Le problème de la compétitivité des salaires n’est toujours pas réglé en France. Nous indiquions récemment dans nos colonnes qu’entre le 4ème trimestre 2023 et le 4ème trimestre 2025, le coût horaire du travail avait augmenté d’environ 19 % de plus que le salaire horaire en glissement annuel, signe d’un coût (trop) élevé pour les employeurs, freinant largement les embauches, et ne stimulant que peu les emplois.
Malheureusement, force est de constater que la dynamique reste toujours la même. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, au 1er trimestre 2026, le salaire horaire dans les secteurs marchands non agricoles augmente de 2,0 %, tandis que le coût horaire du travail progresse de 2,3 %. Dans le détail, toujours en glissement annuel, le salaire horaire a augmenté de 2,2 % dans l’industrie, tandis que le coût horaire a augmenté de 2,8 %. Dans le tertiaire, le salaire horaire a augmenté de 1,9 %, contre 2,2 % pour le coût horaire. Seul le secteur de la construction a connu l’effet inverse, avec une augmentation de 2,2 % du salaire horaire, contre une augmentation de 2,0 % du coût horaire.
L’INSEE précise : « le coût horaire du travail ralentit un peu et son rythme d’évolution se rapproche de celui des salaires » qui « s’explique essentiellement par une moindre baisse des exonérations de cotisations sociales par rapport au trimestre précédent ». Certes, mais le coût horaire (les charges sur le travail) continue de croître plus vite que le salaire horaire .
Par ailleurs, les comparaisons européennes montrent bien que la problématique est très ancrée : en 2025, selon Eurostat, le coût horaire du travail était estimé à 34,9 euros en moyenne au sein de l’Union européenne, contre 44,3 euros en France (au demeurant, les coûts non salariaux en France sont les plus élevés d’Europe, à 32,3 % du coût total du travail).
Bien évidemment, ces faits ne sont pas sans conséquences sur l’économie française : recrutement en baisse, une contraction de la compétitivité, difficulté pour investir, etc. Dans un contexte déjà atone (proche de la récession), ces rigidités risquent d’accentuer le ralentissement économique.
Un autre problème qui va venir s’ajouter à cette structure salariale est l’inflation. En effet, alors que l’inflation est récemment repartie à la hausse, atteignant 2,4 % en mai 2026 (après +2,2 % en avril 2026), le salaire horaire n’augmente que de 2,0 %. Si cette tendance devait se poursuivre, les salariés verraient leur rémunération réelle reculer. Or, la progression plus rapide du coût du travail que des salaires suggère qu’une part croissante de l’effort financier des employeurs ne bénéficie pas directement aux travailleurs. Dans un contexte inflationniste durable, ce décalage pourrait ainsi accentuer des difficultés de pouvoir d’achat.
La question n’est donc pas seulement celle du niveau des salaires, mais aussi celle de l’écart croissant entre ce que paient les employeurs et ce que perçoivent réellement les salariés. Réduire ce fossé est l’un des leviers les plus efficaces pour soutenir l’emploi, le pouvoir d’achat, la compétitivité et donc la prospérité de l’économie française.
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9 réponses
C’est très gentil, de dire que le coût du travail augmente en France, ce qui est en partie vrai, et qui sous entend que les salariés devraient travailler plus, être moins payés, et être plus taxés.
Mais dire cela sans aucune mention du coût improductif de l’économie parasitaire, c’est à dire les services publics, les hauts conseils de je ne sais quoi, les fonctionnaires sur payés et sur retraités, la sur administration et la sur règlementation, les dépenses stupides de l’état, et le poids de la corruption, ce n’est pas honnête, car c’est une partie de ce coût.
Dire que le coût du travail augmente ne sous-entend absolument pas que les salariés devraient travailler plus, être moins payés et être plus taxés. Les salariés savent parfaitement que leur salaire stagne, qu’ils ne coûtent pas plus cher à leur entreprise. Ils ne s’y sont pas trompés d’ailleurs quand un certain premier ministre a voulu leur sucrer 2 jours fériés, donc faire travailler plus ceux qui travaillent déjà, au lieu de mettre au travail ceux qui ne travaillent pas, en plus bien sûr de réduire les dépenses des services publics.
Ce n’est pas pour rien que l’Etat a rendu obligatoire le bulletin de paie simplifié, les lignes « Cotisation aux syndicats » ou « contribution au logement » ont disparu, entre autres. Et effectivement, quand les cotisations « chômage » et « maladie » ne sont plus déduites directement dans la colonne part salariale mais dans le trucage de la colonne part patronale, alors les gens n’y font plus attention. Or ces 2 cotisations financent en effet une partie des gabegies que vous citez, reprises dans l’article en lien, à savoir 33% d’administratif dans les hôpitaux, sans parler de toutes les ARS et autres agences, et une hausse de 1700% des dépenses en « politiques de l’emploi » en 40 ans alors que le taux de chômage est toujours le même…
Il est évident que tous ces sujets devraient être gérés par les salariés eux-mêmes, auprès des organismes de leur choix, mais alors que ferait l’Etat de ses abondants fonctionnaires ? Le gouvernement ne pourrait plus non plus se poser en sauveur des Français, quelle horreur pour lui… Pourvu que ces aberrations arrivent à être entendues de la majorité des Français, mais l’Etat fait tout, par la gauchisation de l’enseignement et des médias, pour que surtout jamais, jamais, l’économie ne puisse être comprise par une majorité de Français.
C’est curieux cette tendance non ? Et ces messieurs qui gouvernent veulent nous donner des leçons et parler de force européenne là ou il n’y a que des écarts d’un pats à l’autre . Hors sol et incompétents.
