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mardi 12 mai 2026

Idéologiquement très éloignée de la gauche française, la gauche britannique a remporté haut la main les élections

Temps de lecture : 2 minutes

russie

C’est un véritable raz-de-marée, mais qui était attendu. Comme Tony Blair en 1997, le Labour dirigé par Keir Starmer obtient la majorité absolue à la Chambre des communes, et elle est hors normes : c’est l’une des plus grandes majorités parlementaires de l’histoire, avec 410 sièges sur 650 (contre 203 en 2019). Les conservateurs en remportent seulement 131 (contre 365 en 2019). Le parti de Nigel Farage, Reform UK, qui a fait campagne sur la lutte contre l’immigration et des baisses d’impôts, a réussi à gagner 13 sièges, ce qui est tout à fait honorable.

Cette belle victoire a une double explication. D’abord, le grand mérite en revient au leader du Labour, Starmer. Il a débarrassé son programme des propositions marxistes et étatistes, rassurant ainsi les entrepreneurs et les entreprises. Il a promis d’encourager l’investissement privé, notamment en gelant le taux de l’IS de 25 % pendant cinq ans. Il a aussi  promis une refonte de l’impôt foncier britannique punitif sur les locaux commerciaux, et un gel des taxes et des impôts sur le revenu. « Une croissance économique durable est la seule voie pour améliorer la prospérité de notre pays et le niveau de vie des travailleurs. C’est pourquoi c’est la première mission du Parti travailliste pour le gouvernement. Cela signifie être favorable aux entreprises et aux travailleurs. Nous sommes le parti de la création de richesses », a-t-il affirmé. De plus, il a purgé le parti des éléments extrémistes et antisémites encore liés à son prédécesseur, Jeremy Corbyn. Aujourd’hui, c’est un parti qui se positionne en faveur de l’Ukraine et de l’Israël et qui veut augmenter le budget défense à 2.5 % du PIB contre 2.3 % aujourd’hui.

La deuxième raison de ce succès est l’échec des politiques menées par les conservateurs. Ce parti, qui était autrefois celui des libertés économiques, a non seulement échoué avec le Brexit mais a augmenté les impôts et mis en œuvre des politiques climatiques punitives. Les Britanniques ont montré clairement qu’ils voulaient un changement. Il faut espérer qu’ils n’en seront pas déçus et que le pays redeviendra la puissance économique qu’elle était il y a quelques années.

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3 réponses

  1. On croit rêver. Bravo aux travaillistes d’être redevenus réalistes et en faveur de la croissance.

  2. Il est d’usage de se moquer des anglais surtout en France. Pourtant en y regardant de près, on vire comme eux, un zeste de bêtise en plus, et on appuie sur l’accélérateur.

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