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mardi 21 juillet 2026

Les services tirent encore l’économie française… mais continuent de s’essouffler

Temps de lecture : 2 minutes

Nous en avions déjà parlé dans nos colonnes et l’INSEE le confirme. La valeur ajoutée des services marchands non financiers progresse de +1,3 % en 2025, contre +2,1 % en 2024. Ils continuent de tirer l’économie, mais avec un rythme presque divisé par deux sur un an. Pourtant, le secteur des services représente toujours une part massive de l’activité économique, avec 36,8 % de la valeur ajoutée totale, contre environ 34,7 % en moyenne sur la décennie 2010-2019. En valeur, les services marchands génèrent plus de 980 milliards d’euros, ce qui en fait de loin le premier secteur de l’économie française.

Dans le détail, la plupart des branches des services ralentissent en 2025. L’hébergement-restauration, pourtant encore dynamique, progresse de +2,8 %, mais perd de la vitesse depuis 2022. Les services d’information-communication, pilier de la croissance récente, ralentissent fortement à +2,2 % après plusieurs années plus vigoureuses. Les activités spécialisées et scientifiques, ainsi que les services administratifs et de soutien, contribuent aussi moins à la croissance qu’en 2024.

Certaines branches reculent même nettement, dont le domaine de la culture où les arts, spectacles et activités récréatives chutent de -4,8 %, après une hausse exceptionnelle de +15,5 % en 2024 liée aux Jeux olympiques et paralympiques.

Cette dynamique de ralentissement ne touche pas seulement l’offre, mais aussi la demande. La demande intérieure en services marchands augmente encore, mais plus faiblement, à +1,8 %, contre +2,4 % en 2024 et en 2023. L’investissement, en revanche, fait figure d’exception avec une accélération à +4,8 %, portée notamment par la reprise des activités juridiques et immobilières et par les dépenses en logiciels, qui représentent désormais près de 49 % des investissements en services.

Sur le plan extérieur, les services restent excédentaires, mais la dynamique s’érode. Les exportations progressent faiblement de +1,1 % (contre des hausses comprises entre 4,4 % et 12,1 % de 2021 à 2024), tandis que les importations augmentent de +3 % en volume après 2,9 %, ce qui réduit le solde extérieur à +11,8 milliards d’euros, en baisse de 1,8 milliard sur un an.

Enfin, l’emploi dans les services marchands atteint 8,1 millions d’équivalents temps plein, soit 27,6 % de l’emploi total. Il progresse légèrement de +0,3 %, mais l’emploi non salarié augmente de +3,8 %, tandis que l’emploi salarié recule de -0,5 %.

Ainsi, les services marchands restent bien le pilier central de l’économie française. Force est de constater qu’ils concentrent une forte partie de la croissance, mais aussi de l’investissement. L’emploi dans les services est également important. L’étude de l’INSEE montre toutefois clairement qu’ils entrent dans une phase de ralentissement structurel, marquée par des difficultés après plusieurs années de forte dynamique, et se rapprochant de la tendance générale de l’économie française.

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Une réponse

  1. Sans les déficits récurrents notre économie serait déjà en
    récession
    Le peu de croissance est acheté à crédits
    A force de privilégier systématiquement la consommation ( le cours terme) a l investissement on se retrouve avec une économie anémiee qui va tout doucement s effilocher

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