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dimanche 20 septembre 2026

Les enseignants français ne sont pas aussi mal payés que les syndicats le prétendent

Temps de lecture : 2 minutes

Les enseignants sont souvent présentés par les syndicats comme la catégorie la plus lésée de la fonction publique. La Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) – le service statistique de l’Éducation nationale –  vient d’apporter de la nuance au débat sur le sujet de leurs rémunérations.

En 2024, un enseignant fonctionnaire ou assimilé de l’Éducation nationale percevait en moyenne 3 090 € nets par mois, soit une hausse de 4,3 % en euros constants sur un an. Pour ceux présents à la fois en 2023 et en 2024 (soit plus de 9 agents sur 10), la progression atteint 5,2 % en euros constants. Elle résulte notamment des revalorisations du point d’indice et des primes, lesquelles représentent, en moyenne, 20,6 % du salaire brut dans le second degré, et 14,8 % dans le premier degré.

Cette étude a fait l’objet de nombreuses critiques des syndicats et des enseignants eux-mêmes. Pour Elisabeth Allain Moreno, secrétaire générale de SE-UNSA, « le salaire est devenu une obsession » pour les enseignants, qui sont 71 % à se sentir ni respectés, ni reconnus dans leur métier d’après un sondage publié le 25 août.

Mais ces chiffres ne sont qu’une moyenne qui, par définition, ne reflète pas toutes les situations individuelles. La DEPP montre que les rémunérations restent très différentes selon les corps et les carrières. En 2024, les enseignants du premier degré touchaient 2 850 € nets par mois en moyenne, contre 3 240 € dans le second degré et 4 080 € pour les agrégés et professeurs de chaire supérieure. À noter que les contractuels, qui représentent 8 % du total des enseignants, ne sont pas comptabilisés… ce qui arrange probablement le ministère puisqu’ils gagnent, en moyenne, 2 130 € nets par mois.

C’est en comparant avec d’autres pays européens que l’on se rend compte du niveau général des rémunérations des enseignants français. Selon les données de la Commission européenne, les salaires statutaires bruts annuels des débutants sont nettement supérieurs dans plusieurs pays. Dans le primaire, les enseignants gagnent environ 55 000 € bruts au Luxembourg et en Allemagne, contre 30 000 € en France. Dans le secondaire inférieur, les écarts sont encore plus importants : 62 000 € au Luxembourg, 61 000 en Allemagne, 55 000 en Suisse, contre seulement 33 000 en France. Ces données ne sont toutefois pas directement comparables aux salaires nets de la DEPP : elles correspondent à des traitements statutaires et excluent la plupart des primes.

Les enseignants français sont donc loin d’être les mieux payés d’Europe, leurs conditions de travail ne sont pas toujours à envier non plus (ils se déclarent d’ailleurs moins satisfaits de leur emploi que la moyenne de l’OCDE), mais contrairement à ce qu’affirment les syndicats, il serait excessif de les réduire à une forme de paupérisation.

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34 réponses

    1. C’est vrai, ma femme prof à temps partiel fait bien ses 40h par semaine, même pendant les vacances. Ses collègues à temps pleins font garder les enfants pour pouvoir travailler aussi le dimanche.
      On n’est pas à la mairie de Paris…

  1. Sans compter la retraite des fonctionnaires qui devrait être inclue dans un calcul global de la rémunération sur la vie entière. On s’apercevrait probablement que cette rémunération globale se compare favorablement avec celle du privé.

  2. NON seulement ils sont bien payés, ont ien plus d’avantages sociaux que dans les autres pays et sont ceux qui travaillent le moins. Trouvez l’erreur. Maitenant que cela vienne des syndicats, autres fainéants bien assistés par la Répulique il n’y a rien d’étonnant, se lever le matin pour faire acte de présence est déjà un exploit sauf pour manifester entre pot ce qui est pour eux une forme de loisirs.

    1. Et Laurent46 assis dans son canapé, profite de la Sécu, des mutuelles, des congés, de la retraite…………….sans avoir jamais rien fait pour cela.

