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dimanche 10 mai 2026

L’Europe renonce au tout-électrique pour 2035. Est-il trop tard ?

Temps de lecture : 2 minutes

Mardi 16 décembre 2025, la Commission européenne a finalement abandonné son projet visant à interdire la vente de véhicules thermiques neufs d’ici 2035. Elle a présenté un plan où les constructeurs pourront continuer à vendre une proportion limitée de véhicules thermiques ou hybrides, à condition de compenser les émissions de CO2. Le plan prévoit notamment une réduction de 90 % des émissions à l’échappement pour les voitures et utilitaires légers neufs, des « super-crédits » pour encourager les petites voitures électriques abordables et un renforcement de la filière européenne des batteries. L’ensemble doit encore être validé par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne.

Le plan s’accompagne du « paquet automobile omnibus », censé alléger les charges administratives et réduire les coûts, avec à la clé 706 millions d’euros d’économies attendues pour les constructeurs. Mais n’est-il pas déjà trop tard pour agir ?

Même avec toutes les subventions possibles, l’Europe est très loin des 30 millions de voitures zéro émission prévues pour 2030. Les aides publiques créent un marché artificiel, comme le montre le fiasco américain : après la fin du crédit d’impôt, les ventes ont chuté de 30 %. Les constructeurs y perdent de l’argent, et il faudra continuer à compenser artificiellement un marché qui n’existe pas.

Pendant ce temps, l’industrie automobile européenne est en grave difficulté. Le marché n’a toujours pas retrouvé son niveau pré‑covid, avec 15 millions de véhicules vendus en 2024 contre 18 millions en 2019, tandis que les constructeurs chinois, qui représentaient 3% du marché en 2021, pourraient rapidement atteindre 10 à 15 % de parts de marché à terme.

Face aux inquiétudes des pays producteurs, notamment l’Allemagne, l’Europe n’a pas eu d’autre choix que de reconnaître la dure réalité. En effet, les consommateurs ne veulent pas se convertir massivement à l’électrique, et les constructeurs européens ne sont pas prêts à produire un marché 100 % électrique pour 2035. Le vice-président de la Commission, Stéphane Séjourné, avait même annoncé le fait que l’industrie automobile en Europe était « en danger de mort ». Ce revirement de la Commission ne marque pas une évolution stratégique, mais surtout l’aveu d’un échec « idéologique ».

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10 réponses

    1. En parfait accord. Ce sont les fonctionnaires qui prétendent mieux connaître le marché…!!?? d’où la faillite généralisée de cette europe imbécile en l’état. Il nous faut quitter la quitter de toute urgence. Il faut également virer nos dirigeants actuels incompétents et retrouver le chemin du bon sens !

  1. Ah, merci la Commission de remettre les pieds sur terre !
    Mais il reste le Parlement et le Conseil de l’union.
    Un empilement de  » fonctionnaires  » payés à se marcher sur les pieds !

  2. Le caractère alambiqué et largement incompréhensible au commun des mortels des mesures que vient de prendre l’UE montre que sur le fond elle maintient ses positions qui conduisent à la ruine de notre industrie automobile et au mépris de ses citoyens.

  3. L’hystérie écoloclimatique conduit chez nous à détruire l’industrie automobile européenne au profit d’un simple déplacement des pollutions. Elle conduit à la destruction de l’industrie nucléaire civile qui produit de l’électricité parfaitement verte, en abondance et bon marché. Elle décrète inutilisables des logements parfaitement confortables. Elle prétend restreindre les déplacement automobiles des citoyens modestes. Elle décrète nos vaches pollueurs en chef et prétend nous faire avaler des protéines d’insectes et des « viandes » artificielles produites en usine. Elle cherche à faire disparaître nos agriculteurs en leur imposant des normes impossibles…. En fait l’hystérie écoloclimatique est gouvernée par une cohorte de cryptocommunistes qui ne se remettront jamais de l’effondrement de l’URSS. Il est inadmissible que le capitalisme qui apporte le confort à une fraction croissante de l’humanité l’ait emporté. Il faut donc enrôler l’apocalypse climatique comme nouvelle arme de lutte contre un système économique insupportablement efficace !

  4. La voiture électrique c’est en premier une batterie. Comment fait on pour fabriquer des batteries lorsqu’on n’a pas de matières premières pour en fabriquer ? On les achète oui mais à quel prix ? Là est le problème. S’y ajoute le main d’œuvre trop chère en Europe et en particulier en France. Quelle solution ? Les chercheurs au boulot !!

    1. Le problème, c’est que les fonctionnaires, dénués de la moindre créativité, ont figé d’emblée l’architecture sans souci d’optimisation.
      Peut-être connaissez vous la devinette ? « Qu’est-ce qui est jaune, qui vole, et qui pèse 250 kg ? Ben… un canari de 250 kg » Et avant qu’on ait eu le temps de leur mettre le nez dans leur stupidité, c’est déjà devenu « Allez les chercheurs !Inventez nous le canari de 250 kg, et que ça saute ! » Pour eux, le critère pour une solution acceptable, c’est « faut que ça tienne sur un unique transparent ».
      L’objectif n’a JAMAIS été « faire des voitures électriques » mais « faire des moyens de transports individuels le moins polluants possibles (y compris niveau infrastructures), compatibles avec une large gamme de distance ». Mais allez donc faire comprendre le concept d’analyse de la valeur à un bureaucrate… Surtout écologiste…

  5. Je pense qu’il faut prendre du recul sur cette question.

    D’une part le rendement énergétique des véhicules électriques est bien meilleur que celui des moteurs à explosion. L’économie de polluants et de CO2 est importante, mais dépend de la source de l’électricité : en Norvège où l’électricité est hydraulique, l’électrification des véhicules est massive.

    De toute façon, c’est au consommateur de décider. Si le prix des batteries baisse et s’il se sent en sécurité avec des stations de recharge un peu partout, je pense qu’il se convertira massivement. Mais cela fait deux « si ».

    Et la commission européenne n’aurait pas dû s’en mêler ni dans un sens ni dans l’autre

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