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lundi 31 août 2026

Les catastrophes naturelles, notamment climatiques, sont moins nombreuses

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Nous avions déjà noté qu’après une baisse de 8 % en 2025, les tarifs de la réassurance avaient chuté de plus de 14 % lors des renouvellements du mois de janvier 2026, notamment du fait de sinistres climatiques moins importants. Le premier semestre 2026 confirme la baisse significative de la sinistralité climatique. Les principaux acteurs mondiaux de la réassurance, particulièrement Munich Re et Swiss Re, enregistrent de ce fait des résultats en forte hausse. Et lors des renouvellements des contrats en juillet 2026, les prix de la réassurance ont encore reculé de 5,5% (cf. Les Echos du 10 août 2026).

Néanmoins la gauche qui a fait son fonds de commerce de l’écologie punitive continue d’alimenter un discours catastrophiste. « Les sinistres se multiplient, les coûts explosent » entend-on sur France Culture le 29 juillet. Sur RMC, ce 6 août, Jean-Philippe Dogneton, directeur général de la Macif, considère que nous vivons une « époque qui s’aggrave sur le plan climatique ». Certes, les incendies sont cette année d’une ampleur inédite. Mais il faut moins en accuser le dérèglement climatique que l’impéritie de l’Etat qui, faute de moyens et de volonté, laisse prospérer la criminalité, à laquelle semble-t-il tant de feux sont dus, et s’est révélé incapable de mieux anticiper et notamment d’équiper les corps de pompiers de suffisamment de Canadair, ou équivalents.

Plutôt que de vouloir changer le climat, peut-être faudrait-il apprendre à s’y adapter et à vivre avec la chaleur comme beaucoup de pays le font depuis longtemps.

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19 réponses

  1. Attention, d’après une actuaire, à la retraite, de la réassurance et de l’assurance, les prix des assurances et des réassurances ne sont pas forcément corrélés à la sinistralité. Il faut tenir compte des termes des contrats notamment des franchises pour les assureurs et du nombre de contrats signés par les réassureurs.

  2. « après une baisse de 8 % en 2025, les tarifs de la réassurance avaient chuté de plus de 14 % lors des renouvellements du mois de janvier 2026, notamment du fait de sinistres climatiques moins importants »

    C’est peut-être vrai à l’échelle mondiale mais c’est manifestement faux à l’échelle nationale : inondations récurrentes, grands incendies répétés (n’oublions pas le mégafeu de 2022 en Gironde), mouvements des terrains argileux dégradant les maisons, érosion marine menaçant l’urbanisation, effondrement de falaises, la liste des sinistres liés au réchauffement climatique est longue.

    D’autre part, une évolution sur 2 années ne permet pas de déduire une tendance de fonds.

    Se réfugier derrière des raisonnements boiteux est coupable.

    Le fait le plus flagrant est que libéralisme (au moins de l’IREF) a du mal à prendre en compte les enjeux environnementaux.

      1. Il y a quand même des sinistres émergents dont on n’entendait pas parler jusqu’à une date récente au moins à l’échelle à laquelle ils se produisent aujourd’hui : fissures des maisons dues au retrait/gonflement des argiles, submersion marine conduisant à démolir des bâtiments (« Le Signal » à Soulac par ex.), éboulements de falaise…

      2. Inondations et tempêtes : restent les catastrophes les plus fréquentes, et leur fréquence enregistrée augmente.
        Les pertes économiques augmentent nettement (urbanisation dans les zones à risque, valeur des biens exposés, pas seulement plus d’événements).

        1. les données disent autre chose. Par ailleurs, les constructions en zones inondables ont fortement augmenté…Les gens veulent être au…bord de l’eau. A leurs risques et périls.

          1. Les données montrent que le réchauffement climatique augmente la fréquence et/ou l’intensité des précipitations extrêmes, ce qui accroît le risque d’inondations, et il rend certains types de tempêtes plus intenses.

            Le GIEC conclut avec un haut niveau de confiance que, depuis les années 1950, la fréquence et l’intensité des précipitations extrêmes ont augmenté sur la majorité des terres pour lesquelles on dispose de suffisamment de données. C’est notamment le cas à l’échelle continentale en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.

            C’est physiquement cohérent : une atmosphère plus chaude peut contenir davantage de vapeur d’eau. En première approximation, la quantité maximale de vapeur d’eau augmente d’environ 6–7 % par degré de réchauffement, ce qui favorise des épisodes de pluie beaucoup plus intenses.

            Et le GIEC estime que l’influence humaine est probablement le principal facteur de l’intensification observée des précipitations extrêmes sur les terres.
            Le mécanisme climatique qui augmente le risque — davantage de pluies intenses → davantage de ruissellement → davantage de crues soudaines et d’inondations pluviales — est bien établi. Le GIEC projette notamment une augmentation de la fréquence et de l’ampleur des inondations pluviales avec le réchauffement.

            Pour les cyclones tropicaux, le GIEC estime avec une confiance élevée que le réchauffement augmente :

            – les précipitations associées aux cyclones ;
            – la vitesse maximale moyenne des vents ;
            – la proportion de cyclones très intenses ;
            – et probablement la proportion de cyclones de catégorie 3–5.

            Outre le GIEC, l’Agence européenne pour l’environnement indique que les pluies intenses et les inondations augmentent en Europe avec le changement climatique.

            Il existe également une donnée très concrète sur les conséquences : entre 1980 et 2024, les événements météorologiques et climatiques extrêmes ont causé environ 822 milliards d’euros de dommages économiques dans l’UE. Les inondations représentent environ 47 % de ces pertes et les phénomènes météorologiques tels que tempêtes, grêle et vent environ 27 %.

            1. Il n’y a pas d’augmentations des phénomènes extrêmes climatiques sur la planète. La NASA est claire sur ce points. Elle est infiniment plus fiable que le GIEC…

              1. Non, c’est faux — c’est même l’inverse. La NASA affirme explicitement que la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes augmentent.

                La page dédiée de NASA Science le dit sans ambiguïté : à mesure que le climat change, la fréquence et l’intensité des événements météorologiques extrêmes augmentent, avec des vagues de chaleur record, des pluies torrentielles, des inondations sévères, des sécheresses pluriannuelles et des incendies extrêmes qui deviennent tous plus fréquents et plus intenses. La NASA relie explicitement ce phénomène aux activités humaines, notamment la combustion des énergies fossiles depuis la révolution industrielle, qui a fait rapidement augmenter les gaz à effet de serre dans l’atmosphère (source : https://science.nasa.gov/climate-change/extreme-weather/).

                Sur le plan des données, des chercheurs utilisant le satellite GRACE de la NASA ont récemment publié une étude montrant une hausse spectaculaire de l’intensité des événements météorologiques, comme les sécheresses et les inondations, au cours des cinq dernières années, avec des chiffres 2024 atteignant le double de la moyenne observée entre 2003 et 2020.
                Les chercheurs précisent qu’il faudrait encore une dizaine d’années de données pour établir formellement une tendance statistique au sens strict — une prudence méthodologique classique, mais qui ne remet pas en cause le constat de fond (sources :
                https://www.irishexaminer.com/news/arid-41652836.html
                https://www.thecooldown.com/outdoors/nasa-grace-orbiter-extreme-weather-events-data/

                Sur les vagues de chaleur spécifiquement, la NASA est encore plus directe : depuis 1950, la fréquence et l’intensité des extrêmes de chaleur ont augmenté, principalement en raison des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine (source : https://science.nasa.gov/climate-change/extreme-weather/extreme-weather-graphic-full-text/).

                Donc cette affirmation que vous prêtez à la NASA ne correspond à aucune position officielle de la NASA.

                1. Cher Monsieur, oui, vous avez raison. Les récentes publications de la NASA parlent d’une intensification des phénomènes. Cela dit, les données (qui sont celles de la NOOA) sont contestées par de nombreux scientifiques dont Steven E. Koonin (https://www.wsj.com/opinion/another-tale-of-climate-change-bias-89f4e182?mod=opinion_lead_pos8), selon lequel les données ne sont pas interprétées à long terme. Le rapport du DOE (https://www.energy.gov/sites/default/files/2025-07/DOE_Critical_Review_of_Impacts_of_GHG_Emissions_on_the_US_Climate_July_2025.pdf) est très prudent e même le GIEC aussi. Selon les données, il y a même moins d’ouragans de fortes intensité depuis les années 1990 : https://lomborg.com/news/no-global-warming-isnt-causing-worse-hurricanes. sauf erreur, l’année 2025 a même été l’une des plus calmes… Je ne suis pas un spécialiste, mais je pense qu’il faut être prudent

          2. Météo-France dispose d’une série portant sur les épisodes méditerranéens les plus intenses.

            Un indicateur particulièrement parlant est le nombre d’événements ayant produit plus de 200 mm de pluie en 24 heures.

            Résultat : ces événements sont environ deux fois plus nombreux aujourd’hui que dans les années 1960.

            1. Les événements climatiques majeurs ne sont pas plus nombreux qu’auparavant au niveau de la planète. Y compris les feux de forêts.

              1. Sur les feux de forêt, effectivement des données satellitaires de la NASA montrent que la surface globale brûlée a décliné de près de 25% entre 1998 et 2015, une tendance confirmée par une étude publiée dans Science.

                Mais ce n’est pas un signe d’absence de changement climatique, c’est un phénomène largement piloté par l’expansion de l’agriculture et de l’élevage dans les savanes et prairies d’Afrique, d’Eurasie et d’Amérique du Sud, qui réduit la végétation disponible pour brûler. Autrement dit, la baisse vient surtout du fait qu’il y a moins d’herbe à brûler en Afrique subsaharienne, pas d’un climat moins propice au feu.

                Car dans le même temps, la tendance s’inverse dans les régions qui nous concernent le plus, nous occidentaux :

                – L’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie et certaines parties de l’Asie et de l’Amérique du Sud connaissent des feux de plus en plus destructeurs, avec des saisons de feu de forêt qui commencent plus tôt et qui durent plus longtemps.

                – Une étude portant spécifiquement sur les zones peuplées confirme une hausse de l’activité des feux dans plusieurs régions densément peuplées comme le Canada, l’ouest des États-Unis, le Portugal et la Nouvelle-Galles du Sud, malgré la baisse de la moyenne mondiale (source : « Is global burned area declining due to cropland expansion? How much do we know based on remotely sensed data? Maria Zubkova, Michael L. Humber & Louis Giglio in « International Journal of Remote Sensing »).

                – Même là où la surface brûlée diminue, l’intensité augmente : les émissions des feux de forêt continuent d’augmenter malgré le déclin de la surface globale brûlée (source : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8462883/).

                Sur les événements climatiques majeurs en général, le constat est similaire, à savoir que les décomptes bruts d' »événements » dépendent beaucoup de la couverture médiatique et satellitaire (donc en partie artificiellement gonflés dans le temps), mais les indicateurs physiques indépendants — température des extrêmes de chaleur, intensité des précipitations, élévation du niveau marin — montrent une hausse réelle et documentée.

    1. L intoxication via les chaînes TV en continue et les réseaux sociaux est malheureusement de plus en plus prégnante
      Se refugier derrière des distorsions de la réalité engendre des fantasmes populistes

  3. Se préoccuper du climat, pourquoi pas ? Mais y investir des milliards en grande partie inutilement sur base de raisonnements dogmatiques est criminel, Surtout que ces détournements de milliards se font au détriment des secteurs sociaux : Soins, Justice, Enseignement,… et d’impositions délirantes.

  4. « Plutôt que de vouloir changer le climat, peut-être faudrait-il apprendre à s’y adapter et à vivre avec la chaleur comme beaucoup de pays le font depuis longtemps. »

    C’est hélas une évidence que la gauche écolo-croyante refuse obstinément car pour elle la cause première du changement climatique est le capitalisme qu’il faut faire disparaître en première urgence….

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