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samedi 14 février 2026

Quand l’encadrement des loyers freine le marché et punit les propriétaires

Temps de lecture : 2 minutes

L’encadrement des loyers est présenté comme une réponse à la crise du logement par les pouvoirs publics. Mais les chiffres racontent une toute autre histoire. Les dernières données de l’observatoire CLAMEUR à ce sujet montrent clairement que cette politique d’encadrement ne freine pas les tensions du marché et pénalise largement l’offre.

Selon l’étude, sur dix ans, les loyers de marché ont augmenté de 16 %. Sur la même période, l’inflation a atteint 24,7 %. Les revenus disponibles des ménages progressent, eux, de 36,15 %. Finalement, en valeurs réelles, les loyers ont baissé sur 10 ans, tandis que les prix de l’immobilier étaient en augmentation dans plusieurs territoires, ce qui a provoqué l’érosion de la rentabilité locative.

De plus, CLAMEUR analyse précisément l’effet « avant / après » encadrement. Les variations de loyers observées après la mise en place du dispositif se concentrent autour de 0 %. Pas de chute comme annoncé. Un dispositif censé faire baisser les loyers ne parvient même pas à produire une variation négative significative. À Lille et Lyon, où l’encadrement est appliqué depuis plusieurs années, aucune baisse structurelle des loyers n’est observée.

Ce dispositif se révèle en outre contre-productif pour le marché locatif. Le taux de rotation a fortement reculé (−11,37 % sur dix ans), traduisant une baisse marquée de la mobilité. Avec une offre déjà insuffisante, l’allongement des baux et la diminution continue de la vacance contribuent à rigidifier davantage le marché.

Alors que les propriétaires sont appelés à engager des investissements lourds, notamment pour la rénovation énergétique, cette politique d’encadrement n’apporte aucune réponse aux contraintes économiques qui pèsent sur le parc locatif privé.

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4 réponses

  1. Ces évolutions sont parfaitement logiques puisque l’objectif de l’état socialiste profond est de faire disparaître le propriétaire immobilier bailleur au profit d’un immense parc locatif, genre HLM.

      1. Mais justement, le but est qu’ils soient aussi entretenus par le privé. Déjà, le privé est obligé d’en construire dans les nouveaux projets, donc ce sont les copropriétaires qui paient la différence, les société HLM achetant moins cher.
        Et ensuite qui se charge de l’entretien de ces nouveaux ensembles ? Qui paient le prix fort ? Les copropriétaires privés…

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