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mardi 20 octobre 2026

Interdire les rassemblements, faute d’avoir su protéger

Temps de lecture : 2 minutes

Agressions, pillages, incendies, intrusions dans des domiciles privés… ce qui ressemblait, mi-septembre, à des manifestations de lycéens s’est transformé en émeutes urbaines, fréquentées en grande majorité par des jeunes issus de l’immigration, comme les images qui circulent sur les réseaux sociaux le montrent. Le 17 octobre, les violences étaient à leur paroxysme. À Paris, une mère de famille accompagnée de son nourrisson a été insultée de « sale bourgeoise » et menacée de viol chez elle. Dans le 10e arrondissement, des pillards se sont introduits dans des immeubles d’habitation. Ils ont réussi à mettre le feu à un appartement. Des commerçants ont tenté désespérément de protéger leur magasin avant de les voir se faire dévaliser sous leurs yeux. Le plus frustrant, pour ce gérant d’un Micromania à Nice, était « de voir les gens rire de ce qu’il se passait ». Pour cet autre commerçant, les pertes sont estimées à 365 000 euros rien que pour le stock, sans oublier les dommages estimés entre 100 000 et 150 000 euros : « Ils étaient nombreux, peut-être 300 ou 400. Par contre, la police, il n’y avait personne. (…) C’est 26 ans de travail partis en 4 heures ». À Marseille, 500 boutiques ont été impactées d’après la chambre de commerce et d’industrie (CCI) Aix-Marseille-Provence, dont 317 pillés. À Limoges, la partie ancienne de l’hôtel de ville, qui date de 1883 et qui a survécu à deux guerres mondiales, a été entièrement détruite en un seul après-midi de gauchisme.

Le ministre de l’Intérieur a reconnu une « perte de contrôle » après avoir présenté sa démission, refusée par Emmanuel Macron. Ce dernier a beaucoup parlé dans son allocution le soir même des émeutes, mais il n’a rien dit. Depuis le 19 octobre, des couvre-feux ont été imposés à Paris, dans le quartier des Halles et sur l’esplanade de la République, mais aussi à Marseille, Lyon, Bordeaux, Lille et Nice. Ils n’empêcheront évidemment pas ceux qui le souhaitent de se rassembler, de détruire et de piller toute la journée. C’est pourquoi l’interdiction pure et simple, et temporaire, des manifestations serait une mesure bien plus proportionnée. D’autant plus qu’il est annoncé, sur les réseaux sociaux, un acte II samedi 24 octobre, un acte III le 31 octobre et une « alliance des deux cités ». Traduction : des pilleurs marseillais ont l’intention de venir prêter main forte aux pilleurs franciliens.

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