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vendredi 5 juin 2026

L’effondrement démographique de la France

Temps de lecture : < 1 minute

C’est un effondrement démographique sans précédent de la France que l’Insee a dévoilé mardi après-midi. Pour la première fois le nombre de décès a dépassé celui des naissances. En 2025, 645.000 bébés ont vu le jour, soit 2,1% de moins que l’année précédente, ce qui correspond au plus faible nombre sur un an depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, pour la quatrième année consécutive. Et l’an dernier, 651.000 personnes sont décédées, soit +1,5% par rapport à 2024, après +0,3% entre 2023 et 2024.

Depuis 2011, le nombre de décès tend à progresser du fait de l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom, nées entre 1946 et 1974. En 2025, l’espérance de vie à la naissance s’élève à 85,9 ans pour les femmes et à 80,3 ans pour les hommes, un niveau « historiquement élevé ».

L’indicateur conjoncturel de fécondité continue lui aussi de reculer : il s’établit à 1,56 enfant par femme, après 1,61 en 2024. Cet indice diminue depuis 2010, lorsqu’il s’élevait à 2,02 enfants par femme en France métropolitaine. A noter que ce chiffre est même inférieur au pire scénario évoqué par l’Insee, à 1.65 enfant par femme, de l’Insee il y a quelques années. Cette baisse des naissances s’inscrit dans une tendance mondiale, y compris dans les pays du sud, mais se trouve aggravée en France par des facteurs locaux, vraisemblablement la difficulté pour les jeunes couples à trouver un emploi stable, conséquence de l’atonie d’une économie accablée par normes et taxes, un logement d’une surface décente, contrepartie d’une politique malthusienne du logement, sans oublier l’inquiétude sur l’avenir de la planète entretenue par les écologistes alarmistes et les décroissantistes.

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24 réponses

  1. Cohérent avec l’effondrement d’un pays qui perd l’espoir… et alors même que les immigrés naturalisés ont plus d’enfants !

  2. «  » L’effondrement démographique… «  »
    tout de suite un vocabulaire excessif.
    Le mot diminution n’aurait-il pas été suffisant ? Moi ça me convient parfaitement, et le malthusianisme est une doctrine qui m’a toujours plu.

    1. Je ne vois pas non plus de raison libérale de surpeupler. Je n’ai rien contre les familles nombreuses suffisamment prospères pour en assurer le coût sans compter sur la générosité forcée d’autrui. Si chacun se sentait responsable d’assumer la charge de sa progéniture, la population se stabiliserait au niveau des ressources disponibles, les enfants seraient bien élevés, instruits, rationnels et … libéraux.

  3. Vous oubliez des causes à la baisse de fécondité : les femmes travaillent, la vie professionnelle est cahotique, les couples durent moins longtemps, les gens aspirent à moins de contraintes, ils sont plus individualistes…

    1. Oui, mais ce serait reconnaître que le libéralisme n’a pas que des effets vertueux, bien au contraire. Et ça, pour qu’on le lise un jour sur ce site…

      On préférera pointer du doigt les méfaits de l’étatisme français en omettant soigneusement de dire que des pays autrement plus libéraux que le nôtre, comme le Japon, Taïwan ou la Corée du Sud (et même la Chine, désormais) font face au même effondrement démographique, et depuis plus longtemps que nous.

      1. Ces pays ne sont pas « fanatiques » de la retraite par répartition, comme nous le sommes. C’est pourquoi ils sont plus résilients face à la baisse des naissances. Alors que chez nous, c’est toute une branche de l’administration qui est menacée.

  4. On incite les femmes a vivre comme les hommes… les hommes accouchent ils?
    Dans la vraie vie, les parents s’occupent de leurs enfants, lesquel s’occuperont de leurs parents devenus vieux, c’est le principe de la retraite par répartition. Mais le message est brouillé car même ceux qui n’auront pas élevé d’enfants la toucheront… alors à quoi bon en avoir!
    La bêtise des gouvernants qui s’étonnent est effarante. A suivre la gauche « progressiste » qui tord le réel, les français ont ce qu’ils méritent.

