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jeudi 22 octobre 2026

Les lycéens dénoncent le manque de moyens et… incendient leur lycée

Temps de lecture : 3 minutes

Depuis le 18 septembre, des lycéens manifestent partout en France. Leurs revendications sont multiples : manque de professeurs, classes et emplois du temps surchargés, établissements délabrés, pression de Parcoursup… Le 2 octobre, plus de 400 établissements étaient encore fermés. La veille, les forces de l’ordre ont procédé à environ 2 000 interpellations selon le ministère de l’Intérieur – avec plus de 300 policiers et gendarmes blessés. Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a parlé de 65 personnels blessés, dont 40 proviseurs depuis le début du mouvement.

Bien sûr, tous les lycéens ne peuvent être mis dans le même sac. Certains rassemblements étaient plutôt bon enfant et les élèves avaient l’air ravis de ne pas être en cours. Mais la médiatisation aura montré un certain nombre de violences et de saccages. À Paris, une policière a été poursuivie et frappée au sol par des jeunes, dont l’un d’eux a appelé à la tuer. À Marseille, un camion de pompiers a été brûlé. À Nantes, un lycée récemment rénové a été incendié alors que des personnes se trouvaient encore à l’intérieur. Ailleurs, des jeunes ont jugé pertinent de lancer des poubelles sur les voitures du haut d’un pont.

Le mouvement est une aubaine pour les élus LFI : Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, a dansé avec des lycéens devant une poubelle enflammée ; la députée Mathilde Panot, révolutionnaire de pacotille, a enjoint les lycéens à rester « dignes » et « disciplinés » ; d’autres, comme le député Antoine Léaument, ont été pris à leur propre piège et ont fait volte-face lorsque les lycéens ont commencé à déclencher des incendies.

« On fait la grève », affirment certains élèves. Ils dénoncent des emplois du temps surchargés d’un côté, et un manque de professeurs de l’autre. Ils dénoncent un manque de professeurs, mais les agressent. Ils dénoncent des locaux insalubres et un manque de moyens, mais détruisent les leurs. Ils dénoncent l’absence d’égalité des chances, mais bloquent leurs lycées au lieu de travailler d’arrache-pied. Ils agressent les forces de l’ordre, mais veulent qu’on leur donne le bac au lieu d’envoyer la BAC.

Ces revendications, pétries de contradictions, devraient être prises pour ce qu’elles sont : celles d’adolescents qui n’ont aucune idée de la réalité du monde du travail et de l’impact que l’IA aura sur ceux qui ne veulent pas travailler. De quelle grève peut-on en effet parler lorsqu’on est encore qu’un lycéen ? C’est un droit des salariés ; ce qu’ils ne sont pas. Un lycéen, par définition, ne travaille pas. Il se forme et crée de la valeur pour lui-même, pas pour les autres, raison pour laquelle il n’est pas rémunéré. L’existence même de syndicats lycéens n’a pas plus de sens. S’ils se plaignent d’avoir cours de 8h à 18h, à quoi va ressembler leur vie professionnelle ?

Il est vrai que le métier d’enseignant n’attire plus ; que certains établissements sont dans un état lamentable ; que Parcoursup incarne l’imposture du système éducatif. Mais ce n’est pas une raison pour tomber dans le misérabilisme. Les jeunes qui manifestent tombent dans le panneau du discours victimaire entretenu par la gauche socialiste : le système les opprime, le mérite n’existe pas, l’école est un droit. La réalité est qu’une part non négligeable d’entre eux n’a rien à faire à l’école et ferait mieux d’apprendre un métier – une voie tout aussi honorable que les études. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a cédé au chantage et a renoncé aux frais d’inscription pour les élèves non boursiers en classes préparatoires et en BTS. Reste la question essentielle : les factures des dégradations seront-elles envoyées aux parents ? Les responsables seront-ils condamnés par la justice et exclus définitivement de leurs établissements ? Nul ne le sait.

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32 réponses

  1. Le mécanisme est le même, à plus grande échelle, que celui qui consiste à mettre le désordre dans sa classe pour empêcher les autres de progresser. C’est un mécanisme mental de base, qui n’a rien à voir avec des revendications politiques : « puisque j’échoue, tout le monde doit échouer ». Face à ce comportement, relevant pourtant de la nature humaine, notre école est muette, incapable de réagir, paralysée par l’angélisme et le laxisme. A force d’égalitarisme mal géré, nous avons transformé le frustré qui bloque pour exister en centre de gravité de notre système éducatif.

