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mardi 21 avril 2026

Le préfet d’Île-de-France critique le plan d’aménagement de la région pour son manque de logements sociaux

Temps de lecture : 2 minutes

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Mardi, l’assemblée délibérante du conseil régional d’Île-de-France doit examiner et voter l’avant-projet du SDRIF-E (schéma directeur de la région Île-de-France), c’est-à-dire la feuille de route régionale pour l’aménagement de l’espace francilien à horizon 2040.

Ce texte s’impose aux élus locaux pour l’élaboration de leurs plans d’urbanisme (d’ailleurs souvent intercommunalisés) et concentre  de nombreux enjeux économiques et sociaux : c’est donc tout naturellement qu’il a été l’occasion d’une première passe d’armes avec le préfet de région.

L’un des objectifs est d’augmenter le nombre de logements de 13 % par rapport au parc locatif actuel (ce qui correspond à la construction de 70 000 logements par an), un chiffre que la préfecture aimerait bien porter à 16 %.

Deuxième problème, la politique anti-ghetto promue par la présidente de la région Île-de-France, qui consiste à cesser de financer les logements très sociaux dans les villes où leur taux dépasse 30 % (la loi SRU impose un taux minimum général de 25 %) suscite la réprobation du représentant de l’Etat qui estime que cette mesure pourrait faire diminuer la production annuelle de HLM de 21 %.

La préfecture reproche également au document stratégique de ne pas mettre assez l’accent sur le développement d’aires d’accueil des gens du voyage ni sur la construction de logements sociaux pour les communes n’ayant pas atteint les objectifs fixés par la loi SRU.

En application des mesures légales visant à appliquer le concept de « zéro artificialisation nette », la région va également favoriser l’inconstructibilité sur les zones agricoles afin de réduire la consommation de foncier de 20 % par an.

Cette nouvelle politique d’urbanisme, prise entre les deux feux des impératifs des lois SRU et ZAN, devrait logiquement déboucher sur l’entassement des populations au sein d’immeubles collectifs dans les villes. Une ancienne ministre l’avait déclaré : le modèle de la maison individuelle est dépassé, Metropolis devrait donc encore avoir de beaux jours devant elle.

 

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4 réponses

  1. Ils se trompent une nouvelle fois, ils le savent, mais continuent malgré tout ! Les émeutes actuelles ne leur servent pas de leçon !

  2. Les cochons gras qui nous imposent des logements sociaux même là où il n’y a pas de travail, habitent naturellement dans des endroits protégés et engraissent grâce à nos impôts.
    Quant à l’entassement des populations dans les immeubles des villes 15mn, c’était prévu depuis longtemps

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