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mardi 14 avril 2026

La France et l’Italie contre le Mercosur

Temps de lecture : < 1 minute

Paris n’est plus seul à bloquer la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Bolivie), le marché latino-américain en voie d’intégration. La présidente du Conseil italien Georgia Meloni et le président français Emmanuel Macron se sont mis d’accord sur la nécessité d’un report du vote définitif sur l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, à deux jours de l’échéance.

La France s’efforce de réunir d’autres pays de l’Union, comme la Pologne, afin de former une minorité de blocage contre cet accord négocié par la Commission européenne. Un vote est prévu à Bruxelles cette semaine. Mais Emmanuel Macron de retour en première ligne sur ce sujet explosif, bien que positif pour les exportateurs français de tout ordre, y compris au sein du monde agricole et agro-alimentaire (vins et produits laitiers notamment) et néfaste, semble-t-il, seulement pour la filière de la viande bovine (alors que les autres secteurs agricoles devraient bénéficier de l’ouverture d’un marché de 300 millions d’habitants) risque de se prendre un camouflet en Europe.

« A ce stade, le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français », a-t-on fait valoir dans l’entourage du chef de l’Etat. « Les exigences françaises n’ont pas été remplies. Mais malgré la demande française, la Commission européenne a confirmé lundi sa volonté de signer l’accord samedi au Brésil, ce qui implique d’avoir l’aval d’une majorité qualifiée d’Etats membres. Laquelle est clairement acquise.

Emmanuel Macron pourrait jouer son va-tout à l’occasion d’un sommet européen jeudi et vendredi à Bruxelles, lors d’un bras de fer épique avec l’Allemagne, déterminée, elle, à voir le texte aboutir. Un éventuel report est la dernière carte de la France.

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6 réponses

  1. Le grand remplacement, quoi qu’on en dise, existe déjà ou est en bonne voie en terme de population et de citoyens. Même constat pour l’industrie en berne en France et remplacée par la Chine et autres pays à l’industrialisation croissante. L’accord du Mercosur scelle le même phénomène pour l’agriculture française, qui sera progressivement remplacée par des importations produites selon des normes beaucoup moins contraignantes avec des main-d’oeuvres plus productives.
    Dans 20 ans, en France , à ce rythme, il n’y aurait plus que des fonctionnaires, des retraités, des chômeurs et des allocataires et quelques rares travailleurs non remplaçables par l’IA et les automatismes. Le système craquera bien avant, et ce sera douloureux.

    1. L agriculture et notre industrie doivent rebondir en Amérique latine grâce à l accord du MERCOSUR qui nous offre ce grand marché…
      Toujours étonnant ces soi-disant libéraux qui n ont qu une seule idée le protectionnisme

      1. Notre agriculture va rebondir en Amérique du Sud ?
        Faudra m’expliquer car on ne va pas exporter de blé, ni de maïs ou d’oléagineux dans ces pays. En ce qui concerne les légumes, la France est devenue déficitaire depuis l’année dernière. C’est dire le gouffre abyssal qui nous attend avec le Mercosur.
        Rassurons nous, nous allons exporter du quelques vins et spiritueux et des produits cosmétiques. Et nos « amis » allemands pourront exporter leurs bagnoles ! Ca vaut bien la mise à mort de notre agriculture…

  2. Ce qu’il faut faire pour l’agriculture, c’est la libérer de toutes les contraintes administratives néfastes et du poids des administrations : en effet, de moins en moins d’agriculteurs supportent de plus en plus de fonctionnaires et d’inspecteurs en tous genre qui les mènent au désespoir et à la ruine.

  3. Élimination certaine et méthodique de tout les agriculteurs et artisans de ce pays au profit des « gros » ; concocté par ce soi disant président qui veut sa place dans la future structure européenne. Il sacrifiera tout pour y arriver ! Rien ne l’arrêtera et il a encore le temps de finir son travail de sape. La seule solution ? Renverser tout ce système. Mais nous ne sommes plus nos ancêtres qui descendaient dans la rue avec les fourches et s’occupaient des « nobles têtes » de ces gens. Alors, nous laissons faire et faisons des pétitions…. Alors que nous devrions tous être dans la rue avec nos agriculteurs !

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