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samedi 19 septembre 2026

La baisse de niveau en mathématiques freine la croissance économique

Temps de lecture : 5 minutes

La rentrée scolaire se profile, mais rien ne laisse présager que l’école va cesser d’être « La fabrique du crétin » (titre du livre de Jean-Paul Brighelli, paru en 2005) qu’elle est maintenant depuis une cinquantaine d’années. Cet effondrement a des conséquences économiques. Les entreprises sont particulièrement inquiètes de la baisse de niveau en mathématiques.

Dernièrement, à propos des startups, nous avons mentionné une étude du cabinet de conseil EY qui mettait en valeur les atouts de la France dans la course à l’innovation, évoquant notamment « une excellence toute particulière dans les mathématiques ».

Il est vrai que notre pays « figure au plus haut dans les classements internationaux pour sa recherche mathématique de pointe » comme l’écrit le professeur au Collège de France Pierre-Michel Menger dans « La Jaune et la Rouge », la revue des anciens de Polytechnique. Ne comptons-nous pas quatorze titulaires de la médaille Fields (considérée comme le « Nobel » des mathématiques), soit autant que les Etats-Unis ? De même ne sommes-nous pas au deuxième rang (loin derrière les Etats-Unis cependant) pour le nombre d’orateurs aux séances plénières des congrès internationaux de mathématiques, qui se tiennent tous les quatre ans depuis 1893 ?

Le piètre niveau des Français en maths

Paradoxalement, en dessous de cette élite, c’est le vide sidéral. Nous nous en sommes régulièrement désolés dans ces colonnes : les enquêtes internationales (TIMSS, PISA) montrent que le niveau des élèves français en mathématiques (mais pas seulement !) se dégrade de manière continue depuis des années. Dans l’enquête Timss 2023, qui les a évalués en CM1 et 4ème, ils arrivent respectivement en dernière et avant-dernière position de l’Union européenne (UE). Ils sont en dessous de la moyenne de l’OCDE.

Une étude du haut-commissariat à la stratégie et au plan montre que la dégradation date au moins de 1975. C’est dire la responsabilité de tous les gouvernements depuis cette date. De la loi Haby sur le collège unique (1975) jusqu’à la réforme du lycée (2019) ayant rendu les mathématiques optionnelles en première et terminale générales (réforme en grande partie annulée depuis), en passant par les 80% d’une classe d’âge au bac de Chevènement (1985), nos dirigeants se sont évertués à baisser le niveau dans tous les domaines. Et il faut bien leur reconnaître une chose : ils ont réussi !

A tel point que seule la moitié des élèves qui entrent en sixième trouve la bonne réponse à la question « Combien y a-t-il de quarts d’heure dans 3/4 d’heure ? », notait, en 2023, le Conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN). Sur une ligne graduée de 0 à 5, seuls 22% placent correctement la fraction 1/2. Et que dire des élèves en math sup qui ne savent pas calculer l’aire d’un disque ?

Un drame humain et social

Cette situation est d’abord dramatique pour les personnes concernées. L’enquête Piaac (Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes) de l’OCDE a révélé, en 2023, qu’un adulte (16-65 ans) sur quatre en France ne maîtrisait pas les compétences de base permettant de bien utiliser l’information qui leur parvient dans leur vie quotidienne.

L’Insee, dans une note d’octobre 2025, estime que 10% des personnes âgées de 18 à 64 ans en France éprouvent des difficultés à l’écrit et 12% en calcul et qu’elles s’insèrent moins bien sur le marché du travail : six sur dix seulement ont un emploi, contre huit sur dix pour celles qui ont une bonne maîtrise dans ces deux domaines.

Cela a nécessairement un coût social et financier. Un mauvais niveau scolaire est facteur de chômage et pèse sur les comptes publics. Rien que pour les 76.000 jeunes qui quittent chaque année l’école sans diplôme ou au mieux avec le brevet, le Boston Consulting Group (BCG) a calculé que le décrochage scolaire coûtait 340.000 euros par jeune (260.000 € de manque à gagner fiscal, et 80.000 € de dépenses publiques). Au total, chaque année, notre société contracterait ainsi, mécaniquement, une dette publique de l’ordre de 26 milliards d’euros. Rien que pour les décrocheurs scolaires ! Imagine-t-on la somme que peut représenter la baisse du niveau scolaire dans son ensemble ?

