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mercredi 8 juillet 2026

La consommation d’énergie consacrée à la climatisation des logements a doublé en Europe

Temps de lecture : 2 minutes

La climatisation est-elle en train de devenir le nouveau symbole d’une consommation énergétique jugée excessive ? Les dernières données d’Eurostat montrent une progression spectaculaire de son utilisation par les ménages européens. Entre 2018 et 2024, la consommation d’énergie consacrée à la climatisation des logements a doublé, de 40,5 à 80,4 milliers de térajoules (TJ). Une évolution qui illustre moins une explosion irrationnelle de la demande énergétique qu’une adaptation progressive à la hausse des températures.

Sans surprise, les pays méditerranéens concentrent l’essentiel de cette consommation. L’Italie arrive en tête avec 26,3 milliers de TJ consommés pour la climatisation résidentielle, devant l’Espagne (14,3) et la Grèce (11,9). Mais rapportée à la consommation énergétique totale des ménages, la climatisation pèse surtout dans les petits États insulaires : elle représente ainsi 16 % de l’énergie consommée par les foyers chypriotes et 15 % à Malte. En Grèce, elle atteint 7,4 %, contre seulement 2,5 % en Espagne et 2,3 % en Italie.

Ces chiffres doivent toutefois être replacés dans une perspective plus large : la climatisation reste marginale dans la consommation énergétique des ménages européens. Les deux tiers de leur consommation sont consacrés au chauffage. Le plus grand recours à la climatisation traduit surtout une évolution des besoins : lorsque les températures estivales augmentent, les ménages cherchent naturellement à préserver leur confort et leur santé.

En France, la climatisation est pourtant devenue, pour certains responsables politiques, le symbole d’une société incapable de renoncer à ses petits conforts. Certains élus semblent rivaliser d’imagination pour expliquer aux citoyens comment mieux supporter les conséquences de la canicule. Le communiste Ian Brossat a ainsi proposé de réquisitionner les lieux privés climatisés et inoccupés, comme si chaque épisode de chaleur devait s’accompagner d’un plan de rationnement digne d’une économie de pénurie. Clémence Guetté (LFI) souhaite encadrer le prix des tickets de cinéma, bloquer celui de l’eau en bouteille, ou encore imposer un seuil de température au travail. Les Écologistes, quant à eux, préfèrent lancer des pétitions en ligne pour des congés climatiques. Rappelons simplement qu’en France, la climatisation consomme très peu et repose sur une électricité décarbonée. Le rôle de l’État n’est pas d’expliquer aux citoyens comment supporter la chaleur, encore moins de dicter leurs choix de consommation.

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