    Combien d’heures perdons-nous à essayer de gérer les fauteurs de trouble, pendant que les autres élèves subissent le chahut, l’ennui, et ne progressent pas ? Si la question n’est jamais posée à l’éducation nationale, l’OCDE, elle, n’a heureusement pas nos pudeurs :

    https://www.oecd.org/content/dam/oecd/fr/publications/reports/2026/09/pisa-2025-results-volume-i_5265bfb1/72cbf7bd-fr.pdf

    (climat de discipline, pages 35 et 36).

    Pour l’ordre en classe, nous sommes parmi les derniers de l’OCDE. Ce que l’opinion publique constate aujourd’hui avec ces blocages et ce vandalisme, les professeurs le vivent au quotidien au niveau de leurs classes. Il est impossible de mesurer la dilapidation de moyens que représente ce chaos permanent, mais elle doit être inouïe.

    Face à cela, la réponse institutionnelle est d’une faiblesse coupable. Je vous épargne la lecture détaillée du code de l’éducation, dans lequel il n’est question que de recours, de sursis, de « mesure alternative », « mesure de responsabilisation » et autre effacement des sanctions dans le dossier scolaire de l’élève.

    J’ai aussi toujours été choqué que ce code de l’éducation n’ait pas un mot ni une pensée pour les victimes. Les élèves qui aimeraient travailler dans le calme sans se faire taper dessus, la grande majorité, n’ont pas d’existence légale. Pour un professeur, c’est un crève-coeur permanent de voir ces élèves qui s’accrochent et veulent réussir, contraints de surnager, de tendre l’oreille, au milieu du chahut.

    Enfin, il faut remettre à plat le rôle des parents. La contestation des sanctions est trop répandue. Quand on met une colle à un élève et que les parents refusent, par exemple, il leur suffit de signer une autorisation d’absence le jour de la retenue. Cette complicité parentale doit être combattue. Et, pour cela, pas de secret : il faut frapper au portefeuille, par des amendes réellement payées et des saisies sur allocations sociales.

    1. Il peut y avoir de la racaille en service commandé. C’était pour ça que Marx recommandait aux apprentis révolutionnaires de se méfier bien davantage de la racaille que du fonctionnaire. Cela peut paraître contre-intuitif, mais en tant que dépositaire de l’ordre établi, le fonctionnaire est prévisible alors que la racaille est totalement opportuniste…

  2. Doit-on assimiler a l’ensemble des lycéens les casseurs et agitateurs, n’y a-t-il pas un forte proportion de non-lycéens parmis eux ?

    1. Fut une époque où les travailleurs manuels étaient systématiquement considérés comme des comploteurs et des agitateurs, d’où justement la lutte des classes car ça exaspérait d’honnêtes ouvriers d’être traités de racaille par d’authentiques délinquants en col blanc…

  3. On peut aller chercher tous les ministres imbéciles et leurs réformes stupides qui nous ont conduit ou nous en sommes… leur demander des comptes et appliquer des sanctions!

  4. Il me semble que le budget de notre éducation nationale n’a rien à envier à ceux d’autres pays dits développés, par contre nos résultats sont nettement plus mauvais. Le manque de moyens n’en est donc pas la cause principale, mais peut être une tendance depuis trop longtemps à rabaisser l’autorité de l’enseignant, multiplier les « réformes » en tous genres, sacrifier l’essentiel (la langue et les mathématiques) au superflu, voir au cocasse, vider de leur sens certains enseignements fondamentaux comme l’histoire et le géographie. Enfin par une administration pléthorique, centralisée et noyautée par une multitude comités, et groupes de pression dont il serait urgent d’analyser leur simple utilité. Un management totalement à revoir.

  5. Tout cela part de l’utilisation de la vieille technique du piquet de grève. Une minorité (lycéens ou pas) bien organisée (par qui ?) met en place tôt matin une équipe de gros bras (lycéens ou pas) et divers obstacles (bacs poubelles toujours disponibles) à l’entrée des lycées. Il s’en suit des heurts à la rentrée des élèves et personnels qui veulent en grande majorité travailler… intervention des forces de l’ordre…bagarres, incendies des poubelles….la presse accourt, et c’est parti……

  6. Excellent article qui respecte ces  » jeunes  » en exposant franchement les enjeux de l’instruction, de la formation et… de leur avenir.
    A contrario, le cynisme manipulateur de la gauchosphère qui les flatte démagogiquement est répugnant, notamment LFI qui profite sans vergogne de l’agitation et des émeutes lycéennes et estudiantines pour recruter ses futurs meneurs du type Manon Aubry ou Mathilde Panot.

