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vendredi 2 octobre 2026

Les lycéens dénoncent le manque de moyens et… incendient leur lycée

Temps de lecture : 3 minutes

Depuis le 18 septembre, des lycéens manifestent partout en France. Leurs revendications sont multiples : manque de professeurs, classes et emplois du temps surchargés, établissements délabrés, pression de Parcoursup… Le 2 octobre, plus de 400 établissements étaient encore fermés. La veille, les forces de l’ordre ont procédé à environ 2 000 interpellations selon le ministère de l’Intérieur – avec plus de 300 policiers et gendarmes blessés. Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a parlé de 65 personnels blessés, dont 40 proviseurs depuis le début du mouvement.

Bien sûr, tous les lycéens ne peuvent être mis dans le même sac. Certains rassemblements étaient plutôt bon enfant et les élèves avaient l’air ravis de ne pas être en cours. Mais la médiatisation aura montré un certain nombre de violences et de saccages. À Paris, une policière a été poursuivie et frappée au sol par des jeunes, dont l’un d’eux a appelé à la tuer. À Marseille, un camion de pompiers a été brûlé. À Nantes, un lycée récemment rénové a été incendié alors que des personnes se trouvaient encore à l’intérieur. Ailleurs, des jeunes ont jugé pertinent de lancer des poubelles sur les voitures du haut d’un pont.

Le mouvement est une aubaine pour les élus LFI : Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, a dansé avec des lycéens devant une poubelle enflammée ; la députée Mathilde Panot, révolutionnaire de pacotille, a enjoint les lycéens à rester « dignes » et « disciplinés » ; d’autres, comme le député Antoine Léaument, ont été pris à leur propre piège et ont fait volte-face lorsque les lycéens ont commencé à déclencher des incendies.

« On fait la grève », affirment certains élèves. Ils dénoncent des emplois du temps surchargés d’un côté, et un manque de professeurs de l’autre. Ils dénoncent un manque de professeurs, mais les agressent. Ils dénoncent des locaux insalubres et un manque de moyens, mais détruisent les leurs. Ils dénoncent l’absence d’égalité des chances, mais bloquent leurs lycées au lieu de travailler d’arrache-pied. Ils agressent les forces de l’ordre, mais veulent qu’on leur donne le bac au lieu d’envoyer la BAC.

Ces revendications, pétries de contradictions, devraient être prises pour ce qu’elles sont : celles d’adolescents qui n’ont aucune idée de la réalité du monde du travail et de l’impact que l’IA aura sur ceux qui ne veulent pas travailler. De quelle grève peut-on en effet parler lorsqu’on est encore qu’un lycéen ? C’est un droit des salariés ; ce qu’ils ne sont pas. Un lycéen, par définition, ne travaille pas. Il se forme et crée de la valeur pour lui-même, pas pour les autres, raison pour laquelle il n’est pas rémunéré. L’existence même de syndicats lycéens n’a pas plus de sens. S’ils se plaignent d’avoir cours de 8h à 18h, à quoi va ressembler leur vie professionnelle ?

Il est vrai que le métier d’enseignant n’attire plus ; que certains établissements sont dans un état lamentable ; que Parcoursup incarne l’imposture du système éducatif. Mais ce n’est pas une raison pour tomber dans le misérabilisme. Les jeunes qui manifestent tombent dans le panneau du discours victimaire entretenu par la gauche socialiste : le système les opprime, le mérite n’existe pas, l’école est un droit. La réalité est qu’une part non négligeable d’entre eux n’a rien à faire à l’école et ferait mieux d’apprendre un métier – une voie tout aussi honorable que les études. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a cédé au chantage et a renoncé aux frais d’inscription pour les élèves non boursiers en classes préparatoires et en BTS. Reste la question essentielle : les factures des dégradations seront-elles envoyées aux parents ? Les responsables seront-ils condamnés par la justice et exclus définitivement de leurs établissements ? Nul ne le sait.

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