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mardi 21 juillet 2026

La France remballe sa taxe sur les petits colis

Temps de lecture : 2 minutes

Un repli tactique sur des positions défensives préparées à l’avance, c’est ainsi que la propagande des pays en guerre présente généralement une déroute militaire. Le gouvernement français a admis qu’il devait changer son fusil d’épaule dans sa lutte contre les plateformes asiatiques au vu de la facilité, sans aucune surprise, avec laquelle la taxe nationale sur les petits colis est massivement contournée depuis son instauration en mars.

Car les acteurs visés – Shein, Temu, AliExpress, etc -, régulièrement accusés de concurrence déloyale et à qui il est reproché de proposer des produits non conformes, ont d’emblée trouvé la parade : les marchandises sont expédiées par avion dans d’autres pays européens, puis acheminées par la route en France. D’où une perte de volume de « l’ordre de 90% depuis le 1er mars » passant de 500.000 à 50.000 colis par jour, estimait mi-mai le directeur général des Douanes, Florian Colas. Il évaluait le rendement de la taxe à 2,3 millions d’euros par mois, très loin des 400 millions prévus sur l’année par le budget 2026.

Cette redirection des flux vers les pays du Benelux s’est aussi faite au détriment des entreprises françaises de logistique, privées de nombreux vols cargo.

Cette taxe sera suspendue ce mercredi au profit d’un droit de douane européen. La France avait choisi de devancer l’UE et avait mis en place au 1er mars une taxe de deux euros par catégorie d’articles achetés sur les plateformes d’e-commerce extra-européennes pour freiner l’afflux de « petits colis », de moins de 150 euros, en provenance de Chine.

Cette mesure devait s’ajouter dès juillet à un droit de douane européen par type d’article commandé, appliqué sur le sol de l’Union, portant le total à cinq euros par catégorie d’articles. La taxe française devait ensuite être remplacée par un dispositif similaire, 100% européen, prévu en novembre, harmonisant ainsi les règles pour les 27 Etats membres.

« C’est une suspension tactique » pour « laisser s’installer la taxe européenne », a défendu, sans rire, le ministre du commerce, Serge Papin. Cela doit permettre de « mieux contrôler les choses et les produits qui vont arriver en France » et permettre au pays de récupérer sa part de taxe, a-t-il développé. Quelque 5,8 milliards de petits colis ont été livrés en Europe en 2025, à 91% en provenance de Chine.

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5 réponses

  1. Toute cette sale racaille politique et administrative ne sait rien faire d’autre que des TAXES pour engraisser et multiplier toute cette masse d’individus néfaste à une société. Déjà au-delà de 60 %, encore un petit effort et le salaire moyen de ceux qui triment pour les payer sera négatif.

  2. Je commande souvent chez Temu pas forcément parce que c’est moins cher, mais parce que ce que je veux est introuvable chez moi à Lausanne où sur des sites en ligne de commerce en Suisse. Si je dois m’acheter un jeans ou de simples chaussures, je vais dans un magasin à Lausanne, il y en a des pas trop chers et au moins on est certain de sortir de magasin avec l’abonné taille. Après, je m’occupe pas des autres de savoir ce qu’ils achètent où. Ils font ce qu’ils veulent.

  3. La bonne nouvelle ici c’est que le ministre a tiré la leçon d’une mesure inefficace en la supprimant. C’est suffisamment rare pour être souligné.

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