  7. Ils viennent de rentrer de vacances et ils ont déjà surchargés cette bande de fainéants que l’on cultive dans cette République depuis l’arrivée au pouvoir des glandus de 68. Quelle honte tout ce ramassis de bons à rien auxquels et à leur famille il faut supprimer à vie toutes les aides publics pour payer la facture. Notez que majoritairement comme les vieux cons même s’ils sont Maires ou Députés qui les incitent à casser et à brûler sont majoritairement des assistés de la République depuis qu’ils sont au monde. Trouvez l’erreur.

    1. pas un mot de votre part sur la réalité que vivent ces jeunes, juste une morale à deux sous, et comme d’ordinaire aucune empathie. Rien sur la dévalorisation des programmes, rien sur les cagoulés, les voyous chargés de décrédibiliser le mouvement : ce sont eux qui mettent le feu. Et vous faites semblant de ne pas le savoir.

  8. Ceux qu’on entend et qu’on voit dans les manifs ne représentent pas la majorité, mais néanmoins ils sont nombreux. Cette mentalité n’est pas rassurante pour leur propre avenir et celui de la France. Je préfère la mentalité des Japonais.

  9. Ils rappellent les soixante-huitards en plus jeunes et plus écervelés. Le niveau a baissé de façon inverse à la violence. Quant aux revendications, il y a beaucoup de griefs à faire à l’encontre l’Éducation Nationale en regard des sommes investies, mais les leurs sont floues, illisibles.

    1. Les mêmes causes engendrent les mêmes effets. Les soixante-huitards s’opposaient en effet à un projet d’instaurer la sélection à l’entrée de l’Université. De nos jours alors que les lycéens revendiquent l’abolition de Parcoursup’ rendant à moitié zinzin pratiquement trois lycéens sur quatre…

  10. Oui tous ces jeunes n’ont encore pas accès au travail, mais grandir auprès de parents qui se donnent et voient que le travail ne paie plus, par contre, ça c’est leur quotidien.
    Si vous saviez ce que les jeunes apprennent de leur quotidien….
    Quant aux poubelles et incendies qui prennent plus de place dans les médias que tous les mouvements calmes et solidaires ayant un but commun; c’est tristement aussi le quotidien des élèves. Il suffit d’un seul élève qui devrait être en IME mais qui est dans le système classique parce que les IME ferment, et c’est toute la classe qui décroche à cause d’un seul enfant perturbant la classe….
    Svp, allez plus loin dans votre article, c’est tout un système éducatif qui est à reconstruire pour le bien de tous

  11. ce « mouvement  » n’a rien de spontané ; en effet il est en préparation depuis plus de 15 jours répondant d’un coté à la visite papale et de l’autre préparant des actions encore plus violentes en cas de victoire électorale non conforme à leurs souhaits ; les commentaires Orange ont annoncé leur fermeture 15 jours avant ces évènements de façon à éviter d’informer en direct les citoyens . Quant à qui doit payer la réponse est dans la question : ceux qui ont cassé ou leurs parents mais il pourrait y avoir d’autres mesures par exemple un émeutier identifié ne pourrait plus postuler dans l’administration et pourrait être inéligible à vie ( comment peut-on imaginer un casseur à la tête de l’état ????) mais pour cela il faut du courage ce qui n’est pas la qualié première de nos politiques !!!!

  12. Se victimiser. C’est le mantra des vrais meneurs de ces casseurs ! Pour les quelques lycéens malléables à souhait qui « manifestent » leur soi disant petits malheurs et pour tout les autres qui s’en donnent à cœur joie pour tout casser, incendier s’en prendre aux FO , aux pompiers même…. Aucune clémence ne devrait s’ appliquer et les parents devraient payer ! Mais nous sommes dans un pays laxiste rempli de couilles molles et qui a la culture de l’excuse donc il ne se passera ENCORE rien. Et c’est encore et toujours les mêmes crétins qui paieront la note. Bienvenu à bisounoursland ! Mais pourquoi perdre encore son temps à commenter et relater ces « petits incidents » de la vie courante ? Alors que nous savons tous pertinemment que rien ne changera ?

