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vendredi 16 octobre 2026

Immigration : Edouard Philippe peut mieux faire

Temps de lecture : 2 minutes

Édouard Philippe veut diviser par deux l’immigration légale et propose un moratoire sur le regroupement familial. « Ce à quoi il faut mettre un terme », dit-il, « c’est l’immigration qui résulte de choix qui ne sont pas des choix de la France et qui sont des choix individuels ».

D’après son hypothèse – qu’il pose comme un axiome – les Français doivent pouvoir contrôler qui entre et qui sort. Or si ce principe est admis, le libre-échange est évidemment condamné : il faudra remettre des douanes et attendre que Sa Majesté le Peuple nous dicte sa politique commerciale avant d’oser faire une commande de vêtements made in USA. De manière générale, si la « souveraineté politique » est supérieure aux droits de la propriété privée, on ne voit pas quelle liberté peut exister, autrement que par concession, par autorisation.

L’immigration serait-elle à réduire quantitativement, que l’attaque faite à la famille serait condamnable. Le mariage n’est pas une institution, mais ce n’est pas non plus une transaction. Le couple, le foyer, c’est la plus grande force moralisatrice qui soit. Quelle forme de dignité, de respect, quels bons sentiments peut-on espérer d’un individu atomisé, séparé de la personne qu’il aime et avec qui il est uni par des liens avoués et légaux ?

D’autres solutions existent. Le ministère de l’Intérieur a délivré 377 462 premiers titres de séjour en 2025 : 116 835 étudiants, soit 31 %, et 90 959 au motif familial, dont 32 117 seulement au titre de « membre de famille », la sous-catégorie la plus proche du regroupement familial, soit 8,5 % de l’ensemble. En motif déclaré d’arrivée, la famille pèse plus lourd, mais un moratoire agit sur les titres délivrés. Pour revenir « largement en dessous de 200 000 », c’est donc le canal étudiant qu’il faudrait toucher. La réduction du nombre d’étudiants étrangers produit moins d’injustices réelles, comparativement, que la séparation des familles. On ne cause pas la même peine à celui qui rêvait d’étudier en France en lui annonçant que les places sont pleines. Fixer des conditions aux prestations sociales, comme les assurances privées elles-mêmes le font, relève aussi du contractuel, du donnant donnant. Personne n’est humilié parce qu’il ne peut prendre un rendez-vous médical remboursé immédiatement après avoir signé son contrat de mutuelle. C’est l’État-providence, non la famille, qui est en cause.

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2 réponses

  1. Le premier pays exportateur de migrants vers la France est l Algérie dont les conditions d entrée sur le territoire très favorables doivent etre remis dans le droit commun des autres pays

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