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mercredi 10 juin 2026

La loi d’urgence agricole va-t-elle passer à la trappe ?

Temps de lecture : 2 minutes

Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles sera examiné à partir de cette semaine à l’Assemblée nationale. Notamment portée par la ministre de l’agriculture Annie Genevard, cette loi est attendue par une partie du monde agricole et des syndicats du secteur. Mais déjà timide, elle pourrait bien – encore une fois – accoucher d’une souris.

Cette loi dénombre une vingtaine d’articles touchant des sujets essentiels à l’agriculture tels que la gestion de l’eau, la prédation, les moyens de production, le foncier, ou encore la protection contre les concurrences dites déloyales. Ce projet de loi prévoit entre autres de renforcer les clauses miroirs pour empêcher l’importation de produits qui ne respectent pas la réglementation européenne, garantir l’accès à l’eau en facilitant la création des réserves d’eau, permettre aux éleveurs de mieux lutter contre les prédateurs, faciliter l’installation des élevages, lutter contre les recours abusifs qui empêchent des agriculteurs de monter des projets ou encore de renforcer le code pénal contre les vols ou dégradations dans les exploitations.

Ce texte est un petit pas, et il ne taille pas dans la masse normative qui englue le secteur agricole. Aurait-il pu en être autrement compte tenu de la composition de l’Assemblée ? Quand bien même, déjà plus de 2 000 amendements ont été déposés, et comme le rappelle la journaliste de l’Opinion Emmanuelle Ducros, « il est possible que des sous-amendements viennent s’y greffer encore ». Par ailleurs, la France insoumise, qui lutte de toutes ses forces pour détruire tout le tissu économique national, a déposé une motion de rejet.

Qui plus est, l’administration tarde à appliquer les dernières lois pourtant votées par le Parlement. Selon Marc Fesneau, ancien ministre de l’agriculture, les décrets d’application ne sont passés qu’à 20 % pour la loi d’orientation agricole et 35 % pour la loi Duplomb !

Les précédents projets ou propositions de lois ont laissé les agriculteurs sur leur faim. Tant que la tronçonneuse ne sera pas passée pour couper toutes les réglementations qui étouffent le monde agricole, la situation ne s’arrangera guère. Mais pour cela, il faut attendre 2027, un nouveau président de la République et une nouvelle Assemblée nationale.

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8 réponses

  1. « Par ailleurs, la France insoumise, qui lutte de toutes ses forces pour détruire tout le tissu économique national… »
    L’inénarrable Sandrine Rousseau vient ainsi de souligner que la consommation de viande se faisait aux dépends d’animaux morts…..

  2. comment faire confiance en des politiques couards et opportunistes qui sont a un niveau zéro et se raccrochent a cette manne qu’ils n’auront jamais dans le privé

      1. Il y a, par ailleurs, des politiques qui se reconvertissent très bien dans le privé sans pour autant lâcher leurs ambitions politiques, ce qui prouve ce que je dis toujours au sujet des hommes politiques que l’on accuse souvent de n’être là que pour s’en mettre plein les poches : ce n’est pas l’argent qu’ils convoitent, mais le pouvoir. Ça n’en fait pas des gens moins dangereux, loin de là.

  3. « empêcher l’importation de produits qui ne respectent pas la réglementation européenne »
    Un mantra parfaitement irréalisable car il est matériellement impossible de contrôler les modes de production dans les pays exportateurs.
    Et si on commençait par aligner les normes françaises aux normes européennes en matière d’autorisation de moyens de production au lieu de « surtransposer » en se croyant « leaders » avec des restrictions et normes suicidaires pour l’agriculture ?
    Le gouvernement, avec les verts a pour programme d’éliminer purement et simplement toute production agricole « intensive » et par conséquent toute industrie alimentaire dans le pays (sauf la production d’insectes qu’elle soutient avec le succès que l’on constate).

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