  13. Comment s’étonner que il y a de moins en moins de professeurs, puisque les professeurs peuvent se faire tuer prendre des coups de couteaux, sont insultes ne peuvent plus faire des cours d’histoire comme ils veulent parce que sinon c’est du racisme etc. nous sommes dans une France qui coule à cause de cette gauche qui donne plus du tout de repères tout ça aussi à cause de l’immigration ou c’est Jeunes ont la chance d’aller à l’école avec des parents qui s’occupent pas du tout de leurs enfants

    Si on faisait payer, ces dégradations, et je pense pas qu’ils le feraient aux parents leur enlever l’APL

    Ont sait très bien qu’ils sont manipulés par L. F.I et ses députés devrait être dégagés ainsi que ce mouvement qui ne prône que la haine.

  14. Les fameuses revendications ne sont qu un prétexte pour foudre le bordel et ne rien faire car les vacances scolaires commencent le 17 octobre
    Encore un trimestre de perdu
    Quant au gouvernement, ces membres font du commentaire des événements mais n agissent pas

  15. Les « élèves » cagoulés, n’en sont pas. Ce sont des terroristes et doivent être traités comme tels. C’est à dire neutralisés systématiquement. Ce n’est pas difficile. Il manque juste la volonté de ramener l’ordre qui semble profiter au Système. Le chaos pourrait lui permettre de se maintenir en entretenant un climat de peur, comme la menace de guerre avec les Russes qu’on nous ressert régulièrement.

  16. La quête du pouvoir rend fou et ce à tout âge.
    Ce qu’entendent imposer le petit nombre de protestataires, c’est la prise d’un pouvoir en réalité imaginaire, une chimère, au prétexte de représenter une minorité de délaissés ou victimes d’un monde cruel, ce qu’ils risquent par ailleurs de devenir à leur majorité.
    Ils ont donc besoin d’être écoutés, confortés et rassurés à court terme pour que s’instaure un climat de confiance propice à des négociations raisonnables.
    Cela ne peut se faire avec des possibilités d’aboutir que si les gouvernants aux postes de responsabilité admettent , comme ce fut le cas au siècle dernier et dans un passé récent, les réalités du moment et le bien-fondé de certaines revendications.
    Hors, depuis la dissolution de 2024, les gouvernants actuels et leurs prédécesseurs qui défilent sur les plateaux des chaînes d’information, ignorent sciemment les réalités, sociales et sociétales puisqu’elles concernent un peuple successivement confiné, brimé surtaxé, accusé, méprisé voire ignoré.
    Dans cette situation qui place la France sur le devant de la scène internationale, ce qui est primordial, c’est que le gouvernement reste en place afin que chaque ministre et les membres de son cabinet fantôme conservent leurs postes le plus longtemps possible QUELLES QUE SOIENT LES CIRCONSTANCES !
    Entiende.

  17. Pourquoi faut-il donner le « bac » à tout un chacun? À un tas de gens qui n’en auront jamais besoin? Qui n’en sont pas dignes? Qui, meme avec un bac, ne sauront rien faire de leur vie?
    Il y a eu une petitions récemment d’étudiants en psychologie qui réclamaient un troisième redoublement de la première année de la fac (ce sont de misérables « partielles » qu’ils ratent coup après coup…. au lieu de mourir de honte, il la rendent publique.
    Les profs, victimes de la methode globale, ne sachant ni enseigner ni réfléchir, ne pourront plus rien leur apprendre. L’enseignement s’est transformé en dictee pour les nuls. C’est une grande tricherie. Une catastrophe.

  18. « Les lycéens dénoncent le manque de moyens mais incendient leur lycée ….!? »
    Dans ces conditions l’on peut s’interroger sur le niveau d imbécilité maximum des auteurs !
    Comment peut-on réclamer de l’argent d’un coté et tout casser de l’autre ????
    ce qui va entrainer des travaux énormes de restauration. Casseurs, payeurs.
    Les parents doivent rembourser si leurs enfants sont mineurs car ils sont civilement responsables. Les majeurs, doivent rembourser tous les frais jusqu’au dernier centimes par tous les moyens !
    Nos dirigeants étant faibles et incompétents laisseront faire, comme d’habitude, et les con…tribuales vont devoir payer !? D’où l’impérieuse nécessité de virer tous nos politiques une bonne fois pour toute !

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