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dimanche 1 novembre 2026

Le gouvernement cherche des économies ? Qu’il cesse de subventionner les syndicats !

Temps de lecture : 2 minutes

« Dans le contexte actuel, les partenaires sociaux se doivent de prendre l’initiative de proposer des économies sur leurs propres financements publics issus de contributions obligatoires. » C’est Jacques Chanut, ancien président de la Fédération française du bâtiment (FFB) qui s’exprime ainsi dans Les Echos.

Nous le répétons depuis des lustres : les organisations de salariés et d’employeurs doivent être financées par leurs adhérents et, éventuellement, par les services qu’elles fournissent. Rien, absolument rien, ne justifie que les contribuables soient obligés de leur apporter leur obole.

Nous nous réjouissons qu’un ancien dirigeant patronal nous rejoigne dans ce combat. Comme l’écrit Jacques Chanut, « Seule la suppression des financements externes assurera l’indépendance du syndicalisme patronal » (et salarié, ajoutons-nous). C’est pourquoi, il appelle le Medef, Les Entrepreneurs (ex-CPME) et l’U2P (Union des entreprises de proximité) à proposer « une réduction de leurs propres financements publics et issus de contributions obligatoires. » Une telle initiative « serait un signal de responsabilité adressé aux Français : nous sommes prêts, nous aussi, à prendre notre part de l’effort. Cette évolution serait surtout une chance pour les organisations elles-mêmes. Une organisation financée par ses adhérents doit démontrer au quotidien son utilité, les écouter, les défendre et mériter leur cotisation. »

Comme vient de le révéler l’Association de gestion du fonds paritaire national pour le financement du dialogue social (AGFPN) dans son rapport annuel 2025, patronat et syndicats se sont partagé quelque 157 millions d’euros (M€) l’année dernière provenant d’une contribution payée par les entreprises (0,016% de la masse salariale) qui a rapporté 122,5 M€ et d’une subvention de l’État à hauteur de 34,7 M€.

La CFDT a ainsi perçu 23,7 M€, la CGT 22 M€, FO 18,4 M€, la CFE-CGC 16,5 M€, la CFTC 14,4 M€, le Medef 15,7 M€, Les Entrepreneurs 9,5 M€, l’U2P 5,9 M€, etc.

Certes, comme l’écrit Jacques Chanut, « L’enjeu financier peut sembler modeste au regard du déficit de la France ». Mais, le symbole serait fort. « Lorsqu’on demande des efforts d’économies à l’État, aux entreprises et aux Français, on doit pouvoir montrer que l’on est prêt à accompagner cette logique. »

Une logique que l’ancien président de la FFB propose d’étendre aux partis politiques. Cela ferait 64 M€ d’économies supplémentaires.

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