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vendredi 5 décembre 2025

Plus d’armes à feu légales c’est moins de criminalité

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Le président Bolsonaro vient de perdre – de justesse – la réélection. Beaucoup critiqué, très souvent à tort, parfois à raison, il a néanmoins eu le temps de mettre en place quelques bonnes réformes, malheureusement ignorées par les médias mais que l’IREF a eu le courage de mentionner dans plusieurs articles. Il y en a une dont personne ne parle et qui concerne la lutte contre la criminalité. Et pour cause. Lorsque Bolsonaro est arrivé au pouvoir le 1er janvier 2019, le Brésil avait l’un des taux d’homicides les plus élevés parmi les pays développés : 27,8 meurtres pour 100 000 habitants, contre 5 pour 100 000 aux États-Unis. Presque six fois plus ! Il prend alors une décision radicale et risquée : la libéralisation du port d’armes. Lors de ses premiers discours, il déclare : « Donnez des armes aux bonnes personnes. Laissez les gens avoir des armes à feu pour qu’ils aient la chance de se défendre ». Tout le monde sait que les criminels peuvent se procurer des armes à feu au marché noir et d’ailleurs, 70 % des meurtres en 2019 étaient justement dus aux armes à feu.

Bolsonaro apporte 32 assouplissements à la législation brésilienne sur les armes à feu. Les Brésiliens ont d’abord été autorisés à en posséder plus et de plus en plus puissantes – jusqu’à six, et jusqu’au calibre 50, comme aux États-Unis. Ils ont pu acheter un maximum de 5 000 cartouches par an, au lieu de 50 auparavant. On leur a aussi permis de porter des armes de poing dans les lieux publics, à condition qu’elles soient  dissimulées.

Avant 2019, les Brésiliens devaient payer 260 dollars pour un nouveau permis et 25 dollars tous les trois ans pour le renouveler. Les pauvres ne pouvaient donc se l’offrir. Avec Bolsonaro, le coût n’était plus que 18,50 $, avec une validité de 10 ans. Les conséquences de ces mesures ont été les suivantes : en moins de trois ans, le nombre de Brésiliens possédant une arme a été multiplié par 2.3 et le taux d’homicides a chuté de 34 à 18,5 pour 100 000 habitants.

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8 réponses

  1. Merci Nicolas pour cet article. La France, elle, désarme l’honnête citoyen à tout va et laisse le trafic d’armes des truands perdurer (comme dans les années 30). Les thèses négatives prospèrent sur l’autodéfense comme sur l’interdiction possible de la corrida. Il est vrai que nos politiciens (aux petits esprits et aux petites vertus) risquent plus des honnêtes gens que des voyous qui ne leur feront pas de mal puisque protégés ou des religieux qui égorgent les moutons dans les rues à certaines fêtes, … surtout pas d’amalgames !!!. Mais qu’à cela ne tienne, il nous reste les fourches toujours en vente libre (les cutters aussi) …

  2. Bonjour, il faut savoir qu’historiquement, quand un dictateur ou assimilé arrive au pouvoir, la 1 ère mesure prise est de confisquer les armes des honnêtes citoyens. Faisons la liste des pays libres ? Merci. Bien à vous

  3. Oui, JR, vous avez raison. La technique des petites interdictions successives fait partie d’un écrit fort célèbre, conspuer mais toujours bourrer de références à aujourd’hui : « Mein Kampf » !!! Ils ont tous bonnes mines avec leurs airs de ne pas y toucher … Ils peuvent cracher sur l’extrême droite lorsqu’ils puisent leurs idées dans des bouquins qu’ils classent eux-mêmes à l’extrême droite alors que l’ouvrage en question se réfère en grande partie aux théories marxistes et est d’origine plutôt à l’extrême gauche (n’est-ce pas Monsieur Attali?) … C’est à désespérer …

  4. « PLUS D’ARMES À FEU LÉGALES C’EST MOINS DE CRIMINALITÉ »

    => Ca fait longtemps que les Etats Unis d’Amérique nous en ont apporté la preuve, n’est-il pas vrai?

      1. Certes, mais tenant compte des fréquentes tueries de masse, le nombre de victimes d’armes à feu ne seraient-elles pas significativement plus élevé ?

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