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mardi 21 avril 2026

Les héritages seront fortement taxés au Royaume-Uni

Temps de lecture : < 1 minute

Les Britanniques vont avoir l’occasion de vérifier une fois de plus, comme on peut le faire aussi en France, qu’une taxation élevée sur l’héritage constitue un moyen très sûr de détruire des dynasties d’entrepreneurs, avec des héritiers obligés de vendre rapidement une part substantielle des entreprises développées par leurs parents, au profit, très généralement, soit d’entreprises cotées étrangères, soit de l’Etat. Donc un désastre pour la souveraineté nationale, ou un pas de plus vers la collectivisation de l’économie.

Ainsi, les familles d’entrepreneurs britanniques fortunés redoublent d’efforts ces derniers jours pour transmettre leur patrimoine aux jeunes générations car la chancelière travailliste, Rachel Reeves, a décidé de supprimer une politique vieille de plusieurs décennies accordant une exonération totale des actifs des entreprises britanniques de l’impôt sur les successions, dont le taux peut atteindre 40 %, l’un des plus élevés parmi les pays développés. Ces changements, annoncés fin 2024, doivent désormais entrer en vigueur à partir de lundi.

Des propriétaires londoniens issus de l’aristocratie, l’un des plus grands distributeurs de médicaments du Royaume-Uni et les héritiers d’une fortune de 75 ans dans le secteur de l’emballage figurent parmi ceux qui ont récemment annoncé le transfert d’actions à des membres de la jeune génération, ou à des entités de planification successorale.

Au Royaume-Uni, les donations peuvent être exonérées d’impôt tant que la personne qui transmet les actifs vit au moins pendant sept ans, ce qui en fait une couverture populaire contre les droits de succession.

Mme Reeves a supprimé l’exonération fiscale sur les actifs agricoles et les pensions lors de son premier budget cette même année, parallèlement à d’autres réformes du traitement fiscal préférentiel accordé aux résidents dits « non domiciliés ». Cela a entraîné une vague de départs de milliardaires de Londres vers d’autres centres financiers au cours de l’année écoulée.

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3 réponses

  1. En occident, de nombreux politiciens s’ingénient à créer des règles fiscales contreignantes qu’ils s’efforcent de ne pas appliquer à titre personnel tout en dénonçant à juste titre celles pratiquées dans l’Union socialiste européenne.
    Dans un pays insulaire où l’idée libérale démocrate reste vivante, il paraît encore possible , qu’a la suite de nouvelles élections législatives anticipées l’an prochain, un NOUVEAU gouvernement fasse voter une loi rétablissant la situation antérieure à celle décidée par e tandem Starmereeves.
    Rule britannia.

  2. Et on s’étonne que l’Europe décline économiquement comparée aux USA et la Chine? C’est vraiment une USE, une Union Socialiste Européenne!

  3. La Navy anglaise n’est plus capable de mettre un navire à la mer… ce pays va mal ! Taxer fortement l’héritage revient, à moyen terme, à étatiser tout le capital… D’ailleurs, les gens n’auront plus intérêt à épargner ni à investir. C’est en outre, l’abolition progressive de la propriété privée (dont le droit de la donner librement à qui l’on veut). C’est aussi la certitude que les enfants au lieu d’être pourvus par leur héritage, tomberont aisément à la charge de l’état. Les gens n’auront plus intérêt à travailler sérieusement, mais à se laisser choir dans l’assistanat (rien n’est plus aisé que de jouer la comédie). Les entreprises disparaissant, il y aura moins d’emploi. C’est enfin l’appauvrissement historique avec la dissolution des capitaux. Et l’égalisation artificielle entre les vertueux et les paresseux entraînera le ralentissement de l’action humaine. L’allocation artificielle et bureaucratique des ressources. Bref, c’est le sommet de la stupidité ! … Précisons que toutes ces mesures sont prises par les sociaux-démocrates avec l’appui électoral et moral de beaucoup de pseudo-libéraux qui hurlent chaque matin contre le populisme. Comme disait l’autre, je fais finalement plus confiance au bon sens du garçon-boucher lepéniste qu’aux idées fumeuses du grand administrateur centriste. C’est par en-bas, malgré tout, que le libéralisme renaîtra.

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