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vendredi 29 mai 2026

Les ZFE ont été supprimées !

Temps de lecture : 2 minutes

Le porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a regretté mercredi la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) par l’Assemblée nationale la nuit précédente et souligné « les doutes évidents sur la constitutionnalité de cette mesure ». Une technique déjà éprouvée : quand un texte qui ne plaît pas à l’Élysée est voté par la représentation nationale, il est déféré au Conseil constitutionnel, lequel semble engagé depuis des années dans une démarche où, au nom de sa lecture personnelle du droit, il se substitue aux représentants du peuple pour retoquer le texte au prétexte de « cavalier législatif » – c’est-à-dire d’un amendement trop éloigné de l’objet initial du projet de loi.

Les ZFE, qui interdisent l’accès au centre-ville aux véhicules trop anciens, représentent un ostracisme social promu au nom d’une écologie punitive de plus en plus rejetée par les Français et sans fondement scientifique totalement établi, puisque les émissions de particules fines dans les centres-villes proviennent aussi de l’usure des pneus et de véhicules de grosse cylindrée non concernés par ces restrictions. Initiées en 2019 et étendues en 2021, marqueurs environnementaux du premier quinquennat Macron, ces zones entendaient exclure jusqu’à un quart des véhicules particuliers des centres-villes, mesure considérée par les parlementaires comme particulièrement injuste pour les ménages n’ayant pas les moyens de changer de véhicule.

« La position du gouvernement, c’était celle d’un amendement de compromis qui visait à laisser davantage de liberté aux collectivités territoriales dans l’application des zones à faibles émissions. Nous prenons acte du rejet de l’Assemblée nationale de cet amendement (…) Je le regrette », a déclaré Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Le gouvernement « n’espère absolument pas une censure du Conseil constitutionnel » contre le vote de cet amendement qui annulait l’une des dispositions phares de l’écologie punitive défendue par Emmanuel Macron.

Cette disposition était incluse dans les discussions sur le projet de loi relatif à la simplification de la vie économique. Certes, une certaine méfiance était de mise, puisque quand en France des politiques et la haute administration prétendent vouloir simplifier le « bouzin » de décrets, circulaires et règlements qui régissent minutieusement nos vies (une douzaine de codes de plusieurs milliers de pages, qui se seront enrichis d’une page supplémentaire à la fin de la lecture de cet article), cela se traduit généralement par une complexité supplémentaire, avec création d’un comité ad hoc en option !

Mais après deux ans de préparation et de délibérations, le projet de loi de « simplification » de la vie économique a effectivement amputé quelques normes pesant sur les entreprises, supprimé des instances consultatives redondantes et facilité le déploiement de centres de données (datacenters). Il contient pêle-mêle des mesures facilitant l’accès des entreprises à la commande publique, visant à sécuriser le parcours juridique d’infrastructures comme la controversée autoroute A69 ou à simplifier la construction de certains projets sous conditions.

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11 réponses

  1. Le combat contre les ZFE n’est pas encore gagné. Quand nos représentants élus nous représentent réellement, c’est le Conseil constitutionnel qui décide ce qui est bon ou non pour le peuple !

  2. Vous pouvez dire au porte parole du gouvernement que Jean-Aymar de Sekonla se félicite de la suppression des ZFE.

  3. Une belle injustice doublée d’une grande stupidité !
    Les automobilistes se sont précipités sur les voitures hybrides « qui se rechargent en roulant »… Quelle ineptie !
    Déjà on sponsorise à tour de bras l’industrie concurrente Chinoise principalement et on se garde bien de dire que le véhicule pollue beaucoup plus lorsqu’il recharge ses batteries en brûlant plus de carburant (l’alternateur embarqué n’ayant qu’un rendement de quelque 70% ).
    Globalement on consomme plus pour produire ce précieux courant utilisé à très basse vitesse… sans parler de la pollution pour fabriquer ces batteries à plus haute capacité !
    J’oubliais l’argument massue du vendeur « on récupère de l’énergie au freinage » ! La belle affaire, tout bon conducteur sait pertinemment qu’il ne freine quasiment jamais car il tient ses distances et ralenti préventivement… Bref ces hybrides auto-rechargeables sont conçues que pour les bourrins qui vous collent et passent leur temps à freiner et aux escrologistes qui se donnent bonne conscience.

    1. L’hybride n’est pas une ineptie, c’est une question d’usage : si elle consomme effectivement plus sur autoroute à cause du poids, elle réduit la consommation de 40% en ville en transformant chaque ralentissement en électricité gratuite. Sa petite batterie a un impact écologique limité, compensé en à peine deux ans de conduite grâce à l’économie de carburant.
      Donc : idéal pour la ville, mais pas pour les longs trajets à 130 km/h.

  4. Supprimer les ZFE ne suffit pas. Il y a des villes qui ne relèvent pas de la loi ZFE, mais où les élus sont tout autant capables d’encambronner les français. Supprimer les ZFE ne suffit donc pas, il faut sortir les socialo-bobo-écolos des conseils municipaux, comme La Rochelle, aux mains des bobo-socialo-écolo-cyclophiles, où le maire se prend pour le Anne Hidalgo de la côte atlantique. Tout pour enquiquiner les automobilistes : Pas de ZFE, et pourtant de plus en plus de rues interdites aux voitures sans raison valable, des panneaux « sens-interdit » qui apparaissent du jour au lendemain, sans concertation avec les comités de quartiers, des vélos à contre-sens même dans les voies trop étroites, et des changement de circulation qui créent des zones particulièrement accidentogènes. Même si vous faites l’effort financier d’avoir un geste pour la planète, et que vous achetez une voiture électrique, vous ne pourrez pas plus circuler dans les rues qu’avec une thermique.

  5. Les ZFE sont contre-productives car elles interdisent l’accès des centres villes aux consommateurs. Quel est le réel bénéfice, sinon une idéologie ?

  6. Personne ne parle de « Crit’Air » qui est uniquement basé sur le millésime du véhicule, absolument pas sur sa performance environnementale, tant en consommation qu’en rejets polluants.
    Pourquoi ne pas se contenter du contrôle technique qui, lui, est véritablement fondé sur les mesures, pour autoriser la circulation ?
    J’a ajouté une vignette « Crit’Air » sur mon véhicule, qui représente un majeur dressé à destination des abrutis d’écologistes qui ont inventé cette suprême stupidité (les fameux ânes bâtés de la « convention citoyenne » qui a abouti à l’imbécile loi dite « climat et résilience ». Et ça fait souvent rigoler quelques automobilistes ou piétons observateurs.
    Merci et courage à Contrepoints et aux liéraux !

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