Les Américains se moquent de nous ! Pour Audrey Pulvar, ce n’était pas tolérable. L’adjointe au Maire de Paris en charge des relations internationales leur a répondu. « En tant que deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, vous portez une responsabilité importante dans le réchauffement climatique et les conséquences que nous subissons, en France. Vos villes, dont “90 % sont climatisées”, ne sont pas étrangères à cela. » Elle a poursuivi en expliquant qu’à Paris, « on prend nos responsabilités » pour réduire la pollution de l’air, rendre la ville plus verte, améliorer l’efficacité énergétique et changer les modes de transport. Selon elle, la climatisation aggrave le problème. C’est pourquoi « nous » développons d’autres solutions. Avec un brin d’arrogance, elle conclut : « Si toutes les villes américaines faisaient les mêmes efforts de transition écologique que Paris, le monde se porterait mieux ».
Les données du Service des données et études statistiques (SDES) contredisent directement les propos de Mme Pulvar. Contrairement au chauffage en hiver qui consomme majoritairement des énergies fossiles (gaz naturel, fioul domestique, GPL), la climatisation consomme très peu en France et repose sur une électricité décarbonée. Tout le paradoxe réside dans la chose suivante : comme le relève l’Association française pour l’information scientifique (AFIS), ce même chauffage apporte « un confort similaire en hiver » sans être autant décrié que les climatiseurs. Simple ignorance ou réflexe technophobe ?
Ensuite, les États-Unis sont certes le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde avec 12,71 % des émissions de CO₂, mais ils restent loin derrière la Chine qui en émet plus du double (31 %). Dire que les Américains ne sont pas étrangers à la canicule est donc probablement aussi rigoureux que de dire que les Européens n’y sont pas étrangers non plus, étant donné que l’ensemble du continent européen (avec la Russie et la Turquie) pollue autant (12,64 %) que les États-Unis.
Enfin, que valent les leçons de morale sur la pollution de l’air et la transition écologique si un pays n’est pas capable de protéger les personnes les plus vulnérables à la canicule ? Un commentateur de la publication d’Audrey Pulvar l’a parfaitement fait remarquer : si les Français veulent vivre comme au XVIIIe siècle, c’est leur problème et non celui des Américains ; c’est à eux d’assumer les conséquences de leur ignorance sur la climatisation. Les températures suffocantes du mois de juin ont montré qu’elle représente un enjeu de santé publique et que les alternatives ne sont pas aussi efficaces. Même les écologistes reconnaissent sa nécessité. Mme Pulvar préfère-t-elle rester dans le déni, à l’instar de ceux qui se demandent si cette technologie est « de droite » ou « de gauche » et signent une pétition pour avoir des congés climatiques ?
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3 réponses
Si les États-Unis sont les deuxièmes plus gros producteur de gaz à effet de serre, cela veut dire qu’ils sont les deuxièmes plus gros émetteurs de vapeur d’eau.
Il faudra expliquer à cette dame que le « mode-de-vie urbain à vélo électrique » est un des modes-de-vie les plus polluants du monde. Ce mode-de-vie n’est rendu possible que par l’économie carbonée de masse mondiale. Pour pouvoir rouler en vélo électrique à Paris et critiquer Trump sur les réseaux sociaux, il faut en réalité bénéficier d’innombrables dépenses carbonées en amont de la chaîne de consommation.
Avec tous les efforts qu’elle fait pour sauver le climat mondial, notre Angela Davis parisienne mérite au moins le Nobel de la paix à défaut de celui de physique.
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3 réponses
Si les États-Unis sont les deuxièmes plus gros producteur de gaz à effet de serre, cela veut dire qu’ils sont les deuxièmes plus gros émetteurs de vapeur d’eau.
Il faudra expliquer à cette dame que le « mode-de-vie urbain à vélo électrique » est un des modes-de-vie les plus polluants du monde. Ce mode-de-vie n’est rendu possible que par l’économie carbonée de masse mondiale. Pour pouvoir rouler en vélo électrique à Paris et critiquer Trump sur les réseaux sociaux, il faut en réalité bénéficier d’innombrables dépenses carbonées en amont de la chaîne de consommation.
Avec tous les efforts qu’elle fait pour sauver le climat mondial, notre Angela Davis parisienne mérite au moins le Nobel de la paix à défaut de celui de physique.