Les maths sont partout

Pour en revenir aux vraies mathématiques, soit autre chose que les fractions ou les additions, elles représentaient en 2019, selon les calculs de l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions (Insmi-Cnrs), 381 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit 18 % du total de l’année. Toujours d’après l’Insmi, 13% des emplois en France sont concernés par les mathématiques : 32% dans le secteur de la finance et des assurances ; 44% dans l’industrie pharmaceutique ; 72% dans la R&D ; 79% dans l’informatique…

Olivier Andriès, directeur général de l’équipementier aéronautique Safran, s’inquiétait en début d’année 2026, devant les sénateurs, de la baisse du niveau des élèves en mathématiques. Pour lui, c’est une « bombe à retardement » pour l’économie française. Non seulement les maths « forment l’esprit, permettent de comprendre, d’analyser », d’avoir « une stratégie rationnelle d’analyse des problèmes », mais elles sont désormais partout dans notre société, même si nous ne nous en rendons pas compte.

Comme le dit le philosophe et mathématicien Olivier Rey, « Nous sommes comme les passagers d’un paquebot qui, pour jouir de leur croisière, doivent tout ignorer de ce qui se passe dans la salle des machines. Cela étant, le paquebot ne traverserait pas la mer sans ses machines et ses machinistes. » De même, alors que notre monde « est de plus en plus façonné par la technologie », nous avons de plus en plus besoin des mathématiques. A cet égard, dit Olivier Rey, « continuer de miser sur la technologie sans entretenir les facultés humaines qui la rendent possible » est particulièrement curieux. Ainsi craint-il que la baisse du niveau en mathématiques ne signe le déclin de l’Occident.

L’importance du capital humain

La sophistication accrue de l’économie exige non seulement une parfaite maîtrise des compétences de base pour tout un chacun, mais aussi de plus en plus de personnes à l’aise en mathématiques pour analyser des données et résoudre des problèmes à l’heure de l’automatisation et du tout numérique.

Nous avons aussi besoin des maths pour innover dans la recherche médicale et pharmaceutique, développer l’IA et les ordinateurs quantiques, construire des centrales nucléaires, assurer la sécurité de nos échanges informatiques, etc.

Une note du Conseil d’analyse économique (CAE) de 2022 montre clairement que les pays dont la population est bien formée, avec un bon niveau en mathématiques, sont plus performants que les autres en matière d’innovation, de diffusion des technologies et surtout de productivité. C’est par exemple le cas de Singapour, du Japon ou de la Corée du Sud.

Citant des études universitaires, la note relève que les scientifiques et ingénieurs travaillant en R&D sont à l’origine de 50% de la croissance de la productivité américaine à long terme, et qu’il existe un lien de causalité positif entre les études scientifiques et les revenus des individus, théoriquement liés à leur productivité.

Notre appauvrissement relatif – le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat est passé de 21.586 $ en 1990 à 62.556 $ en 2024 en France pendant qu’il passait de 23.888 $ à 85.809 $ aux Etats-Unis – a de nombreuses causes. Notre faible niveau en mathématiques et la formation insuffisante d’ingénieurs et de scientifiques en est une (nous ne formons en France que la moitié des ingénieurs dont nous avons besoin).

Performance éducative et croissance économique sont étroitement liées. Une note de la Direction générale du Trésor insiste sur une évidence : le capital humain est un moteur essentiel des gains de productivité et donc de la croissance de long terme.

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23 réponses

  1. Les mathématiques évidemment et les sciences aussi !

    Par contre former plus d’ingénieurs ne résoudra pas le problème si une part importante d’entre eux continue d’être cantonnée à des tâches d’exécution. Plutôt que de multiplier artificiellement les Bac+5 et pour compenser ce gaspillage de compétences (et de coût de formation), la surqualification structurelle et la mauvaise allocation du travail technique en France, la priorité est de recentrer les ingénieurs sur leurs véritables missions d’ingénierie, d’innovation et de conception complexe, tout en revalorisant les filières courtes (BTS, BUT) et le statut de technicien supérieur.

  2. Ce n’est pas que le niveau en mathématiques qui freine la croissance économique de la France c’est l’incurie générale et la culture de la fainéantise et de l’assistanat.

  3. Un niveau minimum de math (règle de trois, pourcentages, etc.) ELIMINATOIRE, permettant de comprendre l’économie devrait être exigé dans tout examen. A une époque 5 fautes à une dictée étaient bien éliminatoires !

