Nous en avions déjà parlé dans nos colonnes et l’INSEE le confirme. La valeur ajoutée des services marchands non financiers progresse de +1,3 % en 2025, contre +2,1 % en 2024. Ils continuent de tirer l’économie, mais avec un rythme presque divisé par deux sur un an. Pourtant, le secteur des services représente toujours une part massive de l’activité économique, avec 36,8 % de la valeur ajoutée totale, contre environ 34,7 % en moyenne sur la décennie 2010-2019. En valeur, les services marchands génèrent plus de 980 milliards d’euros, ce qui en fait de loin le premier secteur de l’économie française.
Dans le détail, la plupart des branches des services ralentissent en 2025. L’hébergement-restauration, pourtant encore dynamique, progresse de +2,8 %, mais perd de la vitesse depuis 2022. Les services d’information-communication, pilier de la croissance récente, ralentissent fortement à +2,2 % après plusieurs années plus vigoureuses. Les activités spécialisées et scientifiques, ainsi que les services administratifs et de soutien, contribuent aussi moins à la croissance qu’en 2024.
Certaines branches reculent même nettement, dont le domaine de la culture où les arts, spectacles et activités récréatives chutent de -4,8 %, après une hausse exceptionnelle de +15,5 % en 2024 liée aux Jeux olympiques et paralympiques.
Cette dynamique de ralentissement ne touche pas seulement l’offre, mais aussi la demande. La demande intérieure en services marchands augmente encore, mais plus faiblement, à +1,8 %, contre +2,4 % en 2024 et en 2023. L’investissement, en revanche, fait figure d’exception avec une accélération à +4,8 %, portée notamment par la reprise des activités juridiques et immobilières et par les dépenses en logiciels, qui représentent désormais près de 49 % des investissements en services.
Sur le plan extérieur, les services restent excédentaires, mais la dynamique s’érode. Les exportations progressent faiblement de +1,1 % (contre des hausses comprises entre 4,4 % et 12,1 % de 2021 à 2024), tandis que les importations augmentent de +3 % en volume après 2,9 %, ce qui réduit le solde extérieur à +11,8 milliards d’euros, en baisse de 1,8 milliard sur un an.
Enfin, l’emploi dans les services marchands atteint 8,1 millions d’équivalents temps plein, soit 27,6 % de l’emploi total. Il progresse légèrement de +0,3 %, mais l’emploi non salarié augmente de +3,8 %, tandis que l’emploi salarié recule de -0,5 %.
Ainsi, les services marchands restent bien le pilier central de l’économie française. Force est de constater qu’ils concentrent une forte partie de la croissance, mais aussi de l’investissement. L’emploi dans les services est également important. L’étude de l’INSEE montre toutefois clairement qu’ils entrent dans une phase de ralentissement structurel, marquée par des difficultés après plusieurs années de forte dynamique, et se rapprochant de la tendance générale de l’économie française.
Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral
Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
Une réponse
Sans les déficits récurrents notre économie serait déjà en
récession
Le peu de croissance est acheté à crédits
A force de privilégier systématiquement la consommation ( le cours terme) a l investissement on se retrouve avec une économie anémiee qui va tout doucement s effilocher
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
Une réponse
Sans les déficits récurrents notre économie serait déjà en
récession
Le peu de croissance est acheté à crédits
A force de privilégier systématiquement la consommation ( le cours terme) a l investissement on se retrouve avec une économie anémiee qui va tout doucement s effilocher