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jeudi 11 juin 2026

S’assurer contre le chômage : une affaire de choix privé plus que de « dialogue social »

Temps de lecture : 2 minutes

Le 25 février, les « partenaires sociaux » ont une nouvelle fois discuté de l’assurance chômage. Et plus ils discutent, moins ils s’entendent sur une quelconque réforme.  Il faut le rappeler : ce genre de « dialogue social » n’est qu’une vaste fumisterie. Il serait plus exact de parler d’un monologue syndical accompagné de menaces directes. L’alternative n’a rien de subtil : soit on se plie aux conditions des « partenaires », soit ils quittent la table des négociations. Ce qui empêche toute réforme dans ce pays. Pourquoi, alors, les politiques, tout comme le Medef, acceptent-ils de « dialoguer » avec des organisations qu’aucun argument ne saurait ébranler ? Et qui ne sont nullement représentatives, c’est une évidence. Selon les données de la DGFIP (Direction générale des Finances publiques) comptabilisant les foyers fiscaux qui déclarent avoir versé une cotisation, le taux de syndiqués serait inférieur à 5% (1,32 million sur 27 millions de salariés). Comme les fonctionnaires sont bien plus nombreux à l’être que les autres salariés, il est probable que le taux de syndicalisation dans le secteur privé ne dépasse pas 3%. C’est ce minuscule pourcentage que tout le monde qualifie, sans rire, de « représentativité »…

Cette énième réunion entre partenaires sociaux n’a donc aucune justification, d’autant plus que l’assurance chômage devrait relever de la responsabilité de chaque Français. Pourquoi, autre question gênante, faut-il que la gestion du chômage – qui est un risque assurantiel –  soit assurée par la puissance publique dans un régime unique et monopolistique ?  L’IREF l’a toujours dit : l’assurance chômage est une assurance comme une autre et les Français devraient être libres de choisir la leur. Au lieu de multiplier les rencontres stériles, ouvrons le système à la concurrence ! Comme pour leur voiture et leur maison, laissons les  Français opter pour un organisme ou un autre, à leur convenance, et même pour l’Unedic s’ils le souhaitent ! C’est une possibilité qui existe dans de nombreux pays – Suisse, Suède, Finlande, Royaume-Uni – et personne ne s’en plaint.

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7 réponses

  1. oui mais le problème est que tt ces syndicalistes n’auraient plus de « travail » si on peut appeler travail le fait de pénaliser la grande majorité des français qui eux travaillent et font vivre le pays, et qui plus est fournissent un salaire à ces cancrelats

  2. Tout à fait d’accord, pour une assurance individuelle, permettant de cotiser en fonction du niveau de protection choisi, avec bonus malus, comme pour l’assurance auto obligatoire. Cela assorti d’une correction du net de la feuille de paye.
    Un fond de solidarité pour les catastrophes naturelles comme une fermeture d’usine n’est pas a exclure etc. Tous les mécanismes de protection par une assurance traditionnelle existent. Alors qu’attendent nous?
    On a bien compris, avec les gesticulations autour de la « réforme » des retraites, que pour nos gouvernants, une réforme consistait à ne pas reformer mais seulement bidouiller quelques paramètres.

  3. Cela ne se fera pas car il faudrait restituer les cotisations chômages patronales au salarié… et reconnaître ainsi que la soit disante part « patronale » est bien le fruit du travail du salarié. Toute l’arnaque de la feuille de paye serait révélée au grand jour !

  4. Le problème est que moins on est qualifié et plus le SMIC est élevé, plus le risque de chômage est important et difficile à gérer pour un assureur privé qui veut survivre.

  5. Entièrement d’accord. La confusion entre assurance et financement de la solidarité par l’impôt est totale, injuste et coûteuse. Des assurances privées, mutualistes ou même paritaires en concurrence auraient réglé la question des intermittents depuis longtemps.

  6. Merci de dire enfin les choses. Supprimons l’assurance chômage publique obligatoire. Je ne veux pas vivre en dictature communiste. Et laissons chacun libre de se démmerder comme il l’entend. Sincèrement.

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