  4. Autre problème : les ingénieurs sont sous payés de nos jours. Le salaire d’entrée dans le monde du travail s’est érodé, les augmentations poussives. Il faut ajouter à cela la sacro-sainte redistribution qui rabote le peu qui restera. Egalement le fait bien français qu’un manager doit forcément(!) gagner plus que les ingénieurs managés. Le tout dans un contexte souvent exigeant en matière d’horaires et de stress. Le bilan de tout ceci est que les bons que nous avons formés soit se résignent et bossent avec leurs pieds, soit partent ailleurs pour les plus motivés ou ont pour toute ambition de devenir manager….

    1. Les ingénieurs ne sont pas sous-payés, ils sont rémunérés à la hauteur de leurs compétences, du temps d’activité hebdomadaire et du service rendu. Ne vous en déplaise. Compte tenu des contraintes, de la valeur des diplômes (de plus en plus dévalorisés) et du stress actuels que vous évoquez, nous (les ingénieurs, pour ma part je travaillais dans la plasturgie) aurions du gagner dix fois plus il y a trente ans. J’estime donc qu’ils sont surpayés (pour une bonne partie) au regard de la valeur ajoutée à notre pays. Et c’est une évidence : qualitativement, beaucoup de pays nous ont dépassé.

  5. « Combien y a-t-il de quarts d’heure dans 3/4 d’heure ? »
    Désolé, la « bonne » réponse n’est pas « 3 » mais une infinité puisqu’il y a autant d’intervalles durant un quart d’heure entre 0 et 45 minutes.

  6. Sur X Dr Alexandre affirme que la baisse des scores aux tests internationaux sur les maths était due aux élèves d’origine étrangère. Est ce vrai?

    1. Ne pas faire l’effort de chercher par soi-même une réponse à une question que l’on se pose ressemble à de la paresse intellectuelle, voire à un renoncement face à la désinformation.
      En effet, en 2026, on dispose à portée de clic, de la quasi-totalité du savoir humain.
      Just do it (juste fais le).

    2. C’est une hypothèse qui n’est pas farfelue. Mais elle n’explique pas tout : de nombreux pays ont une forte immigration sans pour autant descendre dans les classements internationaux comme la France. Un problème d’intégration alors ?

  7. Bonjour.
    Merci pour ce rappel. Nous en avons une explication dans les âneries décrétées dans la politique « climatique » et énergétique de la France à travers ces deux exemples :
    1. La priorité donnée à l’atténuation (net zéro en 2050) plutôt qu’à l’adaptation nécessaire aux changements climatiques :
    – Stock de CO2 dans l’atmosphère : environ 4000 milliards de tonnes
    – Apport anthropique net annuel : environ 20 milliards de tonnes/an
    – Croissance annuelle du stock : +0,5%
    – Contribution nette de la France : environ 200 millions de tonnes/an
    – Contribution annuelle de la France à l’accroissement du stock : +0,005%
    La conclusion naturelle devrait être l’arrêt de la politique zéro émissions en 2050.
    2. La promotion de l’hydrogène « vert »: Quand il souffle (30% du temps en étant optimiste), le vent fait tourner une éolienne qui produit de l’électricité qui alimente un électrolyseur qui produit de l’hydrogène qui est stocké sous très haute pression puis transporté puis dépoté dans le réservoir du véhicule qui alimente une pile à combustible qui produit de l’électricité…
    Si on connaît les principes de la thermodynamique, notamment le premier et le second, ce « cycle » qui n’en est pas un a un rendement largement négatif.
    C’est comme fabriquer du caramel pour en extraire le sucre mais en beaucoup plus compliqué !
    Merci à Contrepoints pour son existence et courage aux valeureux rédacteurs et animateurs de ce média qui porte malheureusement trop bien son nom !
    Salutations.

  8. Les élèves français sont en moyenne devenus mauvais en math en comparaison internationale ou ce sont les autres qui sont devenus meilleurs? On peut être dernier sans pour autant être mauvais. Reste à connaître vraiment les critères qui déterminent ces classements.

