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lundi 17 août 2026

Les recettes des taxes environnementales ont augmenté de 6,1 % en 2024 au sein de l’UE

Temps de lecture : 2 minutes

Les taxes environnementales (taxes sur l’énergie, le transport, les émissions de CO₂) n’ont jamais autant rapporté. D’après les dernières données d’Eurostat, les États membres de l’UE ont perçu 371,9 milliards d’euros de recettes issues de cette fiscalité en 2024, soit une hausse de 6,1 % en un an, après une progression de 3,8 % en 2023. Elles représentent désormais 2,1 % du PIB européen et 5,2 % des recettes fiscales et sociales des administrations publiques. Leur part dans le total des taxes et des contributions sociales a toutefois diminué (de 6,1 % en 2021 à 5,2 % en 2024).

Toujours au sein de l’UE, les ménages et les entreprises (services divers, transport et entreposage, industrie manufacturière, commerce de gros et de détail…) sont mis à contribution de manière presque équivalente : 47,5 % des recettes proviennent directement des premiers, 50,5 % des seconds. Mais dans plusieurs pays, dont la France, 55 % de ces recettes viennent de la poche des particuliers.

La structure des taxes environnementales est tout aussi instructive : les trois quarts des recettes (77,2 %) provenaient des taxes sur l’énergie en 2024, loin devant celles sur les transports (18 %) et sur les émissions de CO₂ (4,8 %). La fiscalité verte consiste donc à taxer l’électricité, le gaz, les carburants ou le fioul utilisés au quotidien par les ménages et les entreprises. Au sein de l’UE, les entreprises contribuent majoritairement aux taxes sur l’énergie (56,7 % des recettes). La France se démarque toutefois des autres pays en faisant principalement payer les ménages (60 % des recettes environ) – le niveau le plus élevé devant le Danemark, la Slovénie ou l’Irlande.

Eurostat présente la fiscalité environnementale comme un outil pour modifier les comportements et atteindre ainsi les objectifs européens de neutralité carbone. Si ces taxes peuvent avoir une influence sur certaines pratiques, elles ne changeront guère la trajectoire des émissions mondiales : l’UE représentait en effet 6,29 % des émissions de CO₂ en 2024, contre 31,84 % pour la Chine, 12,71 % pour les États-Unis et 8,27% pour l’Inde. À ce rythme, il est peu probable que la taxation des Européens suffise pour infléchir la tendance.

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10 réponses

  1. La question est de savoir combien ces taxes « environnementales » ont elles fait perdre à l’ensemble de l’UE.

  2. L’Europe fait partie des régions qui font le plus d’efforts environnementaux et qui polluent le moins… 
    Je ne prétends pas pour autant qu’il ne faille rien faire, mais c’est parfois décourageant…
    Pourquoi ne pas taxer ou boycotter les pays les moins vertueux dans ce domaine ?
    Ne laisser rentrer dans notre pays que des produits dont l’empreinte carbone est minimum et qui respectent nos règles !

  3. La croissance irrémédiable des dégâts environnementaux fournit un excellent prétexte pour amplifier les coûteuses sinécures bureaucratiques.

  4. Hélas l’UE est le même gouffre financier que l’Etat Français avec les mêmes problèmes raison pour laquelle le fond du trou n’est pas encore atteint si d’aventure les choses ne vont pas imploser un jour. L’écologie n’est qu’une excuse qui permet de taxer à volonté. Le pire à venir sera aussi le tout électrique et le recyclage des batteries à poche que l’on trouve sur les voitures et si d’aventure elle est gonflée et de fait dangereuse le problème sera pire encore. Autre exemple lié à « l’écologie » les eux de forêts, forêts qui ne sont plus entretenues et devenues presque impraticables tellement il y a de bois mort au sol. Cela n’est qu’un aperçu de l’idiotie écolo, un gouffre financier sans fond et ingérable.

  5. À l’évidence, le principal pays dans lequel il existe une réelle marge de progression dans la diminution des émissions de gaz à effet de serre, c’est la Chine. Que nos gentils technocrates aillent donc leur proposer leurs solutions fiscales, qu’on rigole !

  6. L’europe avec un petit e et la France ne savent que créer des taxes alors qu’il faut faire l’inverse ! Nous avons repris de l’élan vers le mur !

  7. Mais en quoi cette coercition profite à la nature ? Les forêts, la faune, les lacs, les océans ont-ils accusé réception de la somme ? Selon moi, la plus grosse arnaque jamais fomentée par l’oligarchie administrative de tous les temps. Il serait temps de réfléchir raisonnablement avant de consentir à cet impôt qui n’a pas fait l’objet d’une consultation démocratique.

  8. C’est hallucinant de lire dans certains commentaires la validation de cette taxe carbone ! Le CO2 anthropique est un prétexte, un mensonge. Là est démontré l’adage «  Un mensonge répété 50 fois reste un mensonge, un mensonge répété 500 fois devient une vérité » !
    Non le CO2 n’est pas responsable du « dérèglement climatique » qui n’existe pas non plus, non les variations du climat ne sont pas dues aux activités humaines.
    Cette taxe est une imposture.
    Les taxes comportementales sont une honte également.
    Mais tout cela passe crème !

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