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dimanche 25 janvier 2026

Le libéralisme implique nécessairement la responsabilité des individus

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Le terme de responsabilité est de plus en plus affiché aujourd’hui par les entreprises, une conséquence des obligations qui pèsent sur elles en matière de RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Mais un récent article paru sur le site de Forbes France, intitulé « L’illusion du libéralisme responsable », nous explique qu’en tant que tel, le libéralisme ne saurait être qualifié de « responsable » : le « désengagement de toute régulation, peut-on y lire, empêche par définition toute forme de responsabilité ». Faut-il alors  croire que les sociétés dans lesquelles l’État prétendait tout gérer dans les moindres détails, et où ne régnaient en réalité qu’incurie et gabegie, étaient des modèles de responsabilité ? Tchernobyl, les catastrophes écologiques survenues dans les pays socialistes au XXe siècle, peuvent-ils vraiment être considérés comme d’éclatantes preuves de responsabilité lorsque l’État « régule » ? Il nous semble au contraire que plus un pays est collectivisé et étatisé, plus le sens de la responsabilité tend à s’éroder. A contrario, il n’y a pas de libéralisme, disons même de liberté tout court, sans responsabilité : en d’autres termes, la responsabilité est consubstantielle à la liberté. Le grand représentant de l’école autrichienne en économie Friedrich Hayek écrivait d’ailleurs à ce sujet, dans son ouvrage La Constitution de la liberté : « La liberté ne signifie pas seulement que l’individu a à la fois l’occasion et le poids du choix ; elle signifie aussi qu’il doit supporter les conséquences de ses actions et qu’il recevra estime ou blâme pour elles. La liberté et la responsabilité sont inséparables ».

On doit ainsi considérer que ce que qu’écrit l’auteur de l’article en question paru sur le site de Forbes France, à propos de la supposée contradiction qui existerait entre libéralisme et responsabilité, révèle une profonde méconnaissance de ce qu’est réellement le libéralisme. Nous le citons d’ailleurs dans la mesure où son propos semble être largement partagé d’un bout à l’autre de la classe politique française, qui, à quelques exceptions notables près il est vrai, reste hostile aux idées libérales, qu’elle comprend d’ailleurs mal, voire pas du tout. Redisons-le : c’est dans les pays où l’État est omnipotent que l’irresponsabilité règne en maître, et c’est dans les pays où prévalent au contraire les arrangements contractuels entre individus que la responsabilité est la mieux garantie.

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