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mercredi 27 mai 2026

L’Allemagne va-t-elle vraiment réformer son État providence ?

Temps de lecture : 2 minutes

L’Allemagne n’échappe pas à la complexité administrative. Le rapport, remis le 27 janvier 2026 à la ministre du Travail et des Affaires sociales, Bärbel Bas, visant à « simplifier l’accès aux prestations sociales, tout en réduisant les coûts et les délais de traitement », fait l’effet d’une petite bombe outre-Rhin. Le chancelier Friedrich Merz a déclaré que les propositions qu’il contient « constituent une véritable réforme structurelle des systèmes de Sécurité sociale ».

Sur 26 propositions, celle qui consiste à regrouper le revenu minimum garanti, les aides au logement et les allocations familiales, est particulièrement commentée. L’idée est que « les prestations soient accordées de manière cohérente par une seule et même instance » alors qu’aujourd’hui il est nécessaire de déposer plusieurs demandes auprès de différentes administrations qui n’appliquent pas toutes les mêmes barèmes. Le rapport préconise aussi la réduction des points de contact avec l’administration, la numérisation et la forfaitisation, ainsi qu’un « point d’accès centralisé à toutes les prestations sociales de l’État fédéral, des Länder et des communes ».

Certains opposants libéraux critiquent le manque d’ambition du projet et considèrent qu’il s’agit là d’un « simple palliatif à un système au bord de l’implosion ». Ils s’inquiètent de l’enthousiasme du chancelier Merz et de sa ministre sociale-démocrate Bas qui, en réalité, ne chercheraient qu’à étendre les aides sociales à ceux qui sont aujourd’hui freinés par les obstacles administratifs et finissent par y renoncer.

Selon eux, en n’évoquant pas des sanctions plus sévères contre la fraude, en ne cherchant pas à valoriser le travail, en occultant le coût de l’immigration, en ne voulant pas réduire le montant des aides, la commission et le gouvernement fédéral passent à côté d’une réforme d’ampleur. Ils se demandent où est passé le Merz qui prônait jadis une refonte en profondeur de la politique économique et sociale allemande. Serait-il devenu prisonnier du SPD, membre de la grande coalition gouvernementale ?

La situation allemande n’est pas sans rappeler celle de la France. Le Premier ministre Lecornu a promis, à la veille de Noël, la création prochaine d’une « allocation sociale unique » dont on attend toujours une esquisse. Il s’agirait, selon plusieurs sources, de rapprocher les modalités de calcul et d’attribution RSA, de la prime d’activité et des aides au logement (APL).

Une réformette au regard de la proposition d’allocation sociale unique d’Iref-Contrepoints qui a l’ambition de regrouper des dizaines d’aides existantes, et serait composée d’une allocation de base versée sous condition de ressources, complétée en fonction de la situation des bénéficiaires (enfants à charge, coût du logement, handicap, âge, etc.).

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2 réponses

    1. La magie des coalitions tant vantée par certains en France ! Qui vous aide à vous maintenir au pouvoir vous tient en son pouvoir, c’est aussi simple que ça.

      Donc, oui, monsieur Carbon : le Merz qui a trahi ses électeurs en s’alliant aux socialistes pour ne par s’allier à la vilaine « extrême-droite néo-fasciste pro-Poutine » n’est plus, désormais, que le prisonnier des socialistes.

      Je comprends que cela déplaise aux libéraux que sont tous les rédacteurs de l’IREF ; je l’avais pourtant écrit à maintes reprises ici, si mes commentaires n’ont pas été supprimés, que cet homme ne tiendrait aucune des promesses qui vous faisaient tant vibrer au moment de sa campagne électorale victorieuse…

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