L’ancien Premier ministre continue à stigmatiser le libéralisme en racontant n’importe quoi. Dominique de Villepin est un bon client. Prenez au hasard une émission dans laquelle il intervient et vous êtes assuré qu’il y dira des sornettes. Cela n’a pas manqué dans BFM politique le 8 mars. L’ancien Premier ministre s’est lancé dans une diatribe, manifestement préparée, pour dire pis que pendre du Rassemblement National (notre énarque est moins disert sur La France Insoumise…).
Le RN ? Il serait mal nommé car ce mouvement qui, selon une expression ampoulée, se « roule dans la fange de l’histoire », ne serait ni national, ni social, ni populaire, ni défenseur des intérêts du pays. En effet, il serait « soumis » aux empires, aux Etats-Unis et à la Russie (en même temps ?) ; il servirait les « élites » (auxquelles M. Galouzeau de Villepin n’appartient évidemment pas) et serait « aveugle à la souffrance des Français ». Par surcroît, Marine Le Pen et Jordan Bardella seraient dénués d’« humilité » (de notoriété publique, la principale qualité de l’ancien Premier ministre), un défaut rédhibitoire pour ceux qui aspirent aux plus hautes fonctions.
Notre gaulliste (très) social a conclu en qualifiant le RN de parti antisémite, raciste et xénophobe, à la recherche de nouveaux boucs émissaires, dans une « logique de surenchère, de dénonciation et d’exclusion ».
Ce qui a particulièrement attiré notre attention, c’est la dénonciation faite du caractère antisocial du RN, « un mouvement qui se dit social, alors qu’on voit bien que tout dérive dans le programme économique et social vers le libéralisme, voire l’ultralibéralisme ».
Nonobstant, il est étrange que les libéraux critiquent uniformément le programme économique et social du RN. Mais encore faudrait-il que Dominique de Villepin lise de temps en temps, car une telle ignorance apparaît inquiétante à son âge. De manière piquante, Libération (25 janvier 2006) le considérait en son temps comme un Premier ministre libéral. Comme quoi, depuis le XIXe siècle, le terme est continument ou presque une insulte jetée à la face de ses adversaires…
Il y a un an, un sondage faisait de Dominique de Villepin la troisième personnalité préférée des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (Marianne, 21 février 2025). A ce rythme, il va rapidement gagner quelques places encore !
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9 réponses
IL faut le garder celui-là il me fait rire , mais attention ne le montrez pas aux petits enfants , il leur fait peur .
Cela en dit long sur le personnage, capable de tout pour revenir. De plus il n’a aucune chance!
Et dire que cette baderne qui a mené la France au désastre industriel se verrait très bien en prochain président. Ce triste antisémite, ennemi juré d’israël et ami des pires dictatures arabes, ou africaines, admirateur de Pourine ne cesse de pontifier sur les chaînes publiques de gauche ( pléonasme), gauche qui, faute de leader présentable, verrait bien cette baudruche incarner leurs idéaux anti libéraux, en valeur refuge de leurs incompétence économique.
Il devrait se marier avec Ségolène Royal, cela ferait un couple d’enfer. Au festival de l’hypocrisie, ils auraient la Palme d’Or avec des longueurs d’avance. Je les verrais bien être candidats, lui au poste de Président et elle comme Premier Ministre, elle serait pas belle la vie ?
Dans ce contexte de décadence morale et de déclin, il ne reste qu’un peu d’humoir – noir ? – pour échapper à la déprime.
La vieillesse est un naufrage.
Pauvre Mr. Villepin, il a perdu la tête et il se trouve des journalistes pour lui tendre le micro.
Il y a trop de journalistes
« en qualifiant le RN de parti antisémite »
Celle-là aussi elle est extraordinaire !
Ce type a la gueule de l’emploi ici évoqué, mais il ne faut pas le dire.
Il espère peut-être prendre la place de Melenchon quand celui-là sera totalement discrédité par ses excès. Il caresse donc cet électorat dans le sens du poil.
Villepin croît que s’appeler « Monsieur de …..Machin » est une condition nécessaire et suffisante pour être extra lucide, mais il est exactement la preuve du contrairre.