Encore une fois des charges excessives sur les salaires, comme pour le carburant bientôt l’électricité (une fois qu’il y aura assez de voitures électriques !)…
Il est impératif de baisser les dépenses d’Etat au plus vite.
Déjà les coûts de structures inutiles (le mille feuille administratif), simplifier toutes les démarches administratives, les règlements abscons et redondants…
Ensuite on pourra s’attaquer au budget social, trop d’aides sans contreparties, véritable appel à la paresse !
Il est scandaleux que des personnes qui ne font rien aient le même pouvoir d’achat que ceux qui travaillent !
Les meilleurs économies sont les dépenses que l’on je fait pas !
(Je pense en ce moment à la stupide lubie de Macron qui voudrait remplacer les vitraux de Notre Dame de Paris qui ont miraculeusement échappé à la destruction par des plus modernes plus colorés)
Bref nos dirigeants, élus en tous genres, hauts fonctionnaires n’ont toujours pas compris que la France est un petit pays totalement ruiné par eux…
Dernière cerise sur le gâteau, Macron voudrait son musée du terrorisme !
le travail d’un employé raporte de l’argent il ne « coûte » pas
vous devrier parler de la rentabilité d’un employé qui diminue
sinon c’est trompeur
mais n’est pas le but même de cet article ?
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9 réponses
C’est très gentil, de dire que le coût du travail augmente en France, ce qui est en partie vrai, et qui sous entend que les salariés devraient travailler plus, être moins payés, et être plus taxés.
Mais dire cela sans aucune mention du coût improductif de l’économie parasitaire, c’est à dire les services publics, les hauts conseils de je ne sais quoi, les fonctionnaires sur payés et sur retraités, la sur administration et la sur règlementation, les dépenses stupides de l’état, et le poids de la corruption, ce n’est pas honnête, car c’est une partie de ce coût.
Excellente mise au point!
bcp de vérité dans votre commentaire !
Dire que le coût du travail augmente ne sous-entend absolument pas que les salariés devraient travailler plus, être moins payés et être plus taxés. Les salariés savent parfaitement que leur salaire stagne, qu’ils ne coûtent pas plus cher à leur entreprise. Ils ne s’y sont pas trompés d’ailleurs quand un certain premier ministre a voulu leur sucrer 2 jours fériés, donc faire travailler plus ceux qui travaillent déjà, au lieu de mettre au travail ceux qui ne travaillent pas, en plus bien sûr de réduire les dépenses des services publics.
Mais vous avez raison de rappeler qu’il serait bon de préciser ce qui est compris dans ce coût du travail, ainsi que c’est très bien expliqué dans cet autre article :
https://contrepoints.org/plus-egale-moins-le-slogan-qui-tue-la-france/
Ce n’est pas pour rien que l’Etat a rendu obligatoire le bulletin de paie simplifié, les lignes « Cotisation aux syndicats » ou « contribution au logement » ont disparu, entre autres. Et effectivement, quand les cotisations « chômage » et « maladie » ne sont plus déduites directement dans la colonne part salariale mais dans le trucage de la colonne part patronale, alors les gens n’y font plus attention. Or ces 2 cotisations financent en effet une partie des gabegies que vous citez, reprises dans l’article en lien, à savoir 33% d’administratif dans les hôpitaux, sans parler de toutes les ARS et autres agences, et une hausse de 1700% des dépenses en « politiques de l’emploi » en 40 ans alors que le taux de chômage est toujours le même…
Il est évident que tous ces sujets devraient être gérés par les salariés eux-mêmes, auprès des organismes de leur choix, mais alors que ferait l’Etat de ses abondants fonctionnaires ? Le gouvernement ne pourrait plus non plus se poser en sauveur des Français, quelle horreur pour lui… Pourvu que ces aberrations arrivent à être entendues de la majorité des Français, mais l’Etat fait tout, par la gauchisation de l’enseignement et des médias, pour que surtout jamais, jamais, l’économie ne puisse être comprise par une majorité de Français.
C’est curieux cette tendance non ? Et ces messieurs qui gouvernent veulent nous donner des leçons et parler de force européenne là ou il n’y a que des écarts d’un pats à l’autre . Hors sol et incompétents.
L’achat électoral n’est pas gratuit, il faut bien que le pognon redistribué aux retraités les plus nantis du monde vienne de quelque part.
Omnia pro boomeris, omnes pro boomeris, nihil praeter boomeros.
« Les retraités les plus nantis du monde » ? en France ? Ah vous parlez des fonctionnaires retraités, mais n’oubliez pas de le préciser.
Encore une fois des charges excessives sur les salaires, comme pour le carburant bientôt l’électricité (une fois qu’il y aura assez de voitures électriques !)…
Il est impératif de baisser les dépenses d’Etat au plus vite.
Déjà les coûts de structures inutiles (le mille feuille administratif), simplifier toutes les démarches administratives, les règlements abscons et redondants…
Ensuite on pourra s’attaquer au budget social, trop d’aides sans contreparties, véritable appel à la paresse !
Il est scandaleux que des personnes qui ne font rien aient le même pouvoir d’achat que ceux qui travaillent !
Les meilleurs économies sont les dépenses que l’on je fait pas !
(Je pense en ce moment à la stupide lubie de Macron qui voudrait remplacer les vitraux de Notre Dame de Paris qui ont miraculeusement échappé à la destruction par des plus modernes plus colorés)
Bref nos dirigeants, élus en tous genres, hauts fonctionnaires n’ont toujours pas compris que la France est un petit pays totalement ruiné par eux…
Dernière cerise sur le gâteau, Macron voudrait son musée du terrorisme !
le travail d’un employé raporte de l’argent il ne « coûte » pas
vous devrier parler de la rentabilité d’un employé qui diminue
sinon c’est trompeur
mais n’est pas le but même de cet article ?