  5. Tous les pays occidentaux ont vu leur indicateur de fécondité baisser très régulièrement
    Aucune politique nataliste n a réussi à inverser cette tendance inexorable
    C est un phénomène de société mondiale car le sud global presente également cette nette diminution et ce quel que soit le type de gouvernance démocratie libérale dictature régime autoritaire….

  6. Ce n’est pas une politique familiale, mais une politique nataliste dont nous avons besoin, limitée à 3 enfants maximum (pour éviter le changement de civilisation), et pour renouveler les générations, principalement tournée, dès le 1er enfant vers les femmes françaises qui travaillent. Il s’agirait alors de redistribuer non pas des riches vers les pauvres, mais des célibataires ou couples sans enfants, vers les familles. Et au-delà de 3 enfants, c’est le barème de l’impôt qui prendrait le relais, car mieux vaut naître les enfants dans les familles qui ont les moyens financiers et intellectuels, que chez des pauvres aux cultures alternatives. Mais quand la politique française consiste à tuer les bébés dans le ventre de leurs mères, accélérer le trépas des vieux en fin de vie, et aller faire mourir les jeunes sur le front russo-ukrainien, la question qui se pose n’est-elle pas surtout sociétale et civilisationnelle, avant d’être démographique ? « Les civilisations ne meurent pas assassinées, elles meurent parce qu’elles se suicident » (Arnold Toynbee, historien britannique 1889-1975)

    1. Je suis libéral et votre vision de la société me heurte : politique nataliste, redistribution, interdiction de l’avortement ou de l’euthanasie, ségrégation sociale…

    2. Vous proposez une dictature en fait.
      A l’heure actuelle il n’y a aucune obligation de tuer les bébés dans le ventre de leur mère, ce sont les mères qui décident, aucune obligation de tuer les vieux, ce sont eux qui décident, et aucun envoi jeunes vers une guerre quelconque.
      En revanche, vos propositions sont des obligations dangereuses. Par ailleurs, il y a des familles qui ont les moyens financiers mais pas intellectuels, et d’autres où c’est l’inverse, vous ferez quoi ?

      1. C’est tellement vrai. Mais on en est arrivé à un tel individualiste que je lisais dans un article (je n’ai plus la référence mais quand je la retrouverai, je vous la transmettrai) que les garçons de la tranche 16-35 ans arrivent à avoir peur des filles et inversement. Merci à cette gauchardise boboïste qui nous pourrit la vie depuis 40 ans…

  7. Il faut être réaliste, être jeune français aujourd’hui est devenu invivable.
    L’avenir est instable, alors pourquoi faire des enfants. Quand on voit les comportements de nos députés, financiers, industriels, agriculteurs, et autres qui ne pensent qu’à leur g….e et leurs portefeuilles plutôt qu’investir sur l’avenir COMMUN, il est évident que nous allons à notre perte.

  8. Ce sont les français de souche qui ne veulent plus d’enfants. Après quand je vois le lycée de ma ville je comprends ! Leurs enfants prennent une attitude venue d’ailleurs, pour ne pas être  » embêtés ».

  9. « Cette baisse des naissances s’inscrit dans une tendance mondiale, y compris dans les pays du sud, mais se trouve aggravée en France par des facteurs locaux, …….  »
    Tendance mondiale ? Les démographes pensent que la courbe d’accroissement de la population tend vers un plateau qui probablement précèdera une baisse de la population humaine. Quelles sont les causes de cette évolution ? Sans doute le développement économique qui fait que les vieux peuvent se passer de l’aide des enfants et la contraception généralisée ? Régulation biologique dont on ignore les mécanismes ? La crise démographique en cours devrait réjouir les écologistes alarmistes et décroissantistes !

  10. Comme dans TOUS les pays du monde, le nombre de naissances baisse.
    L’Allemagne a moins de naissances que de décès depuis 1972, soit 53 ans.

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