Décidément, la « chasse aux riches » est un loisir bien répandu sur toute la planète. Nous savons qu’elle est prisée en France depuis longtemps.
Au Royaume-Uni, elle aurait fait plus de 16.000 victimes cette année. Seize mille millionnaires qui ont quitté le pays, où ils sont de plus en plus ponctionnés, pour s’installer à l’étranger, à l’instar de Lakshmi Mittal (ArcelorMittal), établi à Londres il y a 30 ans, désormais résidant suisse et doubaïote, ou de Nikolay Storonsky, fondateur de la néo-banque Revolut (valorisée 75 Md$) qui a transféré sa résidence fiscale aux Émirats arabes unis.
La chasse aux riches séduit même les Etats-Unis. En tout cas la très progressiste Californie. Il existe là -bas un projet de « taxe Zucman » visant les 200 personnes détenant plus d’un milliard de dollars (Md$) qui seraient taxées à 5% sur leur patrimoine.
Cette idée n’est pas née dans la tête du gouverneur Gavin Newsom, mais dans celle des membres du Syndicat international des employés de services et travailleurs unis de la santé de l’Ouest (SEIU-UHW) qui a déposé une initiative référendaire en ce sens pour les élections générales de 2026.
Si elle était votée, la taxe s’appliquerait aux milliardaires considérés comme résidents de l’État à compter du 1er janvier 2026. Seuls les biens immobiliers, les pensions et les comptes de retraite ne seraient pas pris en compte dans le calcul de la taxe. Le syndicat SEIU-UHW affirme que cet impôt sur la fortune générera 100 Md$ de recettes.
Le représentant de la Silicon Valley, Ro Khanna, affirme qu’une telle taxe ne nuira pas à l’incitation à créer et à développer des entreprises dans l’État. Faux lui a répondu Alex Spiro, un avocat représentant des Californiens fortunés, « Cela provoquera un exode de capitaux et d’innovations hors de Californie. Nos clients ont clairement indiqué qu’ils déménageraient définitivement s’ils étaient soumis à cet impôt. »
Cet impôt, comme le souligne le Wall Street Journal, ne résoudra pas les problèmes structurels d’une Californie trop dépensière. Il risque, au contraire, de les aggraver en poussant les plus riches à quitter l’État. Selon le New York Times l’investisseur Peter Thiel et le cofondateur de Google, Larry Page, chercheraient déjà à déménager.
Il y a encore un espoir que le gouverneur Newsom intente une action en justice pour empêcher la tenue du référendum. Il se prépare en effet à briguer la présidence des Etats-Unis et il aura besoin des électeurs centristes pour l’emporter. Osera-t-il mécontenter la gauche californienne ?
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Plus un pays est riche, plus le syndicalisme se porte bien
3 réponses
L’avantage des Californiens si cette taxe voyait le jour, c’est que eux pour la fuire, ils n’ont pas besoin de quitter les États-Unis.
Ce qui caractérise les gens de gauche c’est bien le handicap intellectuel qui ne leur permet pas de comprendre un mécanisme aussi simple que l’économie!
De nombreuses entreprises californiennes ont déjà rejoint le Texas (Tesla Oracle HP Palentir Dropbox, chevron Toyota…..)