2025

Hausse de l’assurance habitation : l’État coupable ?

Temps de lecture : 2 minutes

russie

En 2024, le coût des assurances habitation a crû, en moyenne, de 7,2% selon la radio Europe 1. La plus forte hausse depuis 10 ans. Il faut désormais débourser 243 € en moyenne pour assurer son logement, soit 16 € de plus que l’année dernière.

Pourquoi cette flambée ? Parce que les prix de la réassurance ont eux-mêmes fortement augmenté en 2023, contraignant les assureurs à répercuter la hausse sur les primes. Derrière, il y a bien évidemment un coupable tout trouvé : le dérèglement climatique. Il est vrai que les épisodes météorologiques fâcheux se succèdent, un peu partout en France, depuis plusieurs mois : tempêtes, inondations, sécheresse… Par exemple, les tempêtes Ciaran et Domingos à l’automne 2023, ont occasionné 517 000 sinistres pour un coût de 1,3 milliard d’euros (Md€) selon France Assureurs. Les inondations, qui ont frappé le Nord et le Pas-de-Calais en fin d’année dernière, auraient coûté 550 millions d’euros (M€).

Les experts estiment ainsi que les primes des assurances habitation pourraient tripler, dans certaines régions particulièrement touchées, d’ici 2050. D’ailleurs, la surprime catastrophes naturelles, qui est aujourd’hui de 12% sur les contrats habitation, va augmenter dès le 1er janvier 2025. Elle sera portée à 20%. Cela aura l’avantage de venir combler le déficit du fonds d’indemnisation des catastrophes naturelles. Mais le prix des contrats sera réévalué. La surprime, qui coûte aujourd’hui, en moyenne, 27 € coûtera donc 45 € en 2025. Cette seule mesure provoquera donc une nouvelle hausse de plus de 7% des primes en 2025… en attendant les autres augmentations des assureurs.

Cependant, il n’y a pas que les intempéries qui coûtent cher. Les émeutes aussi. Celles de 2023 dans les banlieues ont coûté 1 Md€. Les dégâts provoqués par l’insurrection de ces derniers mois en Nouvelle-Calédonie sont déjà estimés à 2,2 Md€… et la situation est loin d’être revenue au calme sur le Caillou. De là à incriminer l’État, il n’y a qu’un pas.

En effet, c’est en grande partie parce que l’État a failli que ces émeutes ont eu lieu. C’est parce qu’il n’a pas su – ou pas voulu – maintenir l’ordre que les dégâts ont été aussi importants. Rappelons que sur 1 000 € de dépenses, l’État n’en consacre que 25 à la sécurité et 4 à la justice. Soit à peine 3%.

Recentré sur ses missions régaliennes, l’État serait plus efficace. Il coûterait moins cher aux contribuables… mais aussi aux assurés.

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