    Si dans les hautes technologies comme l’IA les français sont bon en mathématiques, ils ne le sont pas devenus par hasard. Ces classements se base uniquement sur l’école obligatoire? Si c’est l’enseignement qui par des choix politiques ont fait baisser le niveau en math et dans le reste des branches scolaires. Il y a effectivement un problème en amont dont ce mauvais classement expliquerait bien des choses.
    Ceci dit, un mauvais niveau scolaire n’ hypothèque pas forcément une carrière professionnelle. Moi en Suisse, j’étais à l’école un élève médiocre. J’ai fais un apprentissage de peintre en bâtiment, des études professionnelles supérieures avec un diplôme et un titre de chef d’équipe peintre qui correspondrai en France à un bac+2 pro. Et j’ ai ouvert mon entreprise de peinture. Après ça, je dis au jeune, ne suivez surtout pas mon exemple de mauvais écolier. Travaillez à l’ école.

    1. @Dominique C’est les deux : les français sont globalement devenus moins bons et le reste du monde a progressé. Les français sont devenus moins bons pour tout un tas de raisons : suppression des redoublements, classes totalement hétérogènes, manque d’autorité des enseignants, enseignants lâchés par leur hiérarchie, programmes allégés, nombre d’heures fortement diminué en maths au profit de débilités, parents ingérables, enfants ingérables, profs démotivés…… En réalité , le fait qu’il reste encore quelques jeunes correctement formés tient à l’énergie des parents, celle des enseignants et des enfants lesquels travaillent au milieu de ce monde de fous furieux.

  9. Ce billet d’alerte n’évoque pas les causes multiples ni comment nous extraire de ces « chutes » . Ya-t-il de bonnes études ou livres sur les causes ET, PUIS, sur les solutions réalistes ?
    Un polytechnicien ayant exercé à hauts niveaux publics et privés mais issu de milieux ouvrier et paysan du fin fond de la France met en avant la chute des niveaux des instituteurs devenus des institutrices de formations littéraires n’ayant elles-mêmes pas eu comme instituteurs les hussards polyvalents d’autrefois.
    Des politiques et ministres réalistes abandonneraient la solution de l’instituteur pour 2 ou 3 « professeurs » pédagogues et enthousiastes pour leurs disciplines.

    1. Vous n’avez pas réglé votre différent avec votre mère ?
      Vous auriez dû écouter Luc Ferry hier sur LCI qui vantait les qualités des institutrices de primaire (il a ajouté « et instituteurs mais ils sont moins nombreux ») qui font un travail remarquable et sont impliquées mais doivent appliquer les directives des ministères, qui décrètent par exemple la réduction du temps consacré aux fondamentaux pour « enseigner » l’écologie, le respect de l’autre etc.
      Petite question : j’imagine que pour vous un chef, un décideur, est forcément un homme, alors selon vous qui décide ces directives stupides ? Les ministres de l’éducation de ces 4 dernières années étaient des hommes ou des femmes ?

  10. Remarques liées à mes (mauvais) souvenirs de classe au sujet de l’enseignement des mathématiques :
    . beaucoup d’enseignants ont une (très) mauvaise pédagogie, ne sachant pas expliquer à des élèves peu disposés vis-à-vis de cette matière : principes, démarches ou théorèmes sont assénés parce que « c’est comme ça » au lieu d’amener les élèves à « s’approprier » la « démarche mathématique » si singulière (ce que je ne conteste pas : encore faut-il « amener » les élèves vers elle) par rapport aux conduites quotidiennes ;
    . comme les enseignants de sport, les professeurs de mathématiques ont tendance à s’intéresser aux 10 % de la classe qui sont les meilleurs et se bornent à laisser beaucoup d’autres élèves stagner, voire être humiliés ou brimés dans un « univers » aussi hostile qu’incompréhensible ;
    . l’enseignement des mathématiques aux « littéraires » (= élèves « non scientifiques ») consiste à proposer une version « diminuée » du programme de mathématiques « classique » comme des « sous-équations » ou autres notions sans aucun intérêt car les élèves ne s’en serviront jamais dans la suite de leur existence : c’est comme si un enseignement « sadique » obligeait des handicapés physiques à effectuer des cabrioles dont ils sont incapables !

    Pour assurer le niveau d’une nation en mathématiques, il est crucial de donner à chacun une culture générale « de base » dans cette matière, de même qu’une bonne pratique sportive répandue dans un peuple constitue le « terreau » favorable à l’ « éclosion » d’élites, voire de champions. Plus généralement, il est inadmissible que le citoyen moyen d’un pays développé soit dépourvu d’une culture scientifique de base. En plus de former des « matheux » performants, l’enseignement des sciences doit viser à munir chacun d’un « bagage scientifique de base » comme des notions de statistiques (ex : comment ont construit un sondage), de probabilités, de chimie et de physique élémentaires, d’astronomie, etc., tout ce que les citoyens d’un pays moderne doivent maîtriser, histoire de ne pas gober aveuglément des sornettes, comme des sondages mensongers ou mal construits ou encore de l’astrologie décérébrante.

    Cela n’est pas impossible si l’enseignement des mathématiques n’est pas exclusivement conçu par des « fruits secs » et autres « forts en thème » indifférents à la nécessité cruciale de donner à chacun une culture scientifique MOYENNE de base au lieu de singer vainement une formation « pointue » pour matheux (laquelle est par ailleurs indispensable). Lorsque je suivis un enseignement à Sciences-Po Paris (à l’époque non contaminé par la peste « wokiste »), on me donna des cours de base de statistiques, de probabilités et autres notions « scientifiques » de base : bien que « pas doué en maths », je pouvais comprendre cela et je m’en souviens encore plus de 45 ans après ! Comme quoi, il est possible de donner une culture scientifique de base à des élèves ou étudiants d’intelligence moyenne sans prédisposition scientifique…. à condition de ne pas déconnecter totalement une compréhension minimale de l‘abstraction du bon sens.

    1. Deux de mes enfants ont « vécus » l’école en France et deux au Canada. Deux systèmes différents. Au Canada il n’y a pas de mise en boîte des étudiants: littéraires ou mathématiques. Les mathématiques sont enseignés en corrélation avec la vie pratique. Le cours se déroule d’une façon logique. Une formule est présentée à l’étudiant, expliquée et mise en pratique durant tout le cours avec des exercices. L’étudiant devra faire 10, 15 exercices dans l’heure, pourra demander de l’aide à l’enseignant ou à d’autre étudiants de sa classe, qui ont compris la démarche mathématique. Si l’élève arrive au résultat d’une opération avec une autre formule, une autre façon de procéder cela est accepté. Aucun devoirs à la maison, aucun stress et une estime de soi préservée!

  11. Les scientifiques bossent essentiellement dans le privé ( en France mais aussi a l étranger notamment aux usa) pour des carrières beaucoup plus attractives et rémunératrices
    Il reste comme prof de maths des glandus qui ne pensent qu aux vacances et à faire grève

  12. Quelle catastrophe, ancien de math sup et spé en 1973/76, puis ingénieur, je suis effrayé par cette lecture, calcul de l’aire du disque, wouah, nous s’était topologie dès la première semaine de sup… Je donne des cours en école d’ingénieurs, que dire du niveau de français, des cours de rattrapage leur sont donnés en première année… Mais je suis un vieux « boomer » qui ne doit rien comprendre à notre société numérisée.

  13. Les étudiants scientifiques se tournent tres majoritairement vers le privé ( France UE mais aussi usa) car les opportunités da carrières et financières y sont nettement meilleures
    Puis restent les cancres qui intègrent l EN pour glander ( vacances nombreuses et aucune obligation de résultats)

  14. Un simple rappel . Dans les années 1960 le programme de Mathématiques élémentaires (Second bac, terminale du Lycée) se developpait en 6 Livres. Arithmétique, Algèbre, Géométrie , Géomérie Analytique,Ttigonométie, Cosmographie.. Ces livres avaient entre 200 et jusqu’à 400 pages ( Géométrie). Puis, à partir des années 2000, il ne restait qu’un seul livre de Math en Terminale.
    Etions nous des Génies ? NON ! Savions nous Tout sur le bout des doigts ? Non bien sûr ! Et les réussites étaient très loin des 90 % actuels.
    Sont-ils Nuls ? Non, ils avalent le peu qu’on leur demande,, on aurait fait pareil. Pourquoi cet effondrement fut il planifié par étapes succesives sur 50 ans ?
    Comprenez bien qu’il serait intolérable, surtout depuis Macron, que la Nouvelle-France, qui peine à comprendre le Français, soit exclue des 92% (eh OUI !) de réussites au Bac. Les stats précises auraient parlé . Alors, Tous Bacheliers, même si ça ne signifie plus RIEN!

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