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mercredi 8 juillet 2026

Le sénateur communiste Ian Brossat veut instaurer une « réquisition climatique »

Temps de lecture : 2 minutes

Il fallait l’inventer. Ian Brossat l’a fait. Après son « grand plan volets », le sénateur communiste va déposer une proposition de loi visant à instaurer une « réquisition climatique ». En cas de vigilance orange ou rouge, les préfets pourraient réquisitionner les lieux privés climatisés inoccupés – centres commerciaux, centres de congrès ou immeubles de bureaux – afin d’y accueillir la population. « On a besoin de mieux partager les lieux de fraîcheur », affirme-t-il. Près d’un tiers des logements parisiens sont de véritables « bouilloires thermiques » et nous ne sommes « pas tous égaux » en cas de températures extrêmes.

On croyait le mot « réquisition » soigneusement rangé au musée et relégué au rang des tickets de rationnement. Le voici tout droit sorti du congélateur idéologique, sous une appellation qui frôle la poésie : la « réquisition climatique ». Le préfet dressera la liste, la mairie cochera les cases et les mètres carrés de certains immeubles – coupables d’être vides et climatisés – seront mis au service du peuple en sueur.

La logique communiste est admirable : lorsque le secteur privé investit dans des équipements efficaces, on ne cherche pas à le copier, mais à le réquisitionner. Pourquoi les centres commerciaux sont-ils climatisés quand tant d’écoles, d’universités, d’EHPAD ou d’hôpitaux ne le sont pas ? Pourquoi moderniser les bâtiments publics quand on peut réquisitionner et prendre des congés climatiques ?

En France, la climatisation continue d’être regardée avec suspicion. Sa consommation énergétique et son impact environnemental sont pourtant surestimés, et son prix a chuté de 97 % depuis 1952. Mais les chiffres importent peu : les génies du ministère de la Santé recommandent d’aérer son logement lorsque les températures baissent et de se « mouiller le corps régulièrement » en cas de canicule. Les Français seraient-ils si spéciaux qu’ils peuvent se passer de la climatisation comme le suggère, non sans ironie, le Wall Street Journal ? Voilà une boutade qui ne risque pas de plaire à des responsables politiques comme Audrey Pulvar, qui ne supporte pas l’idée que des Américains se moquent de nous.

Au fond, cette « réquisition climatique » est un aveu d’échec : lorsqu’un investissement privé fonctionne mieux que le sacro-saint service public, le réflexe n’est pas de s’en inspirer, mais de le collectiviser… sans améliorer durablement la situation des plus fragiles.

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6 réponses

  1. Ah ce qu ils sont beaux nos coco_bobo_ecolos parisiens toujours à la recherche d une punch line par contre sur le périscolaire parisien silence radio

  2. « …les préfets pourraient réquisitionner les lieux privés climatisés inoccupés – centres commerciaux, centres de congrès ou immeubles de bureaux – afin d’y accueillir la population.  »

    Le brave Ian ignore manifestement que les centres commerciaux sont ouverts en permanence au public de par leur fonction, lequel public s’y réfugie déjà en ces temps de canicule. Idem pour les centres de congrès lorsqu’ils sont en fonction … Quant aux immeubles de bureaux, ils sont occupés par leurs employés qu’il compte sans doute mettre au chômage pour accueillir nos réfugiés climatiques…..

  3. Il y a des élections sénatoriales en septembre, il a besoin qu’on parle de lui pour appuyer sa candidature. Quoi de mieux qu’une énormité ou une bêtise pour y parvenir, puisqu’il n’a rien de sensé à proposer ? Objectif atteint puisqu’on parle de lui à l’Iref.

  4. On y va tout droit…. ! Désolé mais je ne sais plus quoi dire devant la décrépitude affligeante de ces gens qui sont prêt à sortir n’ importe quelle ineptie pour avoir leur « flash lumière » ! Je ne pense pas trop m’ avancer pour dire que nous devons être nombreux dans ce cas là. Quelle d’échéance.

  5. il n’y a aucun doute les communistes français sont toujours des adorateurs su système soviétique et dire qu’il y a des électeurs pour élire ce genre de député montre à quel point ils sont restés crédules.

  6. Ce monsieur connaît il seulement le nom de l’inventeur du groupe frigorifique ? Ce bienfaiteur de l’humanité n’était pas communiste et grâce à son génie des petits bavards peuvent prétendre réquisitionner le fruit de son invention. Pas un seul lieu public porte son nom en France.
    Je propose que l’on débaptise les lieu public portant le nom de François Mitterand, destructeur de notre nation, pour les rebaptiser Jacob Perkins, inventeur du groupe frigorifique qui a sauvé et sauvera des milliards de vies.

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