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samedi 3 octobre 2026

Meloni, championne de la stabilité italienne

Temps de lecture : 2 minutes

Giorgia Meloni a battu ce vendredi le record de longévité au poste de président du Conseil italien depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avec 1 413 jours, la première femme à diriger un gouvernement italien, âgée de 49 ans, dépasse d’une journée le second gouvernement Berlusconi (1 412 jours, de juin 2001 à avril 2005) — étant entendu que le « Cavaliere », avec quatre gouvernements successifs, aura gouverné près de dix ans au total.

Comme quoi l’on peut mener une politique ambitieuse en matière de réduction de l’immigration et audacieuse en termes de libéralisation économique — quoique pas autant que promis — et bénéficier pour autant d’une stabilité politique dont son pays était jusqu’ici démuni.

Son parti nationaliste Fratelli d’Italia a préparé pour l’occasion une brochure d’une trentaine de pages recensant ses succès : plus d’un million de personnes supplémentaires au travail, un chômage au plus bas à 5,8 % en juillet, 21 milliards d’euros de baisse d’impôts sur les particuliers, une chute de 80 % des arrivées d’immigrés illégaux. La croissance, en revanche, reste timide : le gouvernement lui-même n’attend que 0,6 % de hausse du PIB en 2026, et le taux d’inactivité continue de progresser, à 33,6 %.

La majorité, qui regroupe FDI, la Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia, a adopté environ 300 lois et décrets-lois, souvent par le biais d’un vote de confiance. La plupart concernent la sécurité au sens large et visent les immigrés, les passeurs, les mineurs délinquants, les participants aux rave parties ou même les manifestants bloquant une route pour protester contre des licenciements — autant de sujets chers à son électorat.

Les grands quotidiens italiens, toutes tendances confondues, ont dressé le bilan de ce gouvernement. La Repubblica, à gauche, reconnaît qu’il a stabilisé les comptes publics et ramené le spread, l’écart entre les taux d’intérêt allemand et italien, de 233 points de base à moins de 80. La Stampa et le Corriere della Sera soulignent pour leur part son soutien indéfectible à l’Ukraine, en dépit des réticences de son vice-président du Conseil Matteo Salvini, hostile à l’envoi d’aide militaire à Kiev.

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7 réponses

  1. Georgia Meloni déclarée comme héritière de Mussolini par quasiment toute la Macronie lors de son arrivée au pouvoir, une certaine Borne en tête de l’invective !

  2. Mais hélas pour les Républicains de France elle n’est pas une référence, comme pour les autres copies de Macron comme en Espagne par exemple bien qu’en Espagne ils vont vite changer de trottoir pour le virer alors qu’en France on attend ! on attend ! depuis des années. Mais cela est compréhensile dans un pays tellement assisté on n’a aucune notion de Dette voir même de l’argent qui tombe du ciel.

  3. En Italie du Sud, l’entreprise type était une exploitation agricole resté sur un modèle des latifundias qu’on ne voir pour dire plus que dans les pays sous-développés, d’où l’appétence pour des travailleurs extra UE au nom de la « liberté d’entreprendre » et un taux de chômage des travailleurs locaux frôlant les 40%. Un tel modèle ne pouvait bien évidemment durer qu’un temps, il conduit de toute manière inévitablement au chaos et à la guerre civile quand l’Etat laisse faire…

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