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mercredi 16 septembre 2026

L’Islande dit non à l’UE

Temps de lecture : 2 minutes

L’Union européenne (UE) séduit sans doute les migrants des pays pauvres, attirés par une zone riche, ainsi que les pays de l’ex-bloc soviétique convertis à l’Etat de Droit, la démocratie et l’économie de marché… mais pas les pays du nord de l’Europe, rebutés plutôt clairement par sa dérive bureaucratique et son manque de respect de la souveraineté des peuples.

C’est ce qu’illustre le résultat du référendum islandais, dimanche 30 août, par lequel, en raison d’un soudain revirement des jeunes, les Islandais ont rejeté une reprise des négociations d’adhésion à l’UE, suspendues il y a treize ans. Le « non » l’a emporté par 52,8 % contre 47,2 %. « Je veux être absolument claire: ce gouvernement ne reprendra pas les négociations d’adhésion au cours de cette législature » qui court jusqu’en 2028, a réaffirmé après les résultats la Première ministre Kristrun Frostadottir, elle-même favorable au « oui ». Huit électeurs sur dix ont participé au référendum organisé par son gouvernement, un score élevé qui montre que les peuples s’intéressent à leur destin et aiment qu’on leur demande leur avis (dirigeants français, prenez note SVP).

L’île de l’Atlantique Nord est déjà étroitement liée à l’UE en tant que membre de l’Espace économique européen (EEE) et de l’espace Schengen. Mais la consternation était palpable à Bruxelles. « Le constat est clair: l’UE aujourd’hui ne fait plus rêver », a résumé la députée européenne écologiste Saskia Bricmont. Sandro Gozi, député européen centriste, a quant à lui qualifié ce résultat d' »avertissement que l’Europe doit prendre au sérieux ». Il a déclaré que le « pouvoir d’attraction » de l’UE ne devait pas être « tenu pour acquis » et que celle-ci devait « continuer à gagner la confiance », notamment en réduisant la bureaucratie. Il parle d’or, mais force est de constater que l’Union n’a pas changé d’un iota sur ce plan depuis que les signaux de ras le bol populaire se multiplient.

L’UE s’est élargie pour la dernière fois en 2013 avec l’admission de la Croatie. Ces dernières années ont depuis été marquées par des progrès timides parmi les candidats des Balkans occidentaux, le Monténégro et l’Albanie étant les plus proches d’adhérer.  Pour de nombreuses capitales européennes, l’Islande apparaissait comme un candidat modèle et Bruxelles avait indiqué être prête à faire des concessions sur des questions sensibles, telles que les droits de pêche, pour faciliter son intégration.

Ce « non » de l’Islande devrait donner à réfléchir à Bruxelles », selon le groupe ECR, à l’aile droite du Parlement européen. Le coprésident du groupe, Nicola Procaccini, a affirmé que Bruxelles devrait s’interroger sur les raisons pour lesquelles « un pays européen prospère, démocratique et ouvert sur le monde » a choisi de ne pas relancer les négociations d’adhésion.

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9 réponses

  1. Tous les grands changements de l’histoire ont eu des signes annonciateurs, plus ou moins visibles, plus ou moins identifiés comme tels. Ce refus de l’Islande en serait-il un ?

  2. Les Islandais sont globalement bien plus riches que les Français par exemple…. Qu’auraient-ils à gagner que d’abonder au tonneau des Danaïdes de l’UE ?

  3. L’Europe est une organisation profondément socialiste et qui plus est détenant bien trop de pouvoir. Il faut abandonner cette superstructure tyrannique et rebâtir une Europe autour d’un projet beaucoup plus simple essentiellement construit autour de la sécurité, du contrôle des frontières et de développement économique. les nations doivent retrouver leur préséance vis à vis de Bruxelles.

  4. Depuis des années, la construction politique européenne est régulièrement désavouée : Non au référendum en France et aux Pays-Bas ou, encore plus significatif, sortie du Royaume-Uni. J’en oublie sûrement.
    Maintenant c’est au tour du rejet par l’Islande.
    Est-ce que vous pensez une seule seconde que cela entrainera une remise en question des dirigeants européens et de la façon dont l’Europe se construit ?
    C’est cette absence de remise en question qui est catastrophique.

  5. Redressement spectaculaire de l’Islande sur le plan économique depuis quelques années. Les Islandais ont bien compris le piège : dans l’UE il s’agirait de payer pour soutenir d’autre pays. Ce que fait la France par exemple. A perte. Pas question, c’est non.

  6. Bonjour.
    Il est regrettable que les pays de culture libérale fuient l’UE (Royaume Uni) ou refusent d’y entrer (Norvège et maintenant Islande).
    Il est vrai que la promesse d’un bloc de prospérité économique et de rayonnement culturel de l’UE est très loin d’être tenue, ceci depuis le désastreux Delors, un crétin socialiste qui a inventé la subsidiarité inversée et conduit au monstre bureaucratique et socialiste que nous connaissons, aggravé de « verditude » par le crétin socialiste vert Timmermans associé à l’actuelle présidente de la (grosse) commission, organe non élu qui pond à jets continues des étrons administratifs particulièrement destructeurs comme le « green deal » et signe à peu près n’importe quoi au plan international du moment que cela accompagne et accélère le suicide industriel et agricole de l’Europe qu’elle organise.
    La responsabilité du désastre incombe également à la nullité du centre mou PPE qui a gobé à peu près toutes les âneries vertes que nous subissons, notamment la politique du « net zéro » en 2050, dévastatrice et suicidaire, définie par la paire von der Leyen / Timmermans.

  7. Un pays prospère, bien oui ils sont pas bête, pourquoi irait-ils s’appauvrir et se plier au flux migratoire imposé par l’Europe ?
    Les Français ont majoritairement dis NON.
    En Island, le gouvernement écoute son peuple…

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