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mercredi 10 juin 2026

Le Gouvernement continue à courber l’échine devant les syndicats de fonctionnaires

Temps de lecture : 2 minutes

Décidément, le Gouvernement se plaît à aller à Canossa. Comme nous l’avons relaté dans notre article du 16 avril dernier, il a finalement renoncé à aligner le nombre de jours d’absence des agents publics pour mariage ou Pacs sur le droit privé (en le réduisant de cinq à quatre jours) et à moduler le nombre de jours d’absence pour assurer la garde d’un enfant malade en fonction de son âge. Dans le même temps, il leur a octroyé, comme dans le privé, un congé supplémentaire de naissance d’un à deux mois venant s’ajouter aux congés existants (congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption).

Cette reculade devant des syndicats peu représentatifs, même dans la fonction publique, était déjà peu glorieuse. C’était sans compter sur le « dialogue social ». Lors du Conseil commun de la fonction publique (CCFP) qui s’est tenu le 29 avril 2026, le Gouvernement a encore cédé du terrain affirmant qu’il était utile de faire des concessions « afin de montrer que le dialogue social continue de fonctionner », comme nous l’apprend le média Acteurs publics.

Les syndicats ont donc obtenu deux nouvelles « avancées ». D’une part, les autorisations spéciales d’absence (ASA) pour mariage ou Pacs sont désormais de droit et non plus soumises aux nécessités de service. D’autre part, en cas de décès du conjoint d’un fonctionnaire, l’ASA est dorénavant de cinq jours au lieu de trois.

Nous n’entrerons pas dans des discussions sans fin pour savoir si l’on a besoin de trois jours de congés ou de cinq lorsque l’on perd son conjoint. Nous nous contenterons seulement de constater que la concertation entamée le 19 février 2026 avec les syndicats afin de rationaliser les autorisations spéciales d’absence liées à la parentalité et aux événements familiaux n’a abouti qu’à en augmenter le nombre.

Manifestement, tout le monde au Gouvernement n’a pas compris qu’un des problèmes de l’économie française est une insuffisance de travail. Comme l’a montré Rexecode, les 15-64 ans travaillent, en France, en moyenne 1105 heures sur un an, soit 84 heures de moins que la moyenne des pays européens (85 heures de moins qu’en Suède ; 107 heures de moins qu’en Allemagne).

Dans ces conditions, accorder des jours d’absence supplémentaires aux agents publics est scandaleux. Aussi scandaleux que d’empêcher les Français qui veulent travailler le 1er mai de le faire.

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6 réponses

  1. Dans un état responsable, la rémunération des fonctionnaires de vrait être égal au bénéfice budgétaire, hors salaires des fonctionnaires, divisé par le nombre de fonctionnaires.
    En résumé la masse salariale de la fonction publique devrait être la variable d’ajustement pour obtenir un budget équilibré.

  2. « Tout le monde n’a pas compris qu’il faut travailler plus »
    Certes il est vrai que certains n’ont pas compris ou s’en moquent, mais ne soyons pas naïfs. Les fonctionnaires ont compris que travailler plus ne leur apporterait pas beaucoup plus alors qu’il suffit de demander et montrer les muscles pour faire la grève et obtenir, et les politiciens ont compris qu’il était plus rentable pour eux en termes de voix aux élections et de paix sociale, de satisfaire les caprices des fonctionnaires que de s’y opposer. Parce que 6 millions de fonctionnaires plus leurs ayant droits, cela représente une masse électorale formidable. Les politiques et les fonctionnaires partagent un point commun : bien vivre aux frais des contribuables, quoi qu’il en coûte, l’égoïsme et l’individualisme sont des attitudes acceptées de nos jours, voire recommandées, le dévouement et la générosité sont aussi en vogue, mais exclusivement avec l’argent ou le temps des autres. Les malins et les puissants vivent bien aux dépens des naïfs, qui eux, vivent plus ou moins bien, de leur salaire ou allocations.

  3. Ces dirigeants sont incroyables, ils imitent l’ autruche avec une magnifique dextérité. Pas de crise apparemment car tout continue comme si de rien n’était. Et pour ce qui est des courbettes ils sont passés maîtres, (ils peuvent donner des leçons à la terre entière) au point que ce pays est la risée du monde entier ! Mais comme ils n’ont aucune fierté non plus cela ne les gêne pas. Alors…. Continuons tout va bien. Après nous le déluge.

  4. Nos grands élus et dirigeants viennent aussi de la fonction publique et veulent pouvoir y retourner.
    Il a suppression du cumul fonctionnaire – élu , assortie d’une limitation à deux mandats , toutes causes confondues, sont les conditions prerequises pour régler ce probleme. Le pouvoir doit revenir à ceux qui créent l’impôt et pas à ceux qui en vivent.

  5. Tous les gouvernements qui se sont succédés ont trop bien compris que pour avoir la paix sociale chez les ronds de cuir, il faut céder à toutes leurs demandes. Aucun problème : ce sont les contribuables qui paient…
    Macron qui bombait le torse à son arrivée en promettant de réduire le nombre de fonctionnaires n’a eu de cesse d’en embaucher encore plus. Il est grand temps qu’il aille traîner ses guêtres ailleurs après le bazar qu’il aura laissé s’établir.

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