  3. Comparer directement des salaires allemands, suisses ou luxembourgeois avec des salaires français, c’est vraiment trop simple : *tous* les salaires dans ces pays sont supérieurs aux salaires correspondant en France…

  4. Il me semble que la rémunération devrait être liée au temps de travail et au résultat. Revoyez l’étude en fonction de critères objectifs et non subjectifs, les comparaisons internationales sont faites pour ça.

  5. Tout ceci est très juste. Vous parlez salaires nets et évoquez les primes , bravo. Mais une comparaison manque : vous comparez les salaires des enseignants avec la Suisse le Luxembourg, l’Allemagne. Très bien. Mais vous ne jugez pas bon de dire que cette comparaison serait la même pour de nombreux métiers . Cette rhétorique fallacieuse laisse entendre que les enseignants seraient seuls victimes du phénomène de bas salaires, ce qui est faux. J’aimerais un article sur la comparaison des salaires métiers par métiers avec ces mêmes pays . Cela donnerait une vision plus éclairante et globale du sujet . Bien sûr il serait bon aussi de citer le coût de la vie dans ces pays car à quoi sert un salaire de 30% élevé si le coût de la vie l’est de plus 50% ?

  6. J’aurai aimé avoir un métier qui me laisse entre 3 et 4 mois de congés par an.
    J’aurai aimé d’avoir la garantie d’un emploi sans aucun risque de licenciement. Compétent ou pas.
    J’aurai aimé d’avoir une carrière active de 35 ans et ensuite 35 ans à la retraite.
    ça vaut combien tous ces avantages ? et ne faut-il pas les intégrer dans l’évaluation et la comparaison des revenus?

    1. Voilà un monsieur qui ne sait pas ce qu’est ce beau et difficile métier, qui ferait bien d’aller enseigner dans les quartiers difficiles, à 30 élèves par classe, tu vois, des ados, la drogue, vas-y puisque pas besoin de compétence. Ou 30 bambins de 6-7 ans. Vas-y mais restes-y.

      1. La majorité des enseignants se planque dans les quartiers bourgeois ou ils peuvent buller tranquillement et laisser les petits nouveaux sur les postes difficiles en banlieue
        Merci beaucoup à notre syndicaliste de service qui n a jamais enseigné que des slogans de la FSU

    2. Vous n’auriez sans doute pas été professeur de français. Le regret s’exprime avec le conditionnel passé : j’aurais (avec un s) aimé, et non avec le futur antérieur, que vous employez.
      Pourquoi n’avez vous pas suivi les études et passé les concours permettant d’exercer ce métier ?
      La carrière n’est plus de 35 ans depuis longtemps.
      Si le métier d’enseignant comporte tant d’avantages, comment expliquez-vous la difficulté à recruter des professeurs ?
      Savez-vous qu’en début de carrière les enseignants ne choisissent pas l’endroit où ils exerceront et qu’ils sont affectés sur des postes dans les établissements les plus difficiles, qu’ont fui leurs collègues plus anciens ?

      1. Sur le temps conjugué vous avez raison, n’est ce pas là une preuve de l’affaiblissement de nos élèves en grammaire ? Et s’il n’y avait que le français(ce qui serait déjà beaucoup) je vous fais grâce de l’orthographe fusillée par la méthode globale mais comment oublier le fiasco des maths modernes, l’abandon de la chronologie en histoire et autres dingueries de novlangue sorties de quelque cerveau (?)embrumé. Mai 68 restera une période de destruction massive et l’arrivée de Mitterrand (qui était un lettré) en 81 avec sa horde de socialo-gauchos a poursuivi l’abêtissement des enfants car comment expliquer que des jeunes gens obtiennent le baccalauréat avec 8/20 de moyenne ? L’éducation nationale se rengorge des
        +/- 95% de réussite ! Je n’applaudirai pas…

    3. Vous oubliez les profs de privé. Même grille (si sous contrat), mais cotisations bien supérieures. S’il y’en a qui doivent être augmentés, ce sont eux.

  7. Comparer un brut en Allemagne et un net en France ne signifie rien. En France, un salarié du privé qui gagne 3000 € nets mensuels a un brut d’environ 48000 €, les retenues sur sa fiche de paye représentant environ 25 % du brut. Et dans ces 25 %, il y a les cotisations retraite, chômage et santé, plus quelques autres. Est-ce la même chose pour un Allemand ou un Luxembourgeois ?

  8. Certes, les salaires semblent relativement inférieurs en France (encore faudrait-il calculer avec les primes), mais comparons le nombre d’heures travaillées sur une année :

    Le nombre d’heures DECLAREES par les enseignants du primaire au secondaire, va respectivement de 900 à 720 h/an, bien supérieures à la moyenne de l’UE, qui serait de 740 à 640 h/an, voilà qui semble aggraver leur cas !

    Cela dit, le nombre d’heures de cours effectifs (face aux élèves) des enseignants Français, ne représentent en réalité que 53% des temps déclarés, soit 480 à 380 h/an, à comparer avec les 690 h/an de cours purs, d’un enseignant allemand dans le primaire, ou 670 h/an en Finlande, soit 40% de plus…..

    Une des explications de cette très grande différence, est liée à la moyenne de 150 jours travaillés par an en France, contre environ 180 j/an dans l’UE.

    Cela ne change pas le fait que, rapporté aux nombre d’heures de cours (présence en classe), nos enseignants Français sont finalement mieux payés que la plupart de leurs collègues européens….même si je ne voudrais pas prendre leur place dans certaines classes, pour tout l’or du monde….courage à eux.

  9. En complément, il serait intéressant de comparer le nombre d’heures travaillées au sein des établissements scolaires, en faisant l’hypothèse que les temps consacrés à la préparation des cours et corrections des devoirs sont identiques.

  10. Et si on comparait avec le privé ?

    Combien d’heures par semaine pour un cadre du privé et un enseignant ?

    Combien de jours de congé ?

    Un cadre du privé a des objectifs, des obligations de résultat, des comptes à rendre .
    Un cadre du privé n’a pas de garantie pour son emploi

    Et les enseignants ?

  11. Bonjour.
    Le socialisme et sa doctrine font des ravages dans l’éducation nationale depuis plus de cinquante ans. Les premières « victimes » en sont les enseignants qui sont en majorité des socialistes, voire des gauchistes plus extrêmes. Et nombreux sont également ceux qui n’ont rien connu d’autre que l’école, sans aucune expérience de la vie active autre que celle de fonctionnaire.
    Il me semblerait pertinent que, pour ceux qui le désirent, les « anciens » ou « seniors », plutôt que d’être jetés comme des malpropres en fin de carrière, aient l’opportunité de servir, sur la base du volontariat, en devenant enseignants à la place d’un certain nombre d’incapables et de touristes professionnels qui sévissent dans l’éducation nationale.
    Salutations.

  12. Commentaire d’une enseignante : cela changera le ton.
    La réalité est la suivante : en secondaire, un professeur peut être PP ou ne pas l’être. L’être lui rapportera environ 100 e / mois en plus.
    La rémunération d’un professeur varie bp en fonction de son niveau : certifié ou agrégé.
    Vient ensuite son grade : 1° classe, hors classe, clase exceptionnelle ?
    Ensuite, combien le professeur effectue-t-il d’heures supplémentaires ? A savoir : les HS ne sont pas valorisées dans l’EN. Peu rémunérées, elles étaient jusque récemment peu recherchées.
    Enfin, combien le professeur effectue-t-il de PACTES ? Un pacte de 18 h ou 24 h selon qu’il est voué aux Devoirs Faits ou au remplacement de courte durée rapporte 1250 e env.
    A 65 ans, lorsque en juillet arrive le salaire « net », restent un peu plus de 3000 e. En classe exceptionnelle.
    Constat : je remarque que les jeunes collègues sont très demandeurs d’HS et de Pactes. Cela me semble donc assez peu en rapport avec les commentaires que je lis. Nbre d’entre eux vivent du reste en colocation.
    Par ailleurs, fort peu d’absentéisme dans mon établissement. J’ai tjs constaté cela. Les enseignants prennent sur leur temps libre pour leurs examens médicaux et rattrapent les heures d’absence éventuelles.
    18 h de travail vous laisse rêveurs … Sans doute moins ttes ces réunions ( innombrables ) pour lesquelles nous ne sommes pas rémunérés.
    Quant aux vacances … Préparations et corrections laissent peu de marge. Du moins pour les « petites vacances ».
    Quand je lis ce que je lis, je conclus : bienvenue à vous tous qui semblez tant envier ce « beau » métier. Il y a de la place … On recrute.

  13. Le misérabilisme de la profession me gêne. Je suis professeur de collège tout en bas de l’échelle (le PPCR n’est pas tendre avec les professeurs de droite) et je vis correctement dans l’une des régions les plus chères de France. De plus, les vacances constituent un avantage en nature précieux, que nous ne saurions ignorer.

    Je suis persuadé qu’on limite le débat aux salaires par peur d’évoquer les sujets tabou : la violence, l’islamisme, le refus d’assimilation, les relations de plus en plus tendues avec les familles, les injonctions aussi incessantes que contradictoires, une gestion des ressources humaines autoritaire, qui vise à standardiser le travail des professeurs au moins-disant.

    Je suis prêt à accepter un salaire moindre, c’est souvent le prix d’un métier intellectuel, mais la caporalisation, l’infantilisation, la mise au pas de la profession, désormais entièrement soumise aux administratifs, je ne les supporte plus.

    1. Vous avez entièrement raison ! Ayant moi même fait toute ma carrière dans le privé, j’ai eu tout loisir d’échanger et comparer avec des proches exerçant le métier d’Enseignant. Point de misérabilisme chez eux mais un raz le bol d’une hiérarchie pesante et omnipotente. De véritables boulets qu’ils trainent. Ils ne supportent plus les réunions à la fois trop nombreuses et inutiles. Le fait qu’il faille réunir un conseil incluant, parents d’élève, élèves, syndicats et le touti pour faire appliquer la loi sur l’interdiction du téléphone au lycée est à ce titre édifiant !!! La main mise des syndicats sur l’éducation nationale empêche tout progrès !
      La comparaison avec d’autres pays, n’a aucun sens sans référence au coût de la vie dans les pays concernés. Encore un détail : en Allemagne, les professeurs enseignent souvent plusieurs matières. Est-ce le cas en France ? Rien n’est moins sûr.

  14. Les enseignants sont les détenteur de la valeur de l’enseignement. Comment ont ils pu se laisser manipuler par des syndicats et une administration de gauche qui a progressivement détruite la qualité du « produit » au bénéfice d’avantages matériels. Une foi de plus c’est l’inversion des valeurs: on aurait du œuvrer pour la qualité et l’efficacité des programmes enseignés pour un résultat nous plaçant entête des études internationales. Le salaire et le respect auraient suivi naturellement. Comme toujours la gauche a fait l’inverse du bon sens (dont elle à horreur!), et la décadence en a découlé naturellement.

  15. « Les enseignants se plaignent des conséquences dont ils chérissent les causes »

    les enseignants composent les légions de la Gauche et de l’Extrême gauche….

  16. Commençant à bien connaître le système suisse allemand, les différences expliquent parfaitement que leur salaires soient meilleurs :
    42h par semaine,
    5 semaines de congés l’été (cette année du 11/07 au 16/08), mêmes durées durant l’année,
    Enseignement de 2 matières (donc formation plus exigeante),
    Pays prospère, les salaires sont forcément plus élevés.
    De plus, ils paient eux-mêmes leur assurance santé, donc montant à déduire de leur net pour une vraie comparaison avec le net français.

  17. Aurons nous un jour le plaisir de constater que les Directions de ci et de mi de l’Administration cessent d’avoir peur de dire la vérité . Pourquoi parler salaire quand on sait pertinemment qu’on ne parle que d’une partie du sujet ?
    Il serait honnête de la part de ces scribouillards de parler de revenus plutôt que de salaires .
    Quant à l’écart entre les fonctionnaires et les contractuels , comment ses choyés de la République ( avec notre argent) expliquent intelligemment celà ? C’et la faute à pas de chance ?

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