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samedi 14 février 2026

Réformer l’école : mieux éduquer à moindre coût

Temps de lecture : 2 minutes

Dans un article publié le 21 juin 2025 (Journal des Libertés No.29), Lionel Devic, avocat associé chez Delsol Avocats, nous dit que la situation de l’éducation en France est préoccupante : malgré un budget colossal de 87 milliards d’euros pour l’Éducation nationale et une dépense intérieure d’éducation de 170 milliards d’euros, le système public produit des résultats médiocres. La France se classe 26ᵉ au classement PISA 2024 et dernière d’Europe au TIMSS, tout en étant le pays de l’OCDE qui génère le plus d’inégalités scolaires. L’Éducation nationale, avec 1,2 million d’agents, représente le troisième plus gros employeur mondial, mais son efficacité est faible : le coût annuel par élève du public est presque le double de celui du privé sous contrat, avec un surcoût global de 34,5 milliards d’euros par an.

Parallèlement, les écoles libres indépendantes (hors contrat) connaissent une croissance rapide, ouvrant plus de 300 classes en 2024, majoritairement aconfessionnelles, et sans bénéficier de fonds publics. Cette dynamique montre que des modèles éducatifs plus autonomes et innovants peuvent fonctionner efficacement à moindre coût, mais restent freinés par les contraintes administratives et budgétaires du système public.

Pour améliorer l’école tout en réduisant les dépenses, l’auteur propose plusieurs mesures concrètes. D’abord, développer des établissements conventionnés autonomes, permettant aux écoles d’exercer une plus grande liberté pédagogique et de choisir leurs enseignants. Ensuite, simplifier les programmes autour d’un socle commun de compétences et de culture, introduire le chèque scolaire, et réformer l’instruction à domicile. Enfin, encourager les familles via des mécanismes fiscaux, comme un crédit d’impôt pour les scolarités versées à des écoles indépendantes respectant certains critères.

Ces réformes s’appuient sur deux principes clés : la liberté d’enseignement, pour responsabiliser enseignants et parents, et la subsidiarité, pour que les autorités supérieures soutiennent plutôt qu’étouffent les initiatives locales. L’objectif est de créer un système éducatif plus efficace et plus flexible, capable de produire de meilleurs résultats avec moins de dépenses publiques, en donnant davantage de pouvoir aux familles et aux établissements.

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7 réponses

  1. Mais ils ne veulent surtout pas d’une liberté de l’enseignement : comment alors fabriquer des ânes, pardon aux quadripèdes, qui goberont leur idéologie ?

  2. Pire que préoccupante: dramatique, car les nuls à qui on donne la bac finissent comme enseignants dans les écoles rendant la nouvelle génération encore plus nulle.

  3. Sans de profondes réformes structurelles de notre système social ( retraite santé chômage rsa apl…..) aucun changement ne sera possible puisqu il bouffe un tiers de notre pib et les 2 tiers de notre dette
    La suspension de la retraite a 64 ans indique que l etat d esprit du pays est toujours dans le déni de réalité!!!!

    1. En accord avec vous. Une majorité de Français pense que 1 + 1 = 100 !!?
      Aucune connaissance en économie et en finance. Dès lors, la faillite est certaine. !
      L’âge de la retraite devait être porté à 70 ans immédiatement au lieu de blablater pendant des mois ??? c’est le simple bon sens ! L’éducation nationale est en dessous de tout. Il faudrait apprendre aux élèves à compter dès la maternelle et ensuite expliquer pourquoi il est indispensable d’avoir une économie et des finances florissantes.
      Parfaite utopie puisque ce sont les gauchos qui enseignent. Ils préfère la ruine !?

  4. Je suis un ancien prof de Lycée ( Physique Chimie).
    J’ai vu ceci :
    *** 40 % des élèves de Seconde Générale n’ont pas 1 niveau de CM1 en calcul .Pour la moitié d’entre eux 1,7 x 2 = 2,14 et il y a 0,001 cm dans 1 mètre….
    *** du coup , c’est parfaitement impossible de faire le programme de PC.
    *** Je considère que 60 % de mes heures ne servaient strictement à RIEN !! De l’énergie – bcp trop d’énergie -perdue , du temps perdu , de l’argent perdu , de la santé perdue …..
    J’ai arrêté les frais .

    Ce système est une sombre horreur. Je peux écrire des centaines de pages dessus .

  5. Le problème est pris par le mauvais bout. Le problème est sociétal : le refus de l’autorité. La famille s’est disloquée. Entre mère et père, beau-père, belle-mère ou phagocyté par une mère seule. Sans frère, sans soeur. L’enfant est un électron libre. Mais un électron surinvesti : d’autant plus chéri qu’il est une denrée rare. Et l’Ecole en rajoute : mal à la tête ? Mal à la dent ? Bobo au genou ? L’infirmière est là, qui l’invitera à rentrer vite fait se soigner auprès de maman. Se sent-il mal dans la classe ? Se trouve-t-il isolé dans la cour ? Il sera reçu par la CPE, la Co-psy, des alertes seront envoyées du PP aux autres professeurs. Tout en lui est scruté : il est le centre de son monde et il le sait. La suite ? Incapacité à aborder les réalités ( dures : la vie ! ) et la nécessité de vivre avec des « béquilles » ( dispositifs PAP, PPRE … ) : chacun peut avoir le sien. Le handicap est une revendication! L’EN « Nounou » doit protéger : les notes suivront et tout ira bien. Parent(s) content(s), enfant content : le professeur et sa hiérarchie pourront dormir sur leurs deux oreilles.

  6. « Simplifier autour d’un socle commun » Je veux bien essayer encore cela à condition que les élèves apprennent quelque chose de concret. Je suis effrayé quand je lis un peu partout des commentaires d’internautes dans lesquels l’orthographe et la grammaire sont massacrées. On mélange allégrement l’infinitif et le participe passé des verbes et je ne parle pas de l’accord avec le verbe avoir… Parmi les enseignants combien sont encore capables de conjuguer l’imparfait du subjonctif ? Vous me direz que ce temps est obsolète, soit ! J’ai vu un jour dans un jeu télévisé un professeur des écoles (de mon temps c’était un instituteur voire un maître !) qui ignorait où se trouve l’ile d’Elbe qui fut pourtant le lieu du premier exil de Napoléon 1er… Alors je me demande ce que l’on enseigne aujourd’hui dans les écoles primaires. Des farfelus ont changé un ballon en référentiel bondissant, la natation était devenue une translation horizontale en milieu aquatique et faut il faire le détour des foireuses maths modernes heureusement tombées dans l’oubli dont elles n’auraient jamais dû sortir.

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