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dimanche 10 mai 2026

Les dirigeants d’entreprise sont 3 fois plus pessimistes en France que dans le reste du monde

Temps de lecture : 2 minutes

Les chiffres sont sans appel : pour un dirigeant d’entreprise français, il vaut mieux opérer de l’étranger que de France.

Le baromètre publié chaque année par le cabinet Eurogroup Consulting, en partenariat avec les conseillers du commerce extérieur de la France (CCE), donne la parole à plus de 1000 dirigeants français, en France et à l’international.

Il est particulièrement intéressant de comparer les visions des expatriés et de ceux qui sont restés en France. Si 36% des patrons interrogés sont globalement confiants ou optimistes pour 2026, ceux qui sont basés en France ne le sont qu’à 33% tandis que ceux basés à l’étranger le sont à 39%.

Quand on leur demande s’ils attendent une hausse ou une baisse de leurs prévisions sur les grands indicateurs que sont l’activité, l’investissement, la rentabilité et les effectifs, l’écart entre les deux populations est encore plus grand. Ainsi 39% des dirigeants français basés à l’étranger tablent sur une hausse de ces indicateurs en 2026 contre 12% de ceux qui sont installés en France.

Les chiffres varient selon le secteur et la taille des entreprises. Il apparaît que les différences entre la France et l’étranger sont les plus marquées pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI, entre 250 et 5000 salariés). Par exemple, 49% de leurs dirigeants basés à l’étranger prévoient une hausse de leurs investissements cette année contre 17% seulement de ceux qui sont basés en France. On comprend bien pourquoi les patrons d’ETI réclament un choc de compétitivité par la baisse des taxes et impôts et la suppression des aides aux entreprises. A l’instar de ce que IREF-Contrepoints a suggéré à de multiples reprises.

D’ailleurs, 67% des dirigeants interrogés citent les freins réglementaires et juridiques comme principaux obstacles à la compétitivité de leur entreprise. Viennent ensuite, la fiscalité et les charges (33%), les barrières douanières (32%) et la disponibilité et le coût de la main d’œuvre (30%).

Enfin, notons que 38% des dirigeants envisagent de développer leur entreprise dans un nouveau pays en 2026 (contre 33% en 2025). Ce dynamisme est principalement porté par les grandes entreprises, dont la part de dirigeants souhaitant se développer à l’international passe de 22% en 2025 à 35% en 2026, soit une augmentation de 59%. Sans doute est-ce une conséquence des attaques  dont elles font les frais depuis quelques années (cf. la surtaxe sur les bénéfices).

Étude après étude, baromètre après baromètre, il s’avère qu’il vaut mieux entreprendre à l’étranger qu’en France pour être un chef d’entreprise heureux. Ce n’est pas de bon augure pour notre pays. Sébastien Lecornu saura-t-il s’en rendre compte et corriger le tir ?

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4 réponses

  1. Et en corollaire, ou plutôt en cause principale, le niveau de vie des Français ne cesse de se dégrader comparé à celui de tous les pays européens…

  2. En cédant aux socialistes, Sébastien Lecornu a fait en pleine conscience une grave erreur. Pourtant il savait pertinemment que F. Mitterand et F. Hollande avaient commencé leur mandat présidentiel en prenant des mesures purement idéologiques contraires aux intérêts économiques vitaux du pays et dont on subit les effets délétères encore aujourd’hui.

  3. Il y a 28 ans, alors cadre dans un grand groupe j’ai envisagé de créer mon entreprise dans une filière de cœur. Avec mon expérience de gestionnaire j’ai très vite renoncé dès l’étude de marché faite face au poids administratif prédateur et à l’évolution du droit du travail. Je reste étonné qu’il y ait encore des aventuriers pour se lancer dans l’entreprenariat en France . Sans doute des immigrants arrivés les mains dans les poches et copieusement aidés par l’Etat providence qui s’éclipsent avec la caisse dès le troisième exercice.
    Ça entretient l’illusion et les socialistes.

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