L’institution financière a publié mercredi 11 juin 2025 de nouvelles prévisions macroéconomiques pour l’année en cours. Elles ne sont guère réjouissantes.
Du côté de la croissance du PIB, la prévision est abaissée à 0,6% alors qu’elle était encore de 0,7% en mars 2025. Cette dégradation serait due à la hausse récente des droits de douane et à l’incertitude qu’elle génèrerait pour les consommateurs et les entreprises. Si Trump finissait par exécuter ses menaces d’augmentation faramineuse des droits, les prévisions devraient être encore sérieusement revues à la baisse.
La Banque de France prévoit, par ailleurs, un indice des prix à la consommation (IPCH) en hausse modérée de 1% sur l’année 2025 (contre +2,3% en 2024), notamment en raison d’un repli marqué des prix de l’énergie. Cela signifie cependant que les prix remonteraient de façon significative dans certains secteurs (services et alimentation) car en mai 2025, en glissement annuel, l’IPCH n’augmentait que de 0,6%.
Du côté des salaires, la Banque centrale revoit également à la baisse son scénario du mois de mars, en raison notamment d’une baisse de la productivité du travail et d’une revalorisation modérée du Smic (liée à la hausse modérée de l’IPCH). Par conséquent, en 2025, les salaires nominaux ne devraient croître que de 2,3%.
La Banque de France n’envisage qu’une faible progression (0,5%) du pouvoir d’achat cette année (contre +2,5% en 2024). Cela est dû à une augmentation modérée des prestations sociales et à une baisse des revenus du patrimoine (victimes de la baisse des taux d’intérêt).
Un repli de l’emploi est également à l’ordre du jour et le taux de chômage atteindrait un niveau de 7,6% en moyenne annuelle en 2025 (contre 7,4% en 2024). La Banque de France prévoit, par ailleurs, une contraction de l’investissement des ménages tout comme des entreprises et un ralentissement des exportations.
Seule petite éclaircie de ce tableau, un repli du déficit à -5,4% du PIB (contre -5,8% en 2024). Pas de quoi cependant se réjouir vraiment car la charge d’intérêts en pourcentage du PIB progresserait de nouveau en 2025. Au total, le ratio de dépenses publiques (hors crédits d’impôts) augmenterait légèrement cette année et resterait donc supérieur au ratio de 2019.
En résumé, les perspectives ne sont pas bonnes. Et cela rend encore plus difficile la tâche budgétaire du Gouvernement. Les différentes déclarations de ces derniers jours ne sont pas là pour nous rassurer. Il est manifeste que nos dirigeants ne savent pas bien quelle piste suivre – baisse du nombre de fonctionnaires, augmentation des impôts, rabotage des niches fiscales (ce qui revient au même)… – faute de convictions bien établies.
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3 réponses
Le bateau coule et on saurait réparer les multiples brèches de la coque, mais il manque la volonté de s’y attaquer. Mais tant qu’on a les pieds au sec, pas d’affolement, tout va très bien Madame la Marquise..
Les réductions des coûts, des fonctionnaires ( n’oublions que ENA veut dire ECOLE NATIONNALE DES ANES ) .Il faudrait aussi supprimer TOUTES LES SUBVENTIONS, car si des associations, ou autres, sont incapables de survivre par elles-même, elles n’ont aucune raison d’être !!
On prend les paris , 0,6 % ne seront pas même atteints la guerre au moyen orient aura des effets pervers sur les coûts de production industriels , le prix de l’energie étant en cause .
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3 réponses
Le bateau coule et on saurait réparer les multiples brèches de la coque, mais il manque la volonté de s’y attaquer. Mais tant qu’on a les pieds au sec, pas d’affolement, tout va très bien Madame la Marquise..
Les réductions des coûts, des fonctionnaires ( n’oublions que ENA veut dire ECOLE NATIONNALE DES ANES ) .Il faudrait aussi supprimer TOUTES LES SUBVENTIONS, car si des associations, ou autres, sont incapables de survivre par elles-même, elles n’ont aucune raison d’être !!
On prend les paris , 0,6 % ne seront pas même atteints la guerre au moyen orient aura des effets pervers sur les coûts de production industriels , le prix de l’energie étant en cause .