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dimanche 1 novembre 2026

Quand Mélenchon menace les entrepreneurs avec les paroles de Trotsky

Temps de lecture : 2 minutes

Interrogé par un téléspectateur sur LCI, Patrick Martin, président du MEDEF, a répondu qu’une victoire de La France insoumise en 2027 pousserait certains dirigeants à « fuir », et que « ce serait [son] cas » : le pays deviendrait, dit-il, « horriblement dangereux ». Jean-Luc Mélenchon lui a répliqué sur X. « La France du fric n’a pas de patrie, on le voit », écrit-il, avant d’assurer que le patron du Medef « parle en fait pour une ultra-minorité ». Puis vient la dernière phrase : « Mais mal leur en prendrait de suivre de tels conseils. Nous savons comment répliquer à l’abandon d’une entreprise. »

Ce n’est pas un argument économique, mais une menace. Et elle est formulée dans une langue qui a une histoire. En Russie, après octobre 1917, une partie des propriétaires ferme les usines, retire les fonds ou quitte Petrograd et Moscou. Le décret du 14 novembre 1917 instaure le contrôle ouvrier. Les établissements déclarés « abandonnés », ou dont les patrons sont accusés de sabotage, passent aux comités d’usine, puis à l’État. Trotsky, commissaire du peuple, assume la logique sans détour. Dans Terrorisme et communisme (1920), sa réponse à Kautsky, il justifie expropriations, travail forcé, emprisonnements et exécutions comme réponses à la résistance du capital. Les commissions extraordinaires, écrit-il, « fusillent les grands propriétaires, les capitalistes, les généraux ». Et la prison ne suffit pas : « La guerre, de même que la révolution, repose sur l’intimidation », explique-t-il. « La révolution agit de même : elle tue quelques individus, elle en effraie mille. »

Ce ne sont pas des abstractions. La Terreur rouge est déclenchée en septembre 1918, après l’attentat contre Lénine et l’assassinat d’Ouritski, chef de la Tchéka de Petrograd. Le décret prévoit l’isolement des « ennemis de classe » dans des camps de concentration ; entre septembre et octobre, dix à quinze mille otages sont exécutés. Commissaire du peuple à la Guerre, Trotsky est à l’origine du premier camp soviétique : il y fait interner des prisonniers tchèques, puis envisage d’y placer des bourgeois pour y « accomplir des tâches subalternes ».

Faut-il en conclure que Jean-Luc Mélenchon veut rouvrir des camps ? Non, et ce n’est pas la question. La question est celle du réflexe. Celui qui a passé quatre ans à l’OCI lambertiste, de 1972 à 1976, n’a pas pris ces mots au hasard. Devant un chef d’entreprise qui annonce son départ, sa première réaction n’est pas de se demander pourquoi, mais d’annoncer une riposte. C’est tout le problème : une riposte suppose un coupable, et un coupable suppose une punition. Patrick Martin a bien raison d’être inquiet.

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14 réponses

    1. Moi oui…………………..Ce système capitaliste doit disparaitre. Si un patron quitte son pays, pour raisons politiques, c’est son problème, et bien sûr, ses biens deviennent propriété de l’Etat. N’oublions pas que ces Messieurs, quand il s’agit de s’approprier le bien public, ils n’hésitent pas: 200 milliards € de cadeaux, les rails français ouverts aux trains privés, les autoroutes donc,tu pars, bonne route, c’est à nous. Si tu reviens, on t’arrête.

  1. Le communisme reste le communisme quel que soit le pays : spoliation, exécutions de masses, camps de concentrations… rien de neuf.

  2. En Allemagne, sous le régime Nazi, on a introduit la « Reichsfluchtsteuer », cad. une taxe sur « la fuite de l’empire ». Un entrepreneur qui fermait son usine pourrait être démunies de toutes ses biens, même personnelles, avant de quitter l’Allemagne. Et, vous vous en douter, cette loi existe toujours ! Elle porte un autre nom mais son effet reste le même. La « démocratie » n’est qu’une façade, l’état intrusif la réalité !

    1. Suite a l invasion de l ukraine par la russie quasiment toutes les entreprises européennes implantées sur le sol russe ont été spoliées

  3. Ce n est que de la rhétorique enflammée d un bonimenteur de foire car a quel prix la France endettée jusqu’au cou pourrait elle sortir de l UE pour finir comme le Venezuela ou l argentine 2 pays riches qui ont sombré dans un déclin sans fin sous l emprise de mafias fascisantes

  4. Mélenchon c’est la promotion d’un nouvel obscurantisme sur la base de l’Internationale qui est tout un programme :  » du passé faisons table rase  » !!! Personne ne pourra prétendre ne pas avoir tété prévenu !!!!

  5. Comment peut-on, encore, écouter ce malade ???
    Il est extrêmement dangereux, que veut-il, en fait ?? La destruction pure et simple de notre pays ??

  6. Ceux qui disent que cet homme doit gouverner sont des fous au même titre que lui ! Pauvre de nous. Si ils arrivent au gouvernement la fuite est le seul recours pour tout ceux qui ne sont pas d’accord et qui le peuvent c’est certain.

  7. Mélenchon tombe le masque ! Il faut avoir perdu la raison pour voter en sa faveur, il se présenterait seul que je n’irais pas voter ou alors un bulletin blanc.

  8. Mélanchon, un personnage qui n’a jamais rien fait et néanmoins enrichi par les socialistes français qui l’ont accueilli comme un héros parce que fils de républicains espagnols pourchassés par Franco. Plein de haine, il se voudrait président de la France pour assouvir sa vengeance contre ce pays qui a assez mal traité les réfugiés de la guerre civile de son pays . A éviter avant qu’il n’achève la destruction entreprise par Macron.

  9. D’après l’IA, environ 5 % des ménages possèdent un patrimoine supérieur à 1,3 million d’euros en France. D’après la HATVP, le patrimoine de Mélenchon est de 1,4 millions d’euros… Je ne sais pas si Mélenchon sera le nouveau Trotsky, mais c’est déjà un